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La position des centres de pression et des masses d'air (à 850 hPa)

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Période Type de masse d'air Cause
le 1 Maritime polaire Anticyclone Atlantique et dépression Scandinavie
du 2 au 6 Maritime -> Continental Anticyclone Atlantique -> Europe centrale
le 7 Maritime  Anticyclone Atlantique <-> Mer du Nord
du 8 au 10 Continental Anticyclone Europe Ouest
du 11 au 18 Maritime (parfois continental) tropical Anticyclone Pays Baltes -> Ukraine -> Russie
du 19 au 20 Continental Anticyclone Mer du Nord
du 21 au 24 Maritime  Anticyclone Atlantique (Ouest Irlande)
du 25 au 29 Maritime (puis continental) polaire Dépression Danemark
du 30 au 31 Maritime polaire -> Maritime Dépression France -> Mer du Nord 

Bilan chiffré du mois



Quelques valeurs pour la station d'Uccle :

 

Température
en °C

Précipitations en litres / m² (jours)

Insolation
en heures

Valeurs

12.6

48.3 (10)

177.6

Normales 1981-2010*

11.1

74.5 (16.6)

112.6

Ecart

1.5

-26.2 (-6.6)

65

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* Note importante concernant les moyennes : à partir de janvier 2010, nous utliserons les moyennes de la période 1981-2010 qui feront office de normales, afin de mieux coller à la réalité récente du réchauffement climatique global.

Le bilan complet se trouve ici : Relevés pour octobre 2018.
Retrouvez aussi nos graphes mensuels de nos stations du réseau MeteoBelgique sur le lien ici.

Commentaire

Ce mois d'octobre 2018 a été caractérisé par des températures, une insolation et des précipitations (quantités) proches des normales. La fréquence des précipitations est caractérisée de très anormalement déficitaire. (Station de référence : Uccle).

On retiendra de ce mois d'octobre la seconde décade exceptionnellement chaude. De nombreux records de température maximale décadaires voire mensuels ont été battus, de même que la date la plus tardive de températures supérieures à 25°C en bon nombre de stations. 
On se souviendra aussi de la toute fin de mois nettement plus fraîche où un enneigement a été enregistré le 30 octobre au matin dans la botte du Hainaut oriental : Florennes a ainsi enregistré jusqu'à 4 cm de neige et à Dourbes même jusqu'à 8 cm (valeur non officielle), ce qui est exceptionnel si tôt dans la saison, moins de 15 jours seulement après que la région ait enregistré des températures de près de 25°C...

Temps sec, ensoleillé et très doux sur la Capitale, après une nuit assez froide
comme ici à Neder-Over-Heembeek le 5 octobre 2018. Photo : Geert Diels.
 

Le 1er octobre 2018, après le passage d’un front froid, notre pays se retrouve dans une circulation de nord-ouest, nous acheminant de l’air polaire maritime instable. C'est donc une succession d’averses et d’éclaircies, avec un nombre plus élevé d’averses sur l’ouest du pays en matinée, et plus élevé sur l’est en après-midi. En fin d’après-midi, les averses diminuent partout. En général, les cumulonimbus sont particulièrement bien visibles, et séparés par de belles éclaircies. Lorsque le terrain est bien dégagé, et notamment au littoral, les averses, et parfois les virga de gros cumulus, sont visibles de loin, ce qui fait plus penser aux giboulées du printemps qu’à des averses d’automne, d’autant plus que les températures sont assez basses pour la saison, avec des maxima de 13-14°C en plaine, 12°C au centre et 8-9°C sur les hauteurs.
Les températures (relativement) encore plus basses en altitude permettent ce ciel clair, avec près de –2°C au niveau 850 hPa sur le nord du pays et, temporairement, jusqu’à –24/–25°C au niveau 500 hPa en début de journée sur le nord du pays, bulle d’air froid se déplaçant ensuite vers le sud (modèle WRF NMM).

Le 2 octobre 2018, un système frontal traverse le pays, nous amenant pluies et bruines, avant le retour d’éclaircies sur certaines régions.
Après un ciel couvert et pluvieux qui s’accroche jusqu’en début d’après-midi (ouest et centre du pays) ou fin d’après-midi (est), le plafond se relève avec des éclaircies, avec un mix de cumulus et de stratocumulus. Au sud du pays et ce, dès l’Entre-Sambre-et-Meuse, le ciel reste couvert toute la journée.
En dépit de la présence d’un secteur chaud sur une grande partie du pays, les températures mettront un certain temps pour remonter. Il faudra généralement attendre de bonnes éclaircies (là où il y en a) pour avoir des valeurs de 17°C ou plus. En fin de compte, les maxima assez variables atteindront 15 à 18°C en Basse et Moyenne Belgique, mais resteront bien plus bas dans le sud du pays sous la pluie, et ce même dans les vallées. Hastière par exemple ne dépassera pas 12,0°C, tout comme Buzenol tandis qu’Aubange ne fait guère mieux avec 12,2°C. Sur les hauteurs, on note généralement entre 9 et 11°C.

Le 3 octobre 2018, le temps devient temporairement plus frais à l’arrière du système frontal, mais un anticyclone se développe rapidement sur la Bretagne et la frange sud d’un front chaud (d’une perturbation circulant loin au nord) est déjà en passe de nous replacer dans de l’air plus doux.
Le temps est généralement assez beau avec des cirrus et des cumulus se développant à midi et en début d’après-midi. Dans le sud du pays, des nuages frontaux sont encore présents en début de matinée, tandis qu’au littoral, les cumulus sont présents dès le matin, avec une évolution l’après-midi en nappes de stratocumulus plus ou moins étendues, en dessous desquelles quelques cumulus survivent.
Avec un petit vent d’ouest à nord-ouest, les maxima se situent le plus souvent entre 16 et 18°C en plaine et entre 11 et 13°C sur les hauteurs. Il s’agit là de valeurs proches des normes saisonnières.

Le 4 octobre 2018, l'anticyclone se trouve désormais sur l’Europe centrale. Le beau temps nous revient avec de l’air de plus en plus doux et de plus en plus sec.
Après la dispersion de quelques stratocumulus matinaux, le ciel est bleu avec, en milieu de journée, quelques cumulus très discrets. Sur l’est du pays, les stratocumulus mettent un peu plus de temps à se dissiper tandis que le sud est plus sujet aux brouillards matinaux.
De ce fait, il existe de grandes disparités au niveau des températures minimales. Le centre et l’est du pays, et dans une moindre mesure aussi l’ouest et le centre-sud tendent à avoir un ciel très nuageux à couvert la nuit, et parfois encore en matinée, avec des températures minimales élevées, souvent entre 10 et 12°C, voire 13°C (Anvers).
Sur le massif ardennais, des éclaircies nocturnes temporaires font dégringoler la température aux endroits exposés, avant que celle-ci ne remonte. À Elsenborn, la température tombe à 0,8°C à 3 heures du matin, mais remonte au-dessus de 4°C dès 6 heures (minimum : 0,6°C). Dans le sud du pays par contre, le ciel reste dégagé et les températures matinales sont froides même à basse altitude, avec par exemple 1,7°C à Buzenol. En journée, les températures remontent partout, avec 18°C en bordure de mer, 19 à 20°C en plaine et 15 à 16°C sur les hauteurs.

