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Niveau : initié

Introduction

Même si des coups de froid d’importance ont été observés à plusieurs reprises en 19861987, 199119961997 et, plus récemment, en 2009 et 2010, le dernier hiver à vraiment pouvoir être qualifié de grand hiver est celui de 1984-1985. Et pourtant, ce dernier n’est pas arrivé non plus à se classer dans le top 5 des hivers les plus froids et ce, en raison d’intermèdes très doux qui ont fait fortement remonter les moyennes globales. Par contre, si l’on considère l’intensité, la longueur et la qualité des épisodes froids, cet hiver peut sans vergogne se comparer aux grands du siècle, comme par exemple 1939-1940, 1941-1942 ou 1962-1963.


Un bonhomme de neige estampillé '1985'.
Un hiver neigeux qui ne commença véritablement qu'en janvier 1985
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Photo : Mesnard.

Cependant, au départ, rien n’annonçait un tel hiver. Le 1er décembre 1984 a même été une journée extrêmement douce. Sous un ciel typique d’air tropical maritime, avec quelques stratocumulus, des cirrus, des cirrostratus et des altocumulus dont certains de l'espèce lenticularis, floccus et castellanus, les températures sont même montées jusqu’à des valeurs incroyables à l’ouest du pays, comme à Beitem (16,8°C), à Wasmuel (16,5°C) et au bout de l’estacade du port d’Ostende (15,4°C). À Uccle, le maximum a atteint 14,0°C et à Mont-Rigi (altitude : 674 m), on a noté 11,4°C. Localement, en Basse et Moyenne Belgique, l’inversion thermique a été plus marquée et les températures ont été moins spectaculaires. En Gaume, le maximum n’a même pas dépassé 6°C.

En altitude, un flux de sud-sud-est, circulant à l’est d’un front ondulant de l’Écosse à l’Aquitaine, a acheminé de l’air particulièrement chaud pour la saison, avec des valeurs de 14 à 15°C vers 500 mètres et de 7 à 9°C vers 1 400 mètres (niveau 850 hPa).

Dans les semaines qui suivent, les températures baissent certes un peu, mais l’on peut toujours parler d’un « petit » temps hivernal doux et bien belge, avec une circulation d’ouest tantôt teintée de hautes pressions, tantôt influencée par des basses pressions avec le passage de perturbations actives. Le gel se fait attendre. À certains endroits, comme à Uccle, la première gelée de la saison hivernale ne se produira que le 29 décembre, et d’aucuns se remettent à croire que l’hiver est foutu, que la gelée en question n’est qu’un phénomène isolé, bien vite balayé par la prochaine zone de pluie. Pourtant, la situation atmosphérique générale a bien changé entre-temps. Désormais, les centres d’action ne se déplacent plus d’ouest en est, mais d’est en ouest, préparant le terrain pour l’arrivée d’air de plus en plus froid.

Analyse de la situation au jour le jour

1er janvier 1985

À l’arrière d’un front froid, commandé par une dépression centrée sur le Danemark, cette journée est fort désagréable, froide et pluvieuse, avec un vent soutenu d’ouest et des nimbostratus suivis de stratocumulus doublés de cumulus, et quelques cumulonimbus donnant encore des averses.

Les températures maximales se situent à peu près partout entre 3 et 6°C. Seule l’Ardenne connaît déjà des conditions véritablement hivernales, avec 8 cm de neige le soir à Spa (483 m) et 10 cm à Saint-Hubert (558 m). À Florennes (299 m) et à Bierset (178 m), on observe déjà un peu de neige au sol aussi.

La dépression précitée se déplace lentement vers le sud, tandis qu’une imposante crête anticyclonique, soutenue en altitude, se bâtit à l’ouest de nos régions, de l’Espagne jusqu’en Islande, puis jusqu’aux îles Spitzberg. La voie est ouverte pour les courants polaires. La température au niveau 850 hPa (1390 m), encore de –5°C à 12h, descendra jusqu’à –7°C à minuit. L’hiver est là…


2 janvier 1985

On signale déjà un petit centimètre de neige à Florennes tandis qu’à Saint-Hubert, on mesure 11 cm le matin et 14 cm le soir. À Spa, la couche sera de 13 cm toute la journée.

Dans les autres régions cependant, il faut encore patienter. La neige est encore absente ou très mince (<1cm).

La dépression, à présent située sur la République Démocratique Allemande (eh oui, ça existait encore en 1985), nous envoie un nouveau front froid, mais affaibli. Il est suivi d’air polaire continental, se chargeant d’humidité après un détour sur la Mer du Nord.

Chez nous, le vent souffle de nord désormais et la température est proche de 0°C en journée au centre du pays. Le ciel est d’abord couvert de stratocumulus, parfois doublés de cumulus, puis cela se déchire avec des cumulus et quelques altocumulus. Au niveau 850 hPa (1370 m), la température est de –10°C à présent. Toutefois dans les couches supérieures, la configuration est trop stable pour générer beaucoup d’averses. Seuls le littoral et l’Ardenne connaîtront des précipitations plus abondantes, mais dans la première région, les températures (2 à 3°C) sont encore trop élevées pour un enneigement digne de ce nom.



