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Niveau : initié

Introduction

Après l’été tout à fait hors normes de 2003, l’été 2006 était parti pour devenir encore plus caniculaire et à battre à plate couture tous les grands étés de l’histoire belge, comme 1947, 1976 et, justement, 2003.

Pourtant, au beau milieu de l’été 2006, le 1er août pour être précis, tