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Niveau : débutant

Lorsque des précipitations (liquides dans le cas de cet article) sont annoncées, on entend souvent les termes « pluie » ou « averse ». Ceux-ci sont utilisés sans distinction et parfois l’un à la place de l’autre, malheureusement.
Pourtant, les météorologues, et à fortiori les observateurs des différents centres météorologiques, différencient bien la « pluie » des « averses de pluie » dans leur jargon.

Alors, pourquoi une différence nous direz-vous ?

La pluie

Météorologiquement parlant, on entend généralement par « pluie » des précipitations liquides relativement continues sous un ciel couvert et durant au minimum 1h. Les perturbations et les zones de pluie qui les accompagnent sont associées à un soulèvement d’une masse d’air à grande échelle.

Une zone de pluie traverse la Belgique.
Les précipitations sont continues et affectent toutes les régions pendant un certain temps

Les zones de pluie occupent souvent des zones étendues et, lorsque celles-ci surviennent, la prévision météorologique est souvent perçue comme fiable par le grand public car les modèles atmosphériques appréhendent très bien ces perturbations de grande échelle et les pluies annoncées sont généralement là, pour tous. Ce type de zone de pluie continue, fréquente en hiver et aux saisons intermédiaires, devient plus rare en été.

Les averses

Météorologiquement parlant, les averses sont des précipitations plus localisées et plus courtes dans le temps, durant moins d’1h et se limitant même parfois à quelques minutes. En situation d’averses, le ciel reste rarement longtemps couvert comme c’est le cas pour de la pluie.
Les averses sont généralement liées à des phénomènes dits « convectifs » et sont plus capricieuses à prévoir.

Des averses affectent l’est de la Belgique et l’Allemagne. Les précipitations, bien que parfois intenses, sont localisées et se repèrent par une série de petites taches séparées par des zones sèches.

Les cartes de prévisions établies par ordinateur (="modèles") ne mentionnent que les zones géographiques où les averses peuvent se former, mais même les modèles de grande précision (= ayant "maillage" fin) ne peuvent pas déterminer où elle tomberont exactement. En effet, les nuages d'averse couvrent une surface inférieure au "maillage" des modèles, et, de plus, se déplacent assez vite. La seule prévision possible est donc de déterminer les zones géographiques où les averses pourront se former. Un endroit précis de cette zone peut donc recevoir des averses alternant avec des éclaircies, ou échapper à toutes les averses: cela est actuellement impossible à prévoir.

Concrètement, il sera possible au météorologue de préciser quelle sera la zone affectée par un risque d’averses, sans pouvoir donner de détails extrêmement précis à l’intérieur de cette même zone. La prévision sera de ce fait souvent moins bien perçue par le grand public car les précipitations seront plus courtes, plus sporadiques et, au sein d’une même zone à risque, certains endroits pourront passer entre les averses, surtout si celles-ci sont très locales et peu mobiles…

Notons que, en raison du souci de coller au résumé d’une période de prévision, le pictogramme d’averse peut être détourné de sa nature première si l’on a affaire à une zone de pluie suivie ou précédée d’éclaircies. 

Conclusion

Bien qu’il existe des cas « limites » entre les deux cas cités dans cet article, on peut tout de même distinguer assez souvent la « pluie » des « averses de pluie » (une même distinction peut être faite entre la « neige » et les « averses de neige »).

La pluie est généralement continue et épargne peu de gens, de sorte que la prévision est souvent perçue comme bonne.
Les averses, de nature convective, sont plus courtes et souvent plus locales, mais peuvent néanmoins être intenses. La prévision s’avère souvent plus incertaine dans la mesure où quelques personnes peuvent passer à côté et rester au sec à l’échelle locale. Notons que ces deux notions sont de plus en plus interverties dans les média, ce qui engendre parfois des quiproquos.

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