3 janvier 1985

Dès le matin, on observe des averses de neige en de nombreux endroits. À Coxyde, on relève 4 cm de neige, à Uccle, 3 cm et à Spa, 15 cm. Le soir, Middelkerke devient à son tour tout blanc.

Le gel est généralisé le matin, souvent autour de –3 ou –4°C en plaine, alors que les maxima, grâce aux températures basses au niveau 850 hPa (-9°C à 1380 m), ne dépassent guère 0°C, à l’exception de la bande littorale où l’on relève encore 1 à 2°C.

En altitude, le vent souffle de nord tandis que dans les basses couches, par effet de frottement, il est faible à nul, principalement en provenance d’ouest. Après les chutes de neige, le ciel reste couvert avec des stratus ou stratocumulus. Au littoral, l’instabilité demeure plus marquée, avec cumulus et cumulonimbus plus fréquents.

Sur les cartes météo, on distingue maintenant un magnifique blocage « oméga », avec une mince crête à l’ouest de nos régions, montant jusqu’aux îles Spitzberg, et, de part et d’autre, deux dépressions, l’une sur l’océan et l’autre sur les Balkans.

Au sol, les circulations se ferment davantage, avec un anticyclone au sommet de la crête d’altitude, entre l’Islande et la Norvège, tandis que diverses dépressions se sont formées au sein des creux. Les perturbations atlantiques structurées restent cependant bloquées loin à l’ouest de nos régions, tandis qu’une zone de neige moins organisée recouvre l’Europe centrale et septentrionale.


4 janvier 1985

Le patron général de l’atmosphère demeure inchangé, sauf que la crête de « l’oméga » tend à se détacher et à former une circulation anticyclonique fermée entre l’Islande et l’Écosse.

Au niveau du sol, cependant, une perturbation à caractère de front froid a donné de faibles chutes de neige la nuit et a été suivie de courants polaires continentaux très froids. Notamment Deurne et Kleine Brogel ont connu des minima très bas, avec respectivement –12,0 et –14,2°C (et même –17,4°C à Rochefort). Mais le centre du pays a aussi déjà été très froid, avec –9,3°C à Zaventem et –10,3°C à Beauvechain. Middelkerke par contre ne descend pas plus bas que –2,8°C. Là, en raison d’un dégel temporaire la nuit (+3,8°C à 1 h avec un vent de 37 km/h d’ouest-nord-ouest), la neige a en grande partie fondu.

Ailleurs, la neige au sol a généralement un peu augmenté, avec au matin 4 cm à Coxyde (pourtant à seulement 3 km du littoral), 4 cm à Uccle, Zaventem et Beauvechain, 5 cm à Deurne et Bierset, 7 cm à Kleine Brogel et 20 cm à Spa.

Des éclaircies en fin de nuit, et un flux général qui bascule vers le nord-nord-est ont été responsables du grand froid matinal. Au niveau 850 hPa (1350 m), les températures sont en chute libre aussi, avec –12°C à midi et –17°C la nuit suivante. Les maxima ne dépassent donc plus 0°C nulle part. Le petit trajet que l’air polaire continental persiste à effectuer sur la Mer du Nord fait en sorte que le ciel se couvre rapidement de stratus et de stratocumulus, avec à nouveau de faibles chutes de neige. Au littoral, la configuration instable apparaît plus clairement, avec cumulus congestus et cumulonimbus, et la couche de neige se régénère, avec 3 cm le soir. À l’intérieur du pays, la couche n’augmente généralement que d’un peu.

En soirée, le ciel se dégage à nouveau et les températures redescendent fort bas.


5 janvier 1985

Il s’agit d’une très belle journée hivernale, avec quelques stratus fractus le matin, puis du soleil avec quelques cumulus humilis, surmontés de cirrus et de quelques bancs d’altocumulus. Après l’installation d’un anticyclone sur la Scandinavie, il commence à faire très froid. À Uccle, le minimum a frisé les –10°C alors qu’ailleurs, on est descendu encore beaucoup plus bas, même en plaine. Moerbeke (Flandre orientale) est descendu jusqu’à –17,0°C pendant que Koersel (Limbourg) est descendu jusqu’à –18,0°C. La valeur la plus étonnante a été celle de Coxyde, avec –18,4°C !

En Ardenne, on a enregistré les premiers –20°C, avec –20,4°C à Nadrin, entre La Roche-en-Ardenne et Houffalize, à quelque 400 mètres d’altitude.

En journée, les températures restent inférieures à –5°C à peu près partout, avec même un maximum de –12,5°C au Centre Nature de Botrange, à 655 mètres d’altitude.

 


Situation synoptique du 6 janvier 1985.
Source : carte IRM.