Le 5 octobre 2018, des pressions élevées à l’est et des pressions (un peu plus) basses à l’ouest sont garantes d’un temps ensoleillé, sec et très doux, après une nuit parfois froide. On retiendra notamment les 0,8°C d’Elsenborn et les 2,2°C d’Aubange, mais aussi des valeurs plutôt fraîches en plaine, avec 4,0°C à Genk, 4,7°C à Koersel et 4,8°C à Kleine Brogel. En journée, les températures remontent vite pour atteindre 21°C au littoral, 22 à 23°C, localement 24°C en plaine et 18 à 20°C sur les hauteurs.
Il s’ensuit quelques gros écarts entre la nuit et le jour : Koersel: 4,7°C / 24,0°C, Aubange : 2,2°C / 21,4°C, Elsenborn : 0,8°C / 19,7°C, Genk : 4,0°C / 22,4°C...
Le temps est très ensoleillé, avec comme seuls nuages des traînées d’avion qui persistent parfois longtemps, surtout en matinée. Au littoral, on note aussi quelques cirrus.

Le 6 octobre 2018, une perturbation ondule au nord-ouest de notre pays et aborde notre littoral en soirée. Nous restons du côté doux, avec des températures élevées pour un mois d’octobre. Le vent de sud, puis de sud-ouest est un peu plus fort et le ciel est un (tout petit) peu plus nuageux aussi, avec quelques cirrus, des bancs d’altocumulus castellanus et, ici et là, quelques cumulus humilis très aplatis. Les températures, souvent encore un peu en hausse par rapport à la veille, atteignent 23 à 25°C en plaine (centre et est du pays) et 20 à 21°C sur les hauteurs. Koersel connaît un jour d’été avec 25,1°C.
Le nord-ouest du pays se retrouve rapidement confronté à l’influence du front froid tout proche, avec des vents qui tournent rapidement vers le nord dans les basses couches. Ce pseudo-front, qui précède le véritable front froid, s’avance vers le sud-est et concerne le centre du pays en soirée et le sud-est du pays pendant la nuit. Les plaines occidentales voient de ce fait la montée des températures quelque peu « cassée » par l’arrivée trop rapide des vents du nord, avec des maxima qui ne dépassent pas 21-22°C (et 18-19°C au littoral). Au centre du pays, c’est en début de soirée que la température chute de plusieurs degrés au passage du pseudo-front. Par endroits, comme dans la région namuroise, des orages localisés éclatent.

Foudre à Ainhée le 6 octobre 2018.
Photo : Jérémy Lokuli, Au plus près des Orages.
 

Le 7 octobre, la front froid suit le pseudo-front et traverse lentement le pays. Un nouvel anticyclone s’installe au large du Golfe de Gascogne, avec une crête se développant sur la Mer du Nord, qui commandera un air plus froid mais rapidement plus sec sur nos régions.
La chute des températures est marquée, avec des maxima qui n’atteignent plus que 15 à 17°C en plaine et 10 à 11°C sur les hauteurs, avec un vent de nord à nord-est renforçant la sensation de froid, surtout en matinée.
Le littoral est le premier à retrouver le beau temps, avec disparition des nuages post-frontaux dès le matin, faisant place à un ciel d’abord presque serein (bancs nuageux loin au large), puis un peu plus nuageux avec cirrus par moment épais et quelques cumulus.
Au centre du pays, les nuages post-frontaux (cirrostratus / altostratus doublés de stratocumulus) se dispersent peu avant midi, laissant la place à un ciel garni de cirrus et de quelques cumulus.
Le sud-est du pays reste nuageux à très nuageux, avec d’abord des altocumulus / stratocumulus et encore quelques éclaircies, puis un épais voile d’altitude, qui ne fera place à de nouvelles éclaircies qu’en fin d’après-midi, avec à nouveau altocumulus / stratocumulus. En Ardenne par contre, on observe un ciel le plus souvent couvert, avec même des nuages bas, se traduisant en brouillard sur les parties hautes.
La nuit, le dégagement du ciel en toutes régions donnera lieu à une forte baisse des températures.

Le 8 octobre 2018, les hautes pressions s’installent sur nos régions sous la forme d’un long anticyclone, orienté sud-ouest – nord-est et s’étendant du Golfe de Gascogne aux États Baltes. Un front chaud « sec » (sans nuages) traîne sur le sud du pays. La journée commence dans le froid, avec des températures basses même en plaine. Essen descend jusqu’à 0,0°C ; Koersel, jusqu’à 0,8°C et Genk, jusqu’à 1,5°C. En Haute Belgique, il gèle à Elsenborn avec –0,6°C tandis que Bièvre affiche 0,9°C.
Le temps est beau, avec un léger voile de cirrus, mais les températures ne décollent pas encore vraiment. Les maxima, l’après-midi, se situent généralement entre 16 et 18°C, très localement 19°C en plaine et entre 15 et 17°C sur les hauteurs. La Gaume, au sud du front chaud « sec », bénéficie déjà d’un temps plus chaud, avec 19 à 20°C. Le ciel, là, est moins voilé mais on y note des brouillards matinaux en bien des endroits.

Le 9 octobre 2018, les hautes pressions reprennent place à l’est de nos régions, avec comme conséquence le retour du beau temps sec et doux sur tout le pays, après une nuit froide cependant. Cette situation sera responsable à nouveau de quelques gros écarts de température entre le matin et l’après-midi (min/max), comme par exemple à Dourbes (2,3°C/22,4°C), à Elsenborn (0,8°C/20,6°C) ou à Aubange (3,8°C/22,6°C).
Le temps est très beau, avec juste quelques voiles de cirrus (le moins au littoral). Le matin, on note aussi quelques bancs de brume et de brouillard, principalement dans le sud du pays.
Les températures maximales : 19°C au littoral, 20 à 21°C en plaine, mais aussi sur les hauteurs. En effet, une inversion, située vers 500 mètres d’altitude, ne parvient à se résorber que partiellement. Les endroits les plus privilégiés sont les vallées (notamment la Meuse) et la Gaume. Angleur atteint 22,3°C ; Hastière, 22,1°C et Aubange, 22,6°C tout comme Sivry.

Le 10 octobre 2018, la situation atmosphérique reste la même dans les grandes lignes, cependant le changement de forme de l’anticyclone nous place dans un flux de sud-est plus continental. De ce fait, le temps est beau et très doux après une nuit qui, à bien des endroits, a de nouveau été froide.
Quelques écarts importants de température sont enregistrés, comme à Elsenborn (2,0°C/21,3°C), Kleine Brogel (5,9°C/23,7°C) ou même Angleur (8,3°C/25,4°C). Sur les plateaux par contre, les minima restent élevés, comme à Uccle (10,5°C), à Bierset (10,0°C) et à Gosselies (9,9°C), mais aussi à Saint-Hubert (10,0°C) et à Mont-Rigi (10,5°C).
En journée, le temps est vraiment très beau, plus beau encore que la veille, avec un ciel parfaitement serein dans presque toutes les régions. Ici et là cependant, des brouillards matinaux ont été observés.
Les températures : 21°C en bordure immédiate de la mer, sinon 23-24°C en plaine et 20-21°C sur les hauteurs. Une meilleure résorption de l’inversion explique les températures plus élevées que la veille en plaine, alors que celles-ci restent stables sur les hauteurs. Les plus fortes valeurs reviennent à nouveau aux vallées, avec 25,4°C à Angleur et 24,2°C à Hastière.

Le 11 octobre 2018, dans un flux du sud, une première perturbation traverse le pays en matinée. Elle sépare de l’air tropical continental de l’air tropical maritime. Une seconde perturbation nous atteindra en soirée et durant la nuit et prendra un caractère orageux sur l’ouest et le centre du pays. Elle est liée à une convergence préfrontale précédant un front froid peu actif.
Le temps est d'abord très nuageux avec altostratus / altocumulus (parfois aussi stratocumulus) distillant un peu de pluie, puis le tout s’effiloche en gros cirrus avant le retour du ciel bleu avec quelques (rares) cirrus résiduels et formation de quelques petits cumulus. Dans le sud du pays, on note aussi quelques castellanus en fin d’après-midi.
Cette évolution a donné une nuit bien moins froide que les précédentes, avec des températures ne descendant presque plus nulle part en dessous de 10°C. Les stations d’Uccle (15,4°C), Beauvechain (15,5°C) et Bierset (15,5°C) ont connu une nuit particulièrement douce.
En journée, l’air tropical maritime donne des températures sensiblement les mêmes que celles de l’air tropical continental de la veille, avec des valeurs de 23°C au littoral, de 23-25°C en plaine et de 19-20°C sur les hauteurs. Le vent plus fort donne cependant une impression un peu moins chaude.
L’évolution des températures en altitude est très intéressante aussi. Avant la première perturbation (celle de la matinée), l’air est fort doux à tous les niveaux, avec notamment 18°C à 1000 mètres d’altitude (et 14°C au niveau 850 hPa vers 1500 mètres). Ensuite, l’air tropical maritime à l’arrière du front a une origine un peu plus fraîche, avec 14°C à 1000 mètres (et temporairement 10°C au niveau 850 hPa vers 1500 mètres), mais est fortement réchauffé tant par les eaux du Golfe de Gascogne que par les terres françaises, ce qui donne une structure de basses couches plus instable et plus turbulente.
C’est ce qui explique la formation des cumulus, qui buttent toutefois contre une inversion de plus en plus basse. En soirée, cette inversion est tellement basse qu’elle se confond avec l’inversion ordinaire liée au cycle diurne. En d’autres termes, l’air chaud nous revient massivement, avec notamment une couche à 20°C située entre 400 et 500 mètres. Au-dessus cependant, l’augmentation des températures est moindre, ce qui provoque de l’instabilité dans les couches moyennes cette fois-ci (gradient de plus de 0,8°C par 100 mètres entre 1000 et 3000 mètres d’altitude).

L’augmentation du vent à l’approche de la seconde perturbation provoque un brassement de l’air, avec des bulles d’air chaud qui se retrouvent même au niveau du sol. Notamment dans les endroits encaissés, où le rayonnement du soir avait déjà amené de la fraîcheur, on note de belles remontées de la température, comme dans la vallée de Mélin (près de Jodoigne), où l’on observe 14,9°C à 21h10 et 18,7°C à 23h20. En plaine, on note une remontée du même ordre à Anvers, tandis que d’autres stations, notamment celles des (bas) plateaux connaissent le maintien d’une grande douceur tout au long de la soirée.
Une convergence pré-frontale se forme dans cet air chaud et, l’instabilité aidant, une véritable ligne orageuse se forme et aborde l’ouest du Hainaut peu avant 22 heures avant de se propager vers le centre du pays aux alentours de minuit. Ces orages n’iront cependant pas beaucoup plus loin, s’effondrant soudain complètement. Les tout derniers impacts sont enregistrés vers 00h45. 

Très belle structure orageuse, photographiée à Estinnes le 11 octobre 2018.
Photo : Jérémy Lokuli, Au plus près des Orages. 

Le 12 octobre 2018, l’air maritime à l’arrière du faible front froid reprend rapidement des caractéristiques tropicales au sein d’un flux de sud-sud-ouest à l’avant de nouvelles perturbations. Il s’agit d’un véritable train de perturbations atlantiques, qui restera cependant à l’ouest de nos régions et affectera surtout les Îles Britanniques. La tempête tropicale « Leslie », actuellement à l'est des Açores, aura bientôt, quoiqu’indirectement, une grande influence sur le temps de nos régions.
Chez nous, l’air maritime en question se réchauffe à la fois par le bas et par le haut. Par le bas grâce au réchauffement du sol par le soleil, par le haut en raison de la présence d’air tropical au-dessus d’une inversion, qui est poussée de plus en plus vers le bas. Mais temporairement, la température redescend jusqu’à 10-11°C au niveau 850 hPa (à présent vers 1550 mètres).
Cette configuration permet une petite instabilité de basses couches, avec la formation de quelques petits cumulus (buttant contre l’inversion et se transformant parfois soit en stratocumulus isolés, soit en cumulus fractus) tandis qu’au-dessus, le ciel est temporairement voilé de cirrus et de cirrostratus, laissant cependant bien passer le soleil. Notamment sur le sud et l’est du pays, les nuages résiduels de la perturbation de la nuit du 11 au 12 sont encore visibles le matin, sous forme de stratocumulus et d’altocumulus.
Les températures maximales atteignent 21°C au littoral, 23-24°C, localement 25°C en plaine et 20-21°C sur les hauteurs, avec un petit vent de sud quelque peu turbulent.

Le 13 octobre 2018, le flux perturbé reste orienté vers les Îles Britanniques tandis que l’air tropical devient de plus en plus direct sur nos régions. À noter que la tempête tropicale « Leslie », la veille encore sur les Açores, se trouve vers midi non loin du Portugal. Elle s’extra-tropicalise alors et touchera le Portugal en soirée avec quelques très fortes rafales (par exemple 101 km/h à 21h à Cabo Carvoeiro et 108 km/h à Monte Real, pourtant à l’intérieur des terres, à 1h le 14) et une baisse subite des températures, signe qu’elle s’est transformée, au moins partiellement, en système frontal. (voir nos cartes synoptiques de ces journées, en haut de la page).
Chez nous, pendant ce temps, il fait très beau et particulièrement chaud pour la saison. Des records décadaires ont été approchés, et certains même battus. Dans un cas, c’est même le record pour tout le mois qui a été battu (Koersel : 27,3°C ; ancien record 26,6°C le 03/10/2011). La plus haute température observée en Belgique a été de 28,4°C à Kinrooi (Ophoven), entre Brée et Maaseik, non loin de la frontière avec les Pays-Bas. Malheureusement, nous ne disposons pas d'une série de mesures, à cette station, qui permettrait de comparer avec le passé. Voir aussi notre newsflash ici. 
Quelques heures plus tôt, c'était déjà les minima qui avaient fait parler d’eux. À Uccle, les 17,0°C égalent le record de la nuit la plus chaude, qui date du 15 octobre 1990. Bierset, avec 17,2°C, atteint presque son record (17,4°C, également le 15 octobre 1990). À Gand-Zelzate, le minimum ne descend pas en dessous de 17,9°C, mais là, 2017 a fait encore mieux avec un minimum de 18,3°C. À Zaventem par contre, les 16,2°C ont suffi pour battre le record, qui était de 16,0°C le 14 octobre 1990 (le 15 octobre 1990, un bref intermède plus frais, peu avant le lever du soleil, avait empêché un record à l’ époque à cette station).
À noter qu’il s’agit là de mesures synoptiques qui concernent vraiment la nuit, en l’occurrence la période de 20h (le soir de la veille) jusqu’à 8h (le matin du jour même). Toutes ces séries remontent jusqu’à 1982. 

