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Les prévisions saisonnières ont toujours fait couler beaucoup d'encre.
Vous auriez demandé à n'importe quel météorologue, il y a dix ans seulement, ce qu'ils pensaient des prévisions saisonnières, ils vous auraient ri au nez, argumentant, à raison, que l'on ne peut pas prévoir des prévisions avec suffisamment de réussite au delà de 5 à 10 jours.

Aujourd'hui encore les super ordinateurs japonais, allemands, britanniques ou américains parviennent à donner des prévisions à 15 jours, mais on remarque que lorsque l'on dépasse 5 jours; les modèles divergent rapidement entre eux. Au delà de 10 jours, les divergences sont énormes, même s'il est vrai que certains modèles sont souvent plus fiables, comme les modèles américains, anglais et le modèle allemand d'Offenbach.

Se basant sur ces constatations sans appel, les arguments des météorologues anti prévisions saisonnières sont irrévocables...
Et pourtant...

Certains météorologues de renom s'y sont lancés.
Un des pionners fut Wolfgang Röeder. Devant les résultats parfois surprenants des prévisions saisonnières, surtout pour les hivers, où les situations sont plus stables, parce que les masses d'air plus froides, la communauté des météorologues a du se rendre à l'évidence, même si parfois des erreurs totales étaient encore observées.

La grande différence entre les prévisions classiques et ces analyses saisonnières est que ces dernières nous donnent une indication sur la position moyenne et probable des anticyclones et dépressions pour les mois prochains. Ces analyses nous donnent donc une tendance globale, qu'il faut ensuite affiner. Par conséquent, il est totalement impossible de prévoir le temps qu'il fera à un mois d'intervalle et pour un endroit donné mais par contre cela donne une indication sur ce que l'on peut attendre au cours de différentes périodes. Pour simplifier disons que les anticyclones et dépressions occuperont probablement en moyenne cette position au cours de ce mois, et si elles s'en écartent, elles auront tendance à prendre cette position "probable" dès que possible.

Comment sont calculées ces positions "probables" ?

  1. En comparant les situations météorologiques présentes, par rapport aux situations des autres années à la même période : celles qui sont les plus semblables sont analysées, surtout pour les semaines qui ont précédé afin de voir si la similitude s'y retrouve. Si tel est le cas, on extrapole le futur sur base de situations passées.
    C'est ici que la climatologie peut rejoindre la météorologie "classique".
  2. En tenant compte de la température de l'Océan et de la Mer du Nord. C'est un indice intéressant parce que stable, l'eau se réchauffe et se refroidit lentement. Si l'Atlantique Nord est plus chaud que la normale, cela aura deux conséquences directes : il va contrecarrer la formation de l'anticyclone, pourtant nécessaire pour que l'Europe aie un hiver froid. (L'eau "chaude" réchauffe l'air qui aura tendance à monter. Comme l'anticyclone a tendance à faire le contraire, à savoir faire descendre l'air, d'où l'augmentation de pression observée: ce sera plutôt le régime des dépressions qui sera prédominant...)
    De plus, si la température de l'eau de la mer du Nord est trop chaude, elle réchauffera aussi l'air polaire qui nous parviendrait depuis le Nord et le Nord-Ouest...

    D'autres indices sont analysés pour affiner ces résultats :
  3. L'index de l'activité solaire qui suit un cycle de 11 ans et d'autres "supra"-cycles de plus longues périodes.
    L'index utilisé est le nombre de Wolff qui donne une moyenne mensuelle du nombre de taches observées sur le soleil. Les taches seront plus nombreuses en période de maximum solaire qu'en période de minimum, où elles seront quasi inexistantes.
    Par exemple, le maximum solaire correspond souvent à des pics d'hivers doux (cycle de 11 ans), alors que le minimum correspond généralement à des hivers froids...
    De même, quand l'activité solaire est très basse, on remarque une faiblesse des dépressions sur l'Atlantique et le renforcement des anticyclones continentaux surtout en été (sécheresse...)
  4. La couverture neigeuse sur l'hémisphère Nord (en Hiver)
    Quand la couverture neigeuse est plus importante que la normale sur l'hémisphère Nord, cela a tendance à le refroidir : la neige par sa couleur, réfléchit la lumière et le rayonnement infrarouge. Pour simplifier, la neige appelle le froid.
  5. L'Oscillation Nord Atlantique NAO, couplée avec l'oscillation arctique AO
    L'Oscillation Nord Atlantique (NAO) est un bon indicateur du temps pour nos régions, principalement en hiver.
    L'indice négatif de la NAO favorisera les situations de blocage sur l'Europe. Dans ce cas, l'hiver est souvent de régime anticyclonique et froid. Si cet indice est positif on aura droit à une circulation zonale, propice aux vents d'Ouest - Sud-Ouest. Pluie, douceur et vent sont alors au menu.
    L'Oscillation Arctique (AO) a également de l'importance. Quand l'indice est négatif, le passage des dépressions est poussé plus au Sud, favorisant les inondations en Méditerrannée et des conditions plus froides sur nos régions.
    Dans le cas où ces deux indices (NAO et AO) sont simultanéments négatifs, c'est une situation idéale pour la descente d'air froid et neigeux sur l'Europe.
  6. Le phénomène "El Niño" (ou ENSO)
    Quand l'indice du phénomène est proche de 0, c'est également favorable aux descentes froides et neigeuses sur l'Europe.
  7. L'activité volcanique
    Dans les années qui ont suivi une importante éruption volcanique de type explosive (par exemple l'explosion du Mont St Helens en 1981), on a remarqué une diminution de la température, due aux poussières qui ont été crachées jusque dans la statosphère et qui, en quelques mois de temps s'éparpillent sous forme de "bande" autour de la Terre, sur la latitude concernée.
  8. Le réchauffement climatique global.
    Depuis quelques années, on remarque une anomalie des températures, surtout des minimales, de près de 2°C en plus par rapport aux normales. De même, les quantités de précipitations sont aussi souvent excédentaires.
  9. La variation climatique naturelle : les cycles de longue durée
    Le sujet est fort complexe : il faut savoir que notre climat obéit aussi à des variations naturelles de climat, s'étendant sur des décennies voire des siècles, sans parler des périodes de glaciation. Ces cycles commencent à être étudiés aujourd'hui et doivent être inégrés dans les prévisions saisonnières.
  10.  Nos propres relevés et observations depuis 1984
    A force de faire ce genre d'exercice, avec l'expérience, on commence à "sentir" certaines choses, un peu par feeling !

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