 

6 janvier 1985

Après une nuit dégagée, la Belgique connaît un début de journée plus froid encore que la veille. Partout, on est passé sous la barre des –10°C (à l’exception de l’estacade d’Ostende, avec –7°C). À Middelkerke, on relève –13,8°C, à Uccle, –13,7°C et à Rochefort, –22,8°C !

De l’air polaire continental stagne sur nos régions tandis qu’une dépression se creuse sur la Mer du Nord et se déplacera ensuite vers nos régions. Le ciel se couvre à nouveau, avec des stratocumulus, des altocumulus puis des altostratus. Le vent tourne au sud-ouest et un léger dégel s’amorce dans la région côtière et l’extrême ouest du pays. Ailleurs, il continue à faire très froid avec des chutes de neige d’abord faibles, puis d’importance variable selon les régions. Au niveau 850 hPa (1350 m), la température est maintenant de –12°C.


7 janvier 1985

La dépression précitée traverse nos régions de nord en sud et devient particulièrement virulente. Il s’ensuit une tempête d’une rare violence à la côte au cours de la nuit du 6 au 7, avec des rafales de 111 km/h à Coxyde et de 106 km/h à Middelkerke. Ce vent, de sud-ouest à l'origine, tourne d’abord au nord et apporte le dégel en soirée (la veille), puis le retour du gel en tournant au nord-nord-est.

Le matin, la vitesse moyenne du vent est encore de 85 km/h à Ostende, avec une température qui est entre-temps descendue jusqu’à –5°C. Cette température continuera à diminuer en journée, tandis que le vent ne diminuera que lentement, en tournant à l’est-nord-est.

Il est cependant intéressant de revenir sur la matinée, car au moment où la température était déjà descendue entre –5 et –7°C dans la bande côtière, l'air effectuait encore un certain parcours sur l’eau (vent de nord-nord-est à nord-est). Un tel froid sur la mer n'est possible qu'en raison de la température extrêmement basse en altitude, qui passe progressivement de –12 à –17°C au niveau 850 hPa (vers 1 300 mètres).

Il s’ensuit que le froid ressenti dans cette région est terrible. Mais à l’intérieur des terres aussi, les vents (assez) forts, associés à des phénomènes locaux de chasse-neige, sont responsables de conditions véritablement polaires, avec des maximas qui ne dépassent pas –8,7°C à Uccle, –10,4°C à Beauvechain et –12,5°C au Centre Nature de Botrange.

La journée commence sous les chutes de neige. La couche s’est épaissie partout, sauf au nord du pays, où Anvers doit se contenter de 6 cm. Ailleurs, durant la nuit, on est passé de 4 à 10 cm à Uccle, de 5 à 10 cm à Beauvechain et à Florennes, de 10 à 16 cm à Kleine Brogel et de 24 à 28 cm à Saint-Hubert. À la côte, en raison du dégel et des pluies temporaires (en raison de la tempête susmentionnée), la situation est plus variable, avec une augmentation de la couche à Coxyde (jusqu’à 12 cm), mais une stagnation à Middelkerke (5 cm).

En soirée, le pays reçoit quelques centimètres de plus par endroits.  

La dépression et la perturbation qui y est associée s’évacuent vers le sud dans le courant de la journée. Après les nimbostratus du matin, la couche nuageuse se déchire, les stratocumulus se muent en cumulus, puis le ciel se dégage. Le soir, le froid devient extrême partout, avec à 19 heures –9,0°C à Middelkerke, –11,4°C à Zaventem, –12,8°C à Beauvechain, –13,6°C à Kleine Brogel et –14,1°C à Botrange. 3 heures plus tard, la température aura chuté d’encore 2 à 3°C en de nombreux endroits, avec déjà –18,1°C à Kleine Brogel.  


Situation synoptique du 8 janvier 1985.
Source : carte IRM.

8 janvier 1985

Avec une température au niveau 850 hPa (1 380 mètres) de –17°C, un vent qui est rapidement tombé, de la neige au sol et un ciel tout à fait serein sur la plupart des régions, la Belgique vient de connaître l’une des nuits les plus froides de son histoire. À Uccle par exemple, la température est descendue jusqu’à –16,8°C ! C’est plus froid que la plus froide des nuits de 1956 et de 1963 !

La même remarque vaut pour les –19,8°C de Bierset et les –22,8°C de Kleine Brogel. Les –20°C ont d’ailleurs été dépassé en de nombreux endroits, parfois même au centre du pays. À Braine-l’Alleud, dans le Brabant Wallon, le minimum est descendu jusqu’à –21,8°C ! Une température presque similaire, de –22,0°C, a été observée à Dourbes.

Des endroits encore plus froids ont été Koersel (–23,0°C), Brustem (–23,0°C), Ciney (–24,1°C) et surtout Rochefort (–25,4°C). En de très rares occasions seulement, comme par exemple en décembre 1879, février 1895, février 1901 ou janvier 1940, on a enregistré des températures plus basses encore en Belgique, avec respectivement –26,1°C à Lamorteau (près de Virton), –29,8°C à Ville-du-Bois (Vielsalm), –29,5°C à Bernistap (près de Houffalize) et –30,1°C à cette même station de Rochefort.