La journée du 13 octobre 2018 a non seulement été chaude, mais aussi splendide, avec un ciel bleu juste garni de quelques cirrus. En outre, un bon petit vent de sud à sud-est, avec quelques petites rafales, ont rendu la température particulièrement agréable. En soirée, des cirrus plus épais, tendant même vers le cirrostratus, annoncent la venue prochaine d’une perturbation. Mais l’anticyclone, plus coriace que prévu, donnera du fil à retordre à cette perturbation. De plus, les restants de « Leslie », qui finiront par se retrouver sur le Golfe de Gascogne, ne seront sûrement pas étrangers au maintien du beau temps chaud encore le lendemain.

Le 14 octobre 2018, on ne voit à présent plus grand-chose de « Leslie ». Sur la carte, il s’agit de la petite dépression sur le nord de l’Espagne, au sud-sud-ouest de celle sur le Golfe de Gascogne.
En ce 14 octobre, les températures sont à nouveau particulièrement élevées, même si on perd un ou deux degrés par rapport à la veille. Partout, le temps est beau, avec parfois quelques altocumulus ou stratocumulus le matin, puis des cirrus en journée. Dans le sud du pays, on observe quelques altocumulus en journée aussi. Au littoral aussi, on note quelques altocumulus, prenant là, parfois, la forme de castellanus.
Avec un vent toujours orienté au sud, les minima sont déjà élevés, avec par exemple 16,0°C à Uccle et même 16,9°C à Gand-Zelzate. Quelques points seulement sont un peu plus frais, comme Anvers avec 11,3°C et Buzenol avec 11,4°C (et Aubange, à 8h, ne mesure que 10,2°C). En journée, les maxima se situent le plus souvent autour de 22 °C au littoral, autour de 24°C en plaine (26°C en Campine) et entre 21 et 22°C sur les hauteurs. Les valeurs les plus chaudes ont été enregistrées à Essen (26,2°C), à Kleine Brogel (26,0°C), à Genk (26,0°C) et à Koersel (25,6°C). Après cela, Gorsem et Aubange, avec 25,2°C, ont également encore eu un jour d’été.

Le 15 octobre 2018, les perturbations circulent loin à l’ouest de nos régions tandis qu’un anticyclone est centré sur le Belarus et l’Ukraine. Nous nous retrouvons dans un large secteur chaud, déjà dans la zone d’influence de l’anticyclone. Tout au plus, nous avons encore quelques petits nuages de ces perturbations situées à l’ouest (altocumulus).
À nouveau, la nuit est extrêmement douce. Bierset, avec 17,3°C, s’approche encore un peu plus de son record, qui est de 17,4°C le 15 octobre 1990. Mais d’autres valeurs sont très élevées aussi, comme les 16,8°C de Beauvechain (pas loin des 17,1°C du 14 octobre 1990) et les 16,2°C d’Uccle (17,0°C le 15 octobre 1990).
En matinée, on observe quelques nappes d’altocumulus épais, puis le ciel se dégage progressivement, avec temporairement encore quelques altocumulus et de rares cirrus. Parfois, on observe une petite tendance floccus / castellanus. Au littoral, par ailleurs, les bancs d’altocumulus persistent l’après-midi, mais le temps est assez beau quand même.
Les températures, très élevées, se situent à 22-23°C au littoral, 24-25°C en plaine et 20-22°C sur les hauteurs. Le seuil du jour d’été est à nouveau atteint à quelques stations, comme Angleur (26,1°C), Koersel (25,1°C), Kleine Brogel (25,1°C) et Kruishoutem (25,0°C). D’autres stations montent fort haut aussi, comme Aubange (24,8°C), Retie (24,8°C), Schaffen (24,8°C) et Genk (24,6°C).
Pendant ce temps, un anticyclone est en train de se former sur la Mer du Nord. Il n’affecte pas encore la météo de nos régions, mais pourrait devenir intéressant dans les jours à venir. En attendant, un flux de nord-est, commandé par cet anticyclone, s’est déjà dangereusement rapproché de notre côte belge, sans l’atteindre toutefois. Un front chaud est resté temporairement bloqué au large de notre littoral et a bien failli nous revenir sous forme de front froid. Mais le flux du sud a gagné et le front chaud est remonté vers le nord. L’anticyclone, toutefois, fait de la résistance.

Superbe journée "estivale" ce 16 octobre 2018 à Beausaint, seuls quelques rares
nuages, ici des altocumulus évoluant dans le fond en castellanus viendront faire
acte de présence en fin de journée. Photo : Webcam MeteoBelgique de Beausaint.
 

Le 16 octobre 2018, le nouvel anticyclone est remonté vers la Scandinavie, où il s’est complètement résorbé dans sa course vers l’est, mais l’ancien reste en place et la fraîcheur septentrionale ne nous menace donc plus. Que du contraire. Encore une journée d’octobre extraordinaire !
De nombreux records décadaires ont certes été approchés, mais pas battus. Seule Dourbes a réussi à égaler son record, alors qu’Uccle, pour la deuxième fois déjà, n’a été qu’à un dixième de degré de son record à lui. Il n’en reste pas moins que de telles valeurs sont exceptionnelles pour la saison.

Un bon nombre de records de la journée d’été la plus tardive, par contre, ont été égalés, voire battus (Voir aussi notre newsflash ici.) : 

Kruishoutem : 26,0°C
Chièvre : 25,2°C
Uccle : 25,6°C (valeur ex-aequo avec 16 octobre 2017)
Retie : 25,6°C
Schaffen : 25,7°C
Koersel : 26.4°C
Hastière : 25,0°C (valeur ex-aequo avec 16 octobre 2017)

En plus, le vent a été assez faible et le temps, plutôt beau (juste des bancs d’altocumulus et quelques cirrus dans de belles éclaircies), ce qui a donné une grande impression estivale. À nouveau, les altocumulus présentaient parfois une petite tendance castellanus, générant même ici et là des virga.

Si le premier « nouvel » anticyclone a disparu des cartes météorologique, un deuxième se prépare déjà sur l’Atlantique ce 17 octobre 2018. Son noyau se trouve juste au nord des Açores, mais il s’étire rapidement en direction de l’Irlande. L’ancien anticyclone (continental) perd lentement son influence sur nos régions tandis qu’un front froid de basses couches (à l’avant de fronts plus marqués) aborde notre pays le matin et nous place dans des courants de nord un peu moins doux qui, lentement, gagnent tout le pays en cours de journée. 
Après la dissipation de brumes matinales par endroit, le temps est à nouveau beau cependant, avec des cirrus et parfois quelques cumulus bas et très plats qui parviennent à se former dans l’air (un peu plus) frais en dessous de l’inversion. Ces cumulus n’affectent pas le sud et l’est du pays. Au littoral par contre, on observe aussi quelques stratocumulus.
Les températures maximales montent moins haut que les jours précédents, mais restent encore élevés pour la saison, avec 17-18°C au littoral, 19-21°C en plaine et à peu près autant, voire même un peu plus sur les hauteurs (situation d’inversion). Elsenborn affiche 21,1°C ; Saint-Hubert, 20,5°C et Bièvre, 22,5°C. La Gaume fait encore un peu mieux avec 22,8°C à Aubange. En Campine, c’est Kleine Brogel qui fait le meilleur score avec 22,0°C.