Les stations en plateau ont connu des situations très variables. Botrange, par exemple, n’a guère été favorable à l’accumulation d’air froid et le minimum n’est pas descendu en-dessous de –17,7°C. Pourtant Mont-Rigi, station présentant des caractéristiques presque similaires, est descendue jusqu’à –22,2°C !

C’est vrai aussi pour d’autres plateaux. Bierset, comme mentionné ci-dessus, est descendue jusqu’à –19,8°C, alors que Beauvechain a été moins extrême avec –16,3°C.

L’ouest du pays n’a pas été en reste non plus, avec –18,1°C à Coxyde et –19,6°C à Wevelgem. Notons enfin, pour clore ce long commentaire sur les températures minimales, que la température est descendue jusqu’à –15,0°C à l’aéroport de Middelkerke (à un petit kilomètre de la mer), mais seulement jusqu’à –9,5°C au bout de l’estacade du port d’Ostende. 

En journée, la situation atmosphérique évolue lentement. Après la dépression, c’est au tour de la crête anticyclonique de s’affaisser vers le sud, alors qu’une nouvelle dépression (creux associé à une autre dépression, très au nord) se dessine sur la Mer du Nord. Chez nous, cela se traduit par un vent de sud-ouest en surface et de nord en altitude, avec un ciel d’abord peu nuageux avec des cirrus, après la dissipation du brouillard, puis apparition en après-midi d’altocumulus et de stratocumulus. La température au niveau 850 hPa (1 400 m), de –15°C à midi, maintient les maxima à un niveau très bas, de l’ordre de –7 à –8°C au centre du pays. La nuit, les températures remonteront à tous les niveaux, le vent se renforcera et il se mettra à neiger abondamment en fin de nuit.


9 janvier 1985

Il neige toute la journée. Le matin déjà, la couche s’est épaissie et elle s’épaissira encore en journée. Le ciel est couvert d’un épais nimbostratus, à l’allure uniforme et blanchâtre en raison de la neige, et le vent de sud-ouest soutenu donne à cette journée un caractère particulièrement hivernal. Pourtant, pendant ce temps, la température remonte dangereusement, jusqu’à –2°C en soirée au centre du pays, et le dégel se manifeste une nouvelle fois (+2 à +4°C) dans la région côtière et ce, dès la matinée. Le responsable en est… un front froid ! Mais il s’agit en réalité d’un front froid masqué avec, à l’avant, un air maritime assez doux mais fortement refroidi par le bas sur le continent et, à l’arrière, de l’air polaire maritime fortement réchauffé par le bas sur la Mer du Nord. Ce réchauffement est tel que, dans les basses couches, l'air à l'origine froid est devenu plus doux que l'air doux à l'origine.

Mais déjà au niveau 850 hPa (vers 1 400 m), la « logique » du front froid est rétablie, avec –9°C à l’avant du front et –11°C à l’arrière, avec un vent du nord.

Au niveau du sol, les forces de frottement ont fait souffler le vent de sud-ouest (amenant de l'air un brin plus continental), ce qui a protégé l’intérieur des terres du dégel, en limitant l'impact du réchauffement d'origine maritime.

En dehors de la zone côtière, donc, la couverture neigeuse est restée intacte et a même augmenté, passant de 8 cm (matin) à 12 cm (soir) à Zaventem. À Gosselies, ces chiffres sont respectivement de 12 et de 23 cm ; à Beauvechain : 10 et 20 cm ; à Saint-Hubert : 29 et 32 cm ; à Spa : 26 et 36 cm.

Au littoral, la neige a stagné à 7 cm à Middelkerke. À Coxyde par contre, un peu à l'intérieur des terres, la couche a légèrement augmenté aussi, passant de 11 à 13 cm. En d'autres termes, le dégel côtier, cette fois-ci, n'est plus vraiment venu à bout de la neige.
 

10 janvier 1985

La dépression et la perturbation s’évacuent à nouveau vers le sud tandis qu’une vaste zone anticyclonique, à l’ouest de nos régions, commande un flux de nord, nous amenant toujours de l’air polaire maritime. Au littoral, la neige atteint maintenant 15 cm à Coxyde et 6 cm à Middelkerke. Mais les températures remontent à nouveau, en dépit de la nuit très froide qui a précédé (–10,6°C à Middelkerke en raison d’éclaircies et d’une brise de terre). L’après-midi, avec un petit vent de nord, on observe même des averses de pluie sur la bande côtière, avec des températures de 2 à 3°C. Il en résulte cette fois-ci une diminution de la couche neigeuse à Middelkerke, qui n’atteint plus que 3 cm en soirée. À Coxyde par contre, la neige résiste mieux, notamment grâce à de nouvelles chutes de neige, et se maintient à 15 cm.