Le 18 octobre 2018, le deuxième « nouvel » anticyclone développe une crête jusqu’à l’Angleterre et la Mer du Nord et place notre pays sous des courants de nord à nord-est encore un peu plus frais. Le front de basses couches ne parvient toutefois pas vraiment à franchir le massif ardennais, ce qui fait que la Gaume reste dans de l’air plus chaud.
Dans cette dernière région, le temps est beau après la dissipation des brumes matinales, avec quelques cumulus l’après-midi. Les températures atteignent 19,8°C à Buzenol et 20,6°C à Aubange.
Dans les autres régions, les maxima se situent le plus souvent entre 16 et 18°C en plaine et entre 11 et 15°C sur les hauteurs (11°C sur les Hautes-Fagnes, 15°C sur le plateau ardennais). Le temps est beau aussi, mais les cumulus sont plus nombreux et s’aplatissent contre une inversion à un petit 1500 mètres d’altitude (au centre du pays), avec une certaine tendance à l’étalement. Le massif ardennais et certaines régions sur la frange nord connaissent un temps plus nuageux en raison des restants du front.

Le 19 octobre 2018, la situation est inchangée par rapport à la veille : la Gaume reste dans l’air doux stagnant sur le continent tandis que les autres régions subissent des courants de nord-est à nord un peu plus frais.
Le temps en Gaume est très beau avec juste quelques cirrus en matinée et des maxima de 18,1°C à Buzenol et de 19,2°C à Aubange. Ailleurs, on retrouve les mêmes 16 à 18°C que la veille en plaine, et même un peu moins au littoral (15°C). Sur les hauteurs, les températures ont par contre un peu augmenté, avec 15°C sur les Hautes-Fagnes et 16°C sur le plateau ardennais. Le temps est beau aussi, avec une mince couche de stratocumulus en matinée, puis de larges éclaircies avec quelques cumulus. Parfois aussi, on note des brumes et stratus matinaux. Le soir, quelques stratocumulus réapparaissent. Le massif ardennais bénéficie mieux que la veille de belles éclaircies, d’où les températures plus élevées. Quant au littoral, on y observe une absence complète de cumulus.

Le 20 octobre 2018, les conditions sont anticycloniques partout, mais la fraîcheur gagne du terrain et la Gaume cesse à son tour de bénéficier de la douceur du temps.
Le matin, il fait même parfois froid, avec –1,1°C à Elsenborn ; 0,9°C à Gouvy et 2,0°C à Aubange. Presque partout, les minima sont inférieurs à 5°C, on note cependant un surprenant 7,1°C à Hastière. En journée, les températures atteignent 14 à 17°C en plaine, 12 à 14°C sur les hauteurs et 16°C en Gaume.
Le temps est à nouveau beau, avec le passage de quelques altocumulus et, temporairement, un voile de cirrus. Quelques régions connaissent des brumes et brouillards coriaces, ne se dissipant qu’à la mi-journée, et des maxima un peu plus bas (13°C). 

Ceci termine deux décades qu’on peut déjà qualifier d’extrêmes pour un mois d’octobre. À Uccle, la moyenne des températures a été de 14,9°C, avec une moyenne de 20,0°C pour les maxima et de 9,9°C pour les minima. On reste cependant loin derrière 1921, où la moyenne des maxima, à période égale, atteignait 22,4°C !
Sur les 20 jours qui viennent de s’écouler, la température a dépassé 11 fois les 20°C et 2 fois les 25°C. Bien peu d’années obtiennent un tel score, mais là encore, on reste bien en dessous de 1921 avec 15 jours au-dessus de 20°C et 5 jours au-dessus de 25°C.
Le point commun entre octobre 1921 et 2018 : des jours froids au cours de la 3e décade, ce qui fait que le prédicat d’octobre le plus chaud revient à 2001, qui pourtant présentait moins d’extrêmes.
On remarquera aussi l’insolation sur ces 20 jours à Uccle, de 155h04, ce qui est plus que durant 20 jours en plein été. Quant aux précipitations, c’est la sécheresse qui continue, avec seulement 8,3 mm dans le pluviomètre. Il faudra patienter et attendre la dernière décde d'octobre, pour voir des précipitations dignes de ce nom. 

La fraîcheur du matin générera en de nombreuses régions brumes et brouillards tenaces
qui ne se dissiperont qu'à la mi-journée, comme ici à Dourbes, le 20 octobre
 2018.
Photo : Webcam IRM de Dourbes.
 

Le 21 octobre 2018, les conditions anticycloniques persistent, mais il commence à faire froid la nuit et le matin. Quelques valeurs minimales : Elsenborn : –2,9°C, Bièvre : –1,5°C, Gouvy : –0,3°C, Florennes : 0,1°C, Aubange : 0,2°C... Bien des endroits en plaine connaissent des minima entre 0 et 2°C, mais les plateaux restent épargnés, avec par exemple 5,8°C à Uccle et 4,6°C à Bierset.
En journée, le temps est à nouveau beau, avec quelques bancs d’altocumulus. Sur le sud et l’est du pays, le ciel est même presque serein (quelques cirrus), mais parfois avec du brouillard le matin.
Les températures remontent un peu et se rapprochent à nouveau des 20°C par endroit (Kruishoutem : 19,5°C ; Angleur : 19,3°C). Mais le plus souvent, les maxima atteignent 16-18°C en plaine et 14-16°C sur les hauteurs.

Le 22 octobre 2018, on a un nouvel anticyclone qui nous vient de l’Atlantique, après le passage d’un front froid. Celui-ci est particulièrement puissant, avec des pressions qui dépassent 1040 hPa sur une grande partie de l’Irlande et un noyau sur l’Océan qui dépasse même temporairement 1045 hPa. Du vent en mer affecte temporairement la côte belge en matinée avec des rafales dépassant 50 km/h.
Les stratus / stratocumulus du (faible) front, accompagnés de bruines, quittent le littoral en début de matinée, s’évacuent du centre du pays à la mi-journée mais s’attardent un peu plus sur l’est. Ensuite on observe des éclaircies avec encore des bancs de stratocumulus, parfois à la limite de cumulus très aplatis. En Ardenne, le ciel s’éclaircit tardivement, mais en Gaume, la perturbation est suffisamment désorganisée pour laisser passer le soleil de temps en temps, avec principalement des altocumulus et des stratocumulus comme nuages.
Les précipitations sont partout faibles et atteignent au mieux 2 mm, sinon restent souvent inférieures à 1 mm. Par endroit, et notamment en Gaume, il ne tombe rien.
Températures maximales sont le plus souvent 15-16°C en plaine et 9-10°C sur les hauteurs.

Le 23 octobre 2018, l’anticyclone centré au large de l’Irlande est quelque peu mal placé pour nous, mais est suffisamment puissant pour encore déterminer favorablement le temps sur nos régions. Des pressions supérieures à 1035 hPa sont même observées dans notre pays dans la nuit du 22 au 23, avec notamment des valeurs 1036,5 hPa à Coxyde et à Middelkerke. Ces hautes pressions au sein d’une masse d’air frais sont responsables de quelques minima assez bas : Elsenborn : –2,9°C, Bièvre : –1,0°C, Buzenol : –0,9°C, Aubange : –0,2°C, Mont-Rigi : 0,3°C, Dourbes : 0,4°C. Très localement, il fait même assez froid sur l’ouest, avec 1,7°C à Chièvres.
Le temps est beau, mais temporairement voilé de cirrostratus (tendance altostratus translucidus) en matinée. L’après-midi, on note encore quelques bancs d’altocumulus. En outre, il y a formation de quelques cumulus très plats. Dans le sud du pays, on observe aussi des brouillards et stratus en matinée.
Avec un petit vent d’ouest, les maxima ne dépassent pas 14 à 15°C en plaine et 10 à 11°C sur les hauteurs. Ça reste encore légèrement au-dessus des normales saisonnières.

Le 24 octobre 2018, l’anticyclone reste bien ancré sur l’Océan, tandis qu’une dépression évoluant des États Baltes à l’ouest de la Russie entraîne de l’air très frais dans son sillage. Cet air ne nous atteint cependant pas.Nous restons du côté chaud sous influence anticyclonique. Mais cet air chaud est surtout présent en altitude, au-dessus d’une inversion, avec 9°C vers 1800 mètres. En dessous, les vents d’ouest à nord-ouest tempèrent fortement cette chaleur, mais nous gagnons malgré tout 1 à 2°C par rapport à la veille.
Dans l’air purement maritime en dessous de l’inversion, le ciel est très nuageux à couvert avec des stratocumulus (parfois aussi stratus en début de journée), qui distillent parfois un peu de pluie ou de bruine.
Avec 15 à 17°C en plaine et 10 à 11°C sur les hauteurs, les températures sont toujours au-dessus des normes saisonnières… pour la dernière fois au cours de ce mois d’octobre !

Le 25 octobre 2018, nous nous trouvons toujours du côté chaud, avec le front qui ondule au nord de nos régions. Mais les températures élevées, nous ne les retrouvons plus qu’en altitude. Et encore… La baisse progressive des pressions fait lentement baisser les températures en altitude aussi, par effet adiabatique.
En surface, les vents d’ouest acheminent un air humide et frais, sous un ciel couvert de stratocumulus. Quelques rares éclaircies sont observées, principalement dans l’extrême nord-ouest et l’extrême sud-est du pays. 
Les températures maximales ne dépassent plus 12 à 13°C en plaine et 8 à 9°C sur les hauteurs. Mais l’air (encore) relativement chaud présent plus haut en altitude empêche toujours les précipitations (excepté de faibles quantités), ce qui fait que le déficit ne se résorbe toujours pas.

Le 26 octobre 2018, un front froid traverse le pays et, cette fois-ci, l’air froid se manifeste aussi en altitude. C’est surtout au niveau 700 hPa et 500 hPa que la chute des températures est la plus évidente avec, au niveau 700 hPa, une température qui passe de –1°C à –12°C et, au niveau 500 hPa, de –17°C à –26°C.
Lors du passage du front, le temps devient radicalement différent : on passe d’un régime stable à un régime instable, en premier lieu au littoral où la transition est très visible avec des stratocumulus qui sont peu à peu remplacés par des cumulus et cumulonimbus accompagnés d’averses, tandis que les éclaircies se dessinent de mieux en mieux aussi.
À l’intérieur des terres, la transition se fait plus tardivement avec des stratocumulus qui persistent, mais en fin d’après-midi ou en soirée, on observe des averses : les premières précipitations dignes de ce nom !
À Essen, il tombe 10,3 mm d’eau, et 8,1 mm à Retie tout comme à Kruishoutem, et 8,0 mm à Middelkerke. Mais comme d’habitude par temps d’averses, il n’y en a pas pour tout le monde. Principalement le sud et l’est du pays connaissent peu ou pas de précipitations, mais la situation est très variable ailleurs aussi. À Retie par exemple, il tombe régulièrement des averses, d’intensité variable, pendant une bonne partie de la nuit. À Chièvres, les averses se concentrent presque exclusivement sur le début de la soirée. Angleur passe entre les mailles du filet (0,0 mm), tout comme Hastière (0,1 mm).
Les températures maximales se situent souvent autour de 12°C en plaine et de 5 à 6°C sur les hauteurs. Mais avec le passage du front, la température perd plusieurs degrés. Le vent souffle d’ouest à sud-ouest, mais s’oriente très nettement au nord-ouest au littoral après le passage du front.

Le 27 octobre 2018, dans l’air polaire à l’arrière du front, les températures sont froides pour la saison en altitude, avec –2°C au niveau 850 hPa, –12°C au niveau 700 hPa et temporairement –29°C au niveau 500 hPa.
Au-dessus d’une mer du Nord dont les eaux ont une température de 14°C le long des côtes et même de 15°C au large, cela génère pas mal d’instabilité. Et comble du paradoxe, les températures le long du littoral sont plus basses que bon nombre de températures à l’intérieur des terres, avec des maxima ne dépassant pas 9,4°C à Zeebruges, 8,8°C à Middelkerke et 8,9°C à Coxyde (pour 10,4°C à Anvers et 10,3°C à Stabroek, par exemple).
Mais ce n’est un paradoxe qu’en apparence. Les très nombreuses averses formées par ce contraste thermique génèrent pas mal de courants descendants froids entraînés par les précipitations convectives, et les éclaircies sont trop brèves pour que la température ait le temps de remonter entre les averses.
Ces maxima bas concernent aussi l’ensemble des plaines flamandes occidentales, où les éclaircies sont rares. Notamment Passendaele ne dépasse pas 7,0°C. Ailleurs, de meilleures éclaircies entre des averses plus espacées permettent encore parfois aux maxima d’atteindre, voire de légèrement dépasser les 10°C (le plus haut : 12,4°C à Kleine Brogel).
On peut même dire qu’à l’intérieur des terres, les averses se rassemblent vaguement le long d’une ligne orientée sud-ouest – nord-est et que pas mal de stations passent entre les mailles du filet en recevant peu ou pas de pluie. On voit d’ailleurs bien aux cotes de précipitations comment celles-ci diminuent rapidement vers l’intérieur des terres, avec 20,3 mm à Coxyde, 11,8 mm à Passendaele, puis nulle part au-dessus de 10 mm plus loin à l’intérieur.
En Gaume, il fait froid avec des maxima de 6,2°C à Aubange et de 4,8°C à Buzenol. L’air s’est stabilisé, il fait gris avec des stratocumulus, doublés parfois de quelques cumulus en raison d’une instabilité résiduelle dans les basses couches. Sur les hauteurs, il fait plus froid encore avec 3,3°C à Mont-Rigi et 3,6°C à Saint-Hubert. Le ciel est très gris aussi, mais là, avec un peu plus de nuages convectifs. Les vents soufflent en moyenne de nord-ouest, avant de s’orienter au nord-est en cours de nuit. 

Malgré la reprise de précipitations dignes de ce nom depuis quelques jours,
la sécheresse reste encore bien présente au sud et à l'est de notre pays,
comme ici, au barrage de la Gileppe, ce 28 octobre
 2018.
Photo : Alexis Papapanayotou.
 

Le 28 octobre 2018, entre des basses pressions sur la Méditerranée occidentale et un long anticyclone s’étendant des Açores à la Scandinavie s’établit une circulation de nord-est acheminant de l’air polaire très froid, maritime à l’origine mais continentalisé entre-temps.
Le temps est nuageux avec d’une part un voile d’altitude avec cirrus et parfois cirrostratus, et d’autre part une quantité variable de stratocumulus et de cumulus, parfois fractus. En fin d’après-midi, on note aussi quelques bancs d’altocumulus. Au littoral, le temps est beau avec quelques cirrus et de rares cumulus.
Le vent est pénétrant et les températures, basses avec des minima de 1 à 3°C en plaine et de 0 à –1°C sur les hauteurs, et des maxima de 8 à 9°C sur l’ouest, de 6 à 7°C sur le centre et l’est, et de 3 à 4°C sur les hauteurs.