À l’intérieur des terres, le dégel ne se manifeste toujours pas. Cependant, les –8°C au niveau 850 hPa (1440 m) ne sont plus assez froids pour maintenir l’instabilité dès qu'on s'éloigne de la mer. De ce fait, la nébulosité à l'intérieur des terres, souvent abondante, se composera de stratocumulus. Il n’y a vraiment qu’au littoral qu’on observe des cumulus et cumulonimbus.

La couverture neigeuse est désormais de 18 cm à Uccle, 20 cm à Beauvechain, 22 cm à Kleine Brogel, 25 cm à Florennes et 37 cm à Spa.


11 janvier 1985

Les restes d’un front occlus traînent sur l’est du pays pendant qu’une zone de hautes pressions se dessine sur les Îles Britanniques. Cependant, même si la situation évolue sans cesse à basse altitude, avec le passage de nombreux fronts, elle reste grosso modo la même à haute altitude, où l’on observe un immense creux rempli d’air froid qui descend très bas vers le sud, englobant l’Espagne, l’Italie et même la Grèce.

Les véritables perturbations du front polaire se trouvent très bas en latitude. Les perturbations qui nous affectent, nous, depuis quelques jours séparent en fait l’air polaire maritime assez froid de l’air polaire continental très froid.

En ce jour du 11 janvier, l’air polaire maritime qui nous est arrivé l’avant-veille continue à stagner sur nos régions, avec la poursuite d’un gel faible à modéré. Le temps est brumeux et gris, avec des stratus et des stratocumulus accompagnés d’un peu de neige en grains. En fait, les sondages nous révèlent que l’air polaire maritime n’est vraiment présent qu’au-dessus d’une inversion située à 900 mètres. En-dessous, l’air s’est refroidi et continentalisé.


12 janvier 1985

La journée commence sous de faibles chutes de neige, avec des températures de –4 à –6°C au centre du pays. Là, la couche s’est encore épaissie, avec 22 cm à Uccle et 23 cm à Beauvechain.
À la côte par contre, le dégel revient dès le matin, avec 3°C. À Middelkerke, la neige n’y résistera pas (plus que des restes en soirée), tandis qu’à Coxyde, elle ne diminuera que de 14 à 11 cm.

En journée, la température y montera encore jusqu’à 4, voire 5°C et on y observera régulièrement de la pluie ou de petites averses, avec des stratocumulus doublés de cumulus et un vent soutenu de nord, basculant progressivement au nord-est.
 
Ce dégel, en journée, se propagera très temporairement jusqu’au centre du pays, avec un maximum de 1,1°C à Uccle. Là toutefois, il continuera à neiger faiblement par intermittence, et l’hiver n’y est absolument pas en péril.

La cause de cette menace de redoux sur une partie du pays est à rechercher dans une portion d’air maritime sur la Mer du Nord, qui déborde un peu sur les terres avoisinantes. En altitude par contre, la situation est très rassurante : un magnifique « oméga » est en train d’évoluer vers un blocage « high over low ». Le froid ne tardera pas à revenir.

En Italie, pendant ce temps, la vague de froid atteint son paroxysme avec –23,2°C à Florence !!!


13 janvier 1985

Chose promise, chose due : le froid nous revient en force ! Aux petites heures, on repasse dans l’air polaire continental, avec une forte chute des températures et un vent mordant de nord-est. Les minima se situent autour de –7°C au littoral, entre –10 et –13°C à l’intérieur des terres et localement jusqu’à –15°C en haute Belgique. En journée, les maxima ne s’élèvent guère : –8,7°C à Uccle et –9,4°C à Beauvechain. Dans le reste du pays, les valeurs sont quasi similaires.

Au niveau 850 hPa, cette chute des températures est bien visible aussi : encore –7°C à 1480 m la veille, puis –11°C à 1450 m durant la nuit, et enfin –16°C à 1450 mètres à midi.

Le temps, quant à lui, est nuageux à très nuageux, avec des stratus de turbulence se déchirant parfois, et un peu de neige en grains. L’épaisseur de neige atteint son maximum à Uccle, avec 23 cm. À Beauvechain, on note 23 cm aussi, tandis qu’à Florennes, on relève 30 cm ; à Saint-Hubert, 33 cm ; à Spa, 37 cm ; et à Mont-Rigi, 65 cm.

Middelkerke est à présent dépourvue de neige, mais Coxyde mesure encore 9 cm.


14 janvier 1985

Le patron atmosphérique est on ne peut plus hivernal, avec une situation de « high over low » et un anticyclone au sol sur la Scandinavie.

La nuit, les températures ont été à nouveau extrêmes : –22,4°C à Rochefort et –16,8°C à Beauvechain. À Uccle, le minimum est un peu moins marqué, avec –13,8°C.

En journée, le temps sera beau et froid, avec quelques altocumulus. Ceux-ci donneront quelques étoiles de neige. Les maxima seront le plus souvent voisins de –6°C, sauf au littoral où il fera un peu moins froid et en Ardenne où il fera bien plus froid avec un maximum de –12,4°C à Thimister (près de Herve).

Au littoral, le temps devient plus nuageux, principalement en après-midi, avec stratocumulus, altocumulus et stratus fractus de mauvais temps, accompagnés de faibles chutes de neige.
 

15 janvier 1985

Ce sera à nouveau l’une des journées les plus éprouvantes de cet hiver. Bien que la nuit ait été légèrement moins froide que la précédente, les maxima resteront extrêmement bas sous un ciel très nuageux, avec des stratocumulus et des stratus fractus qui distilleront régulièrement de faibles chutes de neige. La température ne dépassera pas –9,8°C à Uccle et –11,6°C à Beauvechain. Pour cette dernière station, il s’agit du deuxième maximum le plus bas depuis le début des observations en décembre 1953. Seul le 1er février 1956 a fait mieux, avec –12,7°C.

Des chutes de neige un peu plus abondantes au littoral redonnent 3 cm de neige le soir à Middelkerke.

 


Température des masses d'air à l'altitude de 850 hPa :
on voit nettement la poche d'air froid qui se situe au dessus de notre pays
.


16 janvier 1985

 

Ce sont à nouveau les minima qui prennent des valeurs extrêmes. La barre des –20°C est dépassée même au Hainaut, avec –20,6°C à Godarville. À Dourbes, on observe –19,2°C, à Chièvres, –18,9°C et à Coxyde, –15,6°C.

Au centre du pays, en raison d’un ciel nuageux avec d’épais bancs d’altocumulus, les minima descendent moins bas, avec –11,3°C à Uccle.

En journée, les maxima resteront extrêmement bas surtout sur l’ouest du pays, avec –9,4°C à Middelkerke et –11,6°C à Beitem. C’est un record absolu pour Beitem, depuis le début des observations en décembre 1953.

La situation atmosphérique n’a guère évolué en surface, avec toujours un anticyclone sur la Scandinavie. En altitude par contre, l’inversion de subsidence descend et fait fortement remonter les températures. Au niveau 850 hPa, on observait encore –17°C à 1410 m la veille, juste en-dessous de l’inversion, tandis que 24 h plus tard, il y fait –5°C à 1460 m, au-dessus de l’inversion cette fois. Le « nez » de l’inversion se situe par ailleurs à 1180 m, avec –3°C.

Au centre du pays, cette inversion est repérable à une brume sèche persistante, tandis qu’au-dessus, on note des altocumulus, des cirrus et des cirrostratus. Localement, on observe des brouillards persistants, principalement sur la partie ouest du pays et la zone côtière.


17 janvier 1985

Ce jour marque le début d’une période de temps « crasseux », sous une inversion qui s’abaisse de plus en plus.

En ce jour, le temps est couvert, avec brume, brouillard, stratus et pollution. Lorsque les stratus et stratocumulus s’ouvrent un peu, on entrevoit d’épais altocumulus mêlés à de l’altostratus.

Les températures maximales remontent un peu et tournent autour de –4°C, après une nuit qui a encore été très froide par endroits, notamment sur l’ouest du pays. À Wevelgem, le thermomètre est descendu jusqu’à –17,6°C. Chièvres a noté –17,5°C et Coxyde, –16,3°C. À Beitem, après le maximum de –11,6°C la veille, le mercure est descendu jusqu’à –16,0°C.

Sur les cartes météo, on voit encore en surface une belle ceinture anticyclonique qui persiste au nord de nos régions, mais en altitude, le blocage « high over low » bascule et s’affaiblit. Près de nos régions, on retrouve également les restes d’un front occlus.


18 janvier 1985

Au niveau 850 hPa, la température repasse à présent au-dessus de 0°C (1°C à midi, à 1310 m d’altitude). Le début de l’inversion se trouve à présent très bas, vers 400 m, alors que le « nez » se trouve précisément au niveau 850 hPa, à 1310 m. La conséquence en est un stratus persistant toute la journée, avec un brouillard contenant une pollution extrême.

Notre pays reste encore dans les courants d’est grâce à des dépressions qui circulent au sud de nos régions, mais la lente remontée des centres d’action vers le nord coupe l’arrivée d’air froid. Il n’en subsiste plus que des poches à basse altitude.

Dans l’ensemble, les températures maximales se situent à nouveau aux environs de –4°C, sauf en Haute Belgique où elles dépassent localement le 0°C, comme à Spa (0,7°C) et à Hockai, situé un peu à l’est de Spa (1,4°C).


19 janvier 1985

Comme la veille, ce jour commence sous une chape de brouillard pollué, évoluant en stratus. Mais cette fois-ci, cela se déchire l’après-midi, laissant la place à un ciel peu nuageux à travers la brume sèche, avec des altocumulus et des cirrus.

Une faible dépression sur le Golfe de Gênes détermine toujours des courants de nord-est sur notre pays, tandis qu’une occlusion campe à l’ouest de nos régions.