Le 29 octobre 2018, les basses pressions méditerranéennes tendent à remonter vers le nord, tandis que l’anticyclone développe un noyau de plus en plus puissant sur l’est de la Scandinavie. 
Le vent pénétrant de nord-est à nord reprend sur nos régions après avoir temporairement faibli. Les maxima baissent encore un peu, et n’atteignent plus que des valeurs de 5 à 6°C en plaine et de 2 à 3°C sur les hauteurs. Même si ce ne sont pas des records, il s’agit là de maxima très bas pour un mois d’octobre. Cette couche d’air froid devient cependant sans cesse moins épaisse, et n’atteint plus qu’un millier de mètres en soirée.
Cela a une conséquence directe sur les nuages, qui forment une nappe de stratocumulus fort gris en dessous de l’inversion. Seul le littoral connaît encore quelques éclaircies en début de matinée. Les précipitations, quand il y en a, sont très faibles. Mais ça va changer très bientôt…

La situation atmosphérique de ce 30 octobre 2018 est extrêmement complexe. 
Nous avons un noyau dépressionnaire très marqué, qui se trouvait la veille au soir sur l’ouest de la Suisse, et qui est remonté vers le nord au cours de la nuit du 29 au 30 pour passer tout juste à l’est de notre pays le matin du 30. Une perturbation frontale à secteur chaud très ouvert (il s’agit même de fronts dédoublés) amène de l’air extrêmement chaud pour la saison sur l’Allemagne. À l’aéroport de Berlin Tegel, la température monte en flèche pour atteindre 19°C à 10 heures du matin et passer la barre des 20°C avant 11 heures, ce qui est énorme pour la saison. Pendant la nuit, la température atteignait déjà 13°C au niveau 850 hPa (1333 m) au-dessus de Berlin. 
De cet air chaud, il ne reste plus grand-chose au-dessus de la Belgique, mais on en retrouve quand même encore des traces en altitude au niveau de l’occlusion avec des températures qui, durant la nuit, montent à 4-5°C entre 1000 et 1500 mètres, au-dessus de l’air froid des basses couches qui nous est amené par des vents de nord-est.
Cet air (un peu plus) chaud disparaît de notre ciel après le passage de l’occlusion, avec un isotherme de 0°C que l’on retrouve alors vers 700-800 mètres d’altitude environ. Cela ne suffit pas pour la neige, même pas en Haute-Belgique, sauf…

Les très fortes précipitations, tombant dans un air à 3-4°C dans les basses couches dans l’Entre-Sambre-et-Meuse refroidissent fortement cet air pour trois raisons :

1) La fusion de la neige en altitude emprunte de la chaleur à l’air, qui se refroidit et amène donc le niveau de fusion de la neige à une altitude de plus en plus basse. L’air dans les basses couches se refroidit à son tour des suites de cette fusion, ce qui rabaisse encore ce niveau de fusion (c’est-à-dire le niveau où la neige se transforme en pluie). Par fortes précipitations, ce refroidissement peut être conséquent et, si l’on se rapproche de 0°C, la pluie se transforme en neige.
2) La conduction thermique de la pluie et de la neige joue un rôle aussi dans le refroidissement de l’air. Cette conduction sera d’autant plus grande que les précipitations sont abondantes.
3) La baisse de pression à l’approche du noyau de la dépression (qui est passée très près de chez nous) contribue également au refroidissement de l’air, par la détente cette fois-ci (refroidissement adiabatique).
Ces trois conditions, en matinée, sont réunies dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, ce qui fait qu’il neige là jusqu’à très basse altitude, et rien que là ! Ailleurs, c’est la masse d’air en général qui détermine le temps, et elle n’est tout juste pas assez froide.

Selon l'IRM, l'épaisseur de la neige a atteint temporairement 6 cm à Presgaux (Couvin). À Florennes à 7 heures du matin, on mesurait 1 cm et, selon des chiffres officieux, la couche y aurait atteint 4 cm à 10 heures. De même, des chiffres officieux font état d'une couche de 8 cm à Dourbes. En tout cas, il faut remonter à au moins 1950 pour retrouver un enneigement dans cette région en octobre !
Des chutes de neige fondante (sans accrocher au sol) sont également observés en dehors de cette zone, notamment dans la région gantoise et un peu au sud de Bruxelles (Alsemberg).
Ces précipitations hivernales, et la bulle d’air froid qui les accompagne, se déplacent ensuite vers l’Ardenne, mais en remplissant de moins en moins les conditions précitées, ce qui fait que la limite de la neige remonte à 400-500 mètres d’altitude. L’enneigement, l’après-midi, est mince mais (presque) complet à Mont-Rigi, Wirtzfeld, Fraiture et Bastogne. À Wideûmont et Beausaint, il s’agit de traces de neige. Encore plus bas, il ne tombe plus que de la neige fondante, comme par exemple à Dolembreux (242 mètres – hauteurs de Liège).
Pendant ce temps, la neige au sol diminue dans l’Entre-Sambre-et-Meuse. Vers 15 heures, elle a presque disparu à Cerfontaine ; à Dourbes, elle résiste mieux, mais ne tarde pas à fondre aussi dans les heures qui suivent.
En effet, sous l’influence d’air maritime, les températures remontent par la suite, dès le début de l’après-midi sur l’ouest du pays et en fin d’après-midi sur l’est. Les températures maximales, finalement, atteignent 8 à 10°C en plaine et 4 à 5°C sur les hauteurs. La Gaume affiche 6°C.

Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse le temps est couvert avec des nimbostratus, d’aspect gris clair uniforme sous les chutes de neige, puis sombre avec fractus (très) visibles sous la pluie. À Cerfontaine, le sol est couvert de neige jusqu’à la mi-journée, ensuite cette neige se détériore sous la pluie et finit par disparaître en fin d’après-midi / début de soirée. À Dourbes, on peut déjà parler d’un (relativement) épais manteau neigeux en matinée, qui fond aussi durant l’après-midi, mais le sol est encore à moitié recouvert de neige à la tombée du jour. À Cour-sur-Heure, la couche de neige est très mince et temporaire.
Les autres régions de Basse et Moyenne Belgique connaissent un nimbostratus pluvieux avec fractus et parfois, temporairement, des « rouleaux » de stratocumulus épais. En cas de chutes de neige fondante, le ciel est plus uniforme et plus blanchâtre.
En Ardenne, on observe d’abord des stratocumulus / nimbostratus avec fractus, puis un ciel gris-blanchâtre uniforme sous la neige, puis à nouveau gris avec fractus quand la neige se retransforme en pluie.