La baisse de pression réduit quelque peu la subsidence et le réchauffement qui y est lié, et la température repasse en-dessous de 0°C à tous les niveaux. Néanmoins, la configuration reste très stable, avec une inversion qui persiste vers les 400 m. Cette mince couche d’air parvient à fort se refroidir sous les éclaircies du soir, avec à nouveau des –10°C en de nombreux endroits dès la première partie de la nuit.

La neige, entre-temps, s’est tassée, mais atteint encore des hauteurs de 15 cm à Uccle, 18 cm à Gosselies, 27 cm à Florennes, 28 cm à Saint- Hubert et 32 cm à Spa.

Au littoral, les 3 cm tombés à Middelkerke le 3 sont toujours présents, tandis qu’à Coxyde, la couche atteint encore 10 cm.


20 janvier 1985

Le retour des stratus en deuxième partie de nuit limite la poursuite du refroidissement nocturne. Seules quelques stations enregistrent encore des valeurs fort basses, comme Beauvechain avec –14,3°C, Asse (près de Bruxelles) avec –13,8°C et Zaventem avec –12,6°C.

Les stratus, avec parfois du brouillard jusqu’au niveau du sol, persisteront à nouveau toute la journée. À l’approche d’un front chaud, toutefois, les températures remontent lentement. Ce front est reconnaissable, l’après-midi, aux altocumulus et altostratus opacus que l’on peut entrapercevoir là où les stratus (ou stratocumulus) se déchirent. En soirée, il se remet à neiger, ce qui à première vue pourrait faire croire à une poursuite de l’hiver. Mais cette fois-ci, il s’agit bien d’une neige précédant le dégel, qui sera suivie de pluie en deuxième partie de nuit.


21 janvier 1985

Au matin, on observe encore 13 cm de neige fondante à Uccle. À Coxyde, cette couche atteint encore 9 cm le matin, mais plus que 4 cm le soir. À Middelkerke, les 2 cm du matin ne survivront plus à la journée.

À Florennes, la couche de 20 cm le matin diminuera à 12 cm le soir (et 5 cm le lendemain). À Saint-Hubert, la neige résistera mieux, avec 26 cm le matin et 23 cm le soir et mettra plusieurs jours à fondre. Mais seules les Hautes Fagnes bénéficieront d’un manteau neigeux durant la totalité du mois.

Après le passage d’un premier front chaud, une nouvelle occlusion s’apprête à aborder notre pays, suivie d’une autre perturbation encore, avec cette fois-ci la présence d’un secteur chaud. Le tout est commandé par une dépression centrée au sud-ouest de l’Irlande, se déplaçant vers l’Écosse.
Le « zonal » est de retour chez nous, avec des altostratus et stratocumulus suivis de nimbostratus avec pluie et bruine. Au centre du pays, les températures montent déjà jusqu’à 5°C, pour encore augmenter jusqu’à 7°C la nuit suivante. En basse et moyenne Belgique, l’hiver a l’air bien fini...


Les jours suivants

Une circulation de sud-ouest s’installe sur notre pays, avec des températures qui montent souvent jusqu’à 9 ou 10°C, voire localement 11°C. Mais à la moindre éclaircie nocturne un peu plus longue, au-dessus du sol encore froid, il se remet à geler avec risque de verglas. Parfois même en journée, il refait suffisamment froid pour de la neige fondante en Moyenne Belgique, tandis qu’une couche se reforme par moments à Saint-Hubert.

Abstraction faite de cela, la douceur atteindra son apogée le 2 février 1985 où, sous un ciel nuageux à beau avec cumulus, stratocumulus et altocumulus, et un petit vent doux d’ouest, on a une véritable impression de printemps, avec des températures de 11 à 12°C en de nombreux endroits.
Ce temps digne d'un mois de mars au début de février persistera quelques jours encore, avec soleil et températures proches de 10°C en journée. Mais le 6, les choses changent à nouveau…


6 février 1985

Le ciel est à nouveau couvert, avec brume, stratus et bruine. Le vent souffle de sud-ouest à ouest avec des températures de 6 à 7°C. Rien ne semble anormal, sauf si l’on regarde les cartes météo. Là on remarque que les perturbations, au niveau du Danemark, sont en train de buter contre un anticyclone en train de se développer sur la Scandinavie. L’un de ces fronts est même en train de revenir vers nos régions, à la rencontre des autres fronts qui eux, se dirigent encore vers l’est. En soirée, une rotation du vent en surface vers le nord, bien qu’encore sans baisse notable de la température, est déjà un signe avant coureur du changement.


7 février 1985

On observe de belles éclaircies entre deux perturbations, suivies d’un ciel voilé de cirrostratus en après-midi. Le vent continue sa rotation vers l’est, mais il ne fait encore que modérément froid.


8 février 1985

Le vent continue de souffler d’est et la température continue à baisser graduellement, pour passer en-dessous de 0°C en après-midi au centre du pays. Mais la grande surprise viendra du ciel, avec d’importantes précipitations pluvieuses qui tomberont l’après-midi par températures négatives, et qui formeront un gigantesque verglas. Plus tard, en soirée, ces précipitations se transformeront temporairement en neige avant de redevenir de la pluie et de la bruine, toujours se congelant au sol. Il s’agit en fait de trois fronts occlus qui se rencontrent et qui fusionnent sur nos régions en devenant stationnaires, coincés entre d’une part un flux de sud-ouest commandé par une dépression sur l’océan, et d’autre part un flux d’est commandé par une zone anticyclonique s’étendant de la Scandinavie à la Nouvelle Zemble.


9 février 1985

L’ensemble perturbé est toujours coincé au-dessus de nos régions. Le ciel reste couvert avec stratus, nimbostratus et stratocumulus. Au sol, la température continue à baisser pour atteindre –4°C en matinée, tandis que les pluies verglaçantes persistent. En après-midi, l’air froid gagne en épaisseur, la couche atmosphérique avec des températures supérieures à 0°C en altitude disparaît et la pluie se transforme en neige. Au sol, on notera 3 cm à Uccle.


10 février 1985

L’épaisseur de la couche d’air très froid atteint 1000 mètres à minuit, avec –10°C au sommet de la couche. Cette couche ne s’épaissira guère davantage durant les jours suivants, mais deviendra très persistante. La dernière occlusion s’étant évacuée vers le sud, le ciel s’éclaircit rapidement et, en deuxième partie de nuit, les températures se mettent à chuter au niveau du sol aussi, pour atteindre –9,7°C à Uccle et –14,2°C au Centre Nature de Botrange. En journée, les maxima resteront négatifs partout malgré le soleil, avec des valeurs comprises le plus souvent entre –4 et –7°C.


Deuxième décade de février

Le temps sera extrêmement ensoleillé et très froid, avec un vent mordant d’est. À Uccle, on totalisera 81 h 35 de soleil en 10 jours, ce qui est même au-dessus de la moyenne pour une décade d'été ! Les températures minimales les plus basses seront de –12,0°C les 12 et 13 février.

Dans un premier temps, les minima se répartiront de façon plus ou moins uniforme sur le pays en raison de la turbulence de l’air, mais plus tard, on notera à nouveau des températures très basses aux endroits exposés. À Saint-Vith, on notera –18,2°C le 19 et –18,7°C le 20. À Rochefort, on notera trois fois –16,4°C, les 19, 20 et 21 février. À Knokke, la température descendra à –13,4°C les 16 et 19.

La neige, quant à elle, sera peu épaisse mais persistera longtemps au sol, avec 4 à 5 cm au centre du pays. À Uccle, cette couche persistera 17 jours au total, du 9 au 25 février. Ajoutés aux 19 jours de neige en janvier, cela en fait un hiver tout à fait remarquable de ce point de vue.


Troisième décade de février

Il y aura la poursuite d’un temps encore froid, mais plus nuageux jusqu’au 23, avant l’arrivée d’une brusque bouffée d’air très doux les 24 et 25. À Uccle, les températures atteindront respectivement 11,6 et 12,3°C avec du temps très ensoleillé le 24. Ce jour, la température montera jusqu’à 14,0°C à Dourbes et 14,5°C à Arlon.

Sans les restes de neige, les températures seraient sans doute encore montées bien plus haut. Le sondage d’Uccle du 25 février révèle une couche d’air à 14°C entre 560 et 700 mètres d’altitude, et une température au niveau 850 hPa, à 1570 m, de 6°C. Sans le sol encore froid, on aurait facilement pu avoir 17 à 18°C, voire même 19 à 20°C aux endroits exposés.

Conclusion

Ce sont ces quelques épisodes très doux qui ont « gâché », en quelque sorte, la moyenne de cet hiver. Malgré cela, on peut en parler comme du dernier « grand hiver » que notre pays ait connu. Les deux hivers suivants, 1985-86 et 1986-87, connaîtront tous les deux des épisodes de froid intense et parfois prolongé, mais de moindre amplitude que durant l’hiver 1984-85. Seules les Hautes Fagnes auront un hiver de qualité supérieure en 1985-86, en raison d’un enneigement très important (mais limité aux hauts plateaux) et de températures très basses en février.

Une grosse décennie plus tard, notre pays connaîtra encore un épisode froid très intense, mais bref, durant l’hiver 1996-97.

Les hivers récents ont été froids aussi, mais sans ancune commune mesure avec celui de 1984-85

Sources

IRM
- Bulletins mensuels climatologiques
- Bulletins mensuels synoptiques
- Sondages d’Uccle réalisés par ballon sonde
- Revues « Ciel et Terre » (en collaboration avec l’ORB)
- Événements marquants depuis 1901

Wetterzentrale
- NCEP Reanalysis

ECA&D
- Daily Maximum Temperature in 0,1°C
- Daily Minimum Temperature in 0,1°C

Meteo Giornale
- Ondate di freddo storiche

 

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