Une poussée d’air chaud sur l’Autriche et l’Allemagne, qui finit par concerner l’extrême sud de la Suède, repousse loin au nord l’air froid de la Scandinavie. De l’autre côté de la dépression, par compensation, cet air redescend loin vers le sud, vers nos régions et vers la France, où cet air se mélange aussi à de l’air maritime froid et perturbé, refroidi encore davantage par détente au sein de la dépression. Résultat des courses : des pluies froides et, sur certaines régions de notre pays (cf. conditions supplémentaires précitées), une neige inhabituellement précoce !
En outre, les contrastes thermiques décrits ci-dessus contribuent à activer les zones de pluie (de neige) et donc, les quantités de précipitations. Cet épisode donnera pour finir 36,8 mm de précipitations à Dourbes ; 36,0 m à Ostende ; 34,8 mm à Beitem ; 30,2 mm à Uccle et 30,0 mm à Gosselies pour ne prendre que les valeurs = 30 mm. Il s’agit de données concernant l’épisode proprement dit, c’est-à-dire la nuit du 29 au 30 et la journée du 30, soit la période de 19h le 29 à 19h le 30 (relevés synoptiques). Si l’on prend la période de mesure climatologique, plus classique, qui va de 8h à 8h, les quantités se répartissent sur 2 périodes, avec un maximum de 23,1 mm à Uccle pour la période du 29/10 à 8h au 30/10 à 8h, et un maximum de 17,7 mm à Bièvre pour la période du 30/10 à 8h au 31/10 à 8h.
Aux relevés de 10 heures de ce 30 octobre, on note 4 cm de neige à Florennes. C'est la seule occurrence de neige en octobre à cette station, depuis que les données sont disponibles (1973). Il est probable qu'il faille remonter à 1950 pour trouver de la neige (épaisseur mesurable) dans cette région en octobre.

Le 31 octobre 2018, les basses pressions et les perturbations qui y étaient associées s’éloignent rapidement vers le nord au-dessus de la Mer du Nord et de la Scandinavie et finissent par disparaître des cartes météorologiques. Une nouvelle perturbation à caractère de front chaud nous arrive depuis le sud, mais elle est très faible.
Les températures remontent mais restent modeste, avec des maxima de 11-12°C en plaine et de 8-9°C sur les hauteurs. Mais d’abord, la nuit a été fort froide dans l’extrême sud du pays, avec –3,2°C à Aubange.
Le ciel est d’abord voilé de cirrostratus / altostratus, qui s’effilochent ensuite en belles éclaircies. Puis le ciel devient très nuageux avec altocumulus et stratocumulus sous un nouveau voile d’altitude. Au littoral, le ciel est plus clair, avec juste quelques bancs d’altocumulus, puis un voile plus léger constitué essentiellement de cirrus. Au sud et à l’est du pays par contre, le ciel est plus nuageux avec de nombreux altocumulus / stratocumulus, et en plus des brumes matinales.
Ici et là, on note quelques gouttes de pluie, avec en général quelques dixièmes de millimètres au plus. Quelques points, ici et là, ont davantage de pluie. Le vent, quant à lui, souffle essentiellement de sud-est. 

Cerfontaine sous quelques centimètres de neige en matinée du 30 octobre 2018.
De la neige au sol en Moyenne Belgique reste quand même l'exception en octobre.
Photo : Webcam MeteoBelgique de Cerfontaine.
 

Ceci termine un mois où les circulations d’ouest ont à nouveau été aux abonnés absents. Une petite tentative les 1er et 2 octobre, avec un front froid suivi d'une nouvelle perturbation frontale, a vite échoué devant un anticyclone étouffant presque dans l’œuf cette tentative par un rejet vers le nord de ce nouveau train de perturbations.
Une seconde tentative, le 11 octobre, échoue rapidement aussi en raison d’un flux devenant de plus en plus méridional et des perturbations restant bien à l’ouest. L’ex-tempête tropicale « Leslie » y est peut-être pour quelque chose. Il s’ensuit un temps en moyenne très ensoleillé pendant ces deux décades, avec des températures élevées, et temporairement extrêmement élevées pour la saison.

 Les dégradations du temps de la 3e décade, qui ont donné quelques pluies, ne sont pas non plus le fruit de circulations zonales classiques, mais de circulations de nord-ouest, voire de nord. Quant aux fortes pluies des 29-30 octobre (et encore, il n’y en a pas eu pour tout le monde), elles sont l’œuvre d’une situation atmosphérique complexe qui n’a rien à voir avec nos pluies habituelles (qui auraient alors été issues d’un front certes fort actif, mais en provenance de l’ouest).
Des contrastes thermiques (brèves périodes froides) tempèrent les moyennes de températures, et des pluies occasionnelles donnent ici et là des totaux pluviométriques qui semblent tout à fait raisonnables, mais cela ne fait que masquer en partie le côté exceptionnel et inédit des situations atmosphériques que nous sommes en train de vivre et qui perdurent depuis (quasiment) le début de l’année. 

Vu sous cet angle, même la grande année 1976 a été moins anormale que celle-ci. Peut-être 1921, au vu des précipitations, a été équivalente en termes d’anomalies. Une comparaison sur base des cartes de l’époque, corroborées par les réanalyses, pourrait être intéressante pour voir s’il y a vraiment des ressemblances. Cependant, si novembre, et puis décembre continuent sous un régime anticyclonique, le côté exceptionnel de 1921 passera à son tour à la trappe au profit de 2018 et ce, même si des contrastes thermiques ou de fortes pluies occasionnelles devaient « égaliser » les statistiques. 

En tout cas, le côté inquiétant de ce qui se passe avec notre météo est indéniable.

 

 Écart aux normales des températures et précipitations pour l'Europe occidentale.

 temperature octobre 2018 
Écart des températures moyennes mensuelles par rapport aux normales (en °C)

 precipitations octobre 2018 
Pourcentages des précipitations mensuelles par rapport à la normale (100)

Source : NOAA

Comparaison avec nos tendances saisonnières.

La tendance annoncée pour le mois d'octobre fut tout à fait conforme à ce qui avait été annoncé.
La tendance anticyclonique fut belle et bien présente et comme annoncé, présente soit à l'est de nos régions, soit sur l'Atlantique. Les pluies furent dès lors bien anecdotiques jusqu'en cours de dernière décade durant laquelle, comme prévu, les dépressions furent plus pressantes pour affaiblir les anticyclones, et c'est ce qu'elle firent. Résultat, comme prévu une seconde décade plus chaude que la normale et souvent bien ensoleillée, et au final un mois légèrement plus chaud, plus sec et plus ensoleillé que la normale, tel que nous l'avions prévu.

Les Tendances saisonnières pour octobre 2018
(publiées le 30 septembre pour nos abonnés Premium)



octobre 2018

Indice confiance : 70%
Confirmation d'un mois anticyclonique, fin du mois sans doute plus perturbée.
Température
(écart à la normale)
Légèrement supérieure à la normale
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Précipitations
(% de la normale)
Légèrement inférieures à la normale
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Insolation
(% de la normale)
Légèrement supérieure à la normale
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Résumé 1ère décade 2ème décade 3ème décade
Type de temps
Température

Proche de la  normale Confirmation pour octobre de ce que nous annoncions lors de nos précédentes analyses: octobre 2018 sera souvent sous dominance anticyclonique, seule la fin du mois devrait voir l'arrivée de plus en plus pressante, de perturbations atlantiques.

Ce n'est pas le temps des deux premiers jours du mois, certes plus maussade, qui prévaudra durant cette première décade : les conditions anticycloniques, ainsi qu'une certaine douceur diurne seront le plus souvent le scénario majoritaire.
Ces conditions devraient se prolonger toute la seconde décade : les pluies seront rares et anecdotiques durant cette période; les températures oscilleront selon le placement des anticyclones : plus frais si nous sommes dans des courants continentaux (anticyclones au nord de nos régions), plus doux si nous sommes dans des courants plus méridionaux (anticyclones placés à l'est de nos régions). La dernière décade s'annonce plus incertaine, avec les dépressions qui tâcheront de se rapprocher de plus en plus de notre pays, affaiblissant les anticyclones qui avaient jusque là, mis nos régions à l'abri des dépressions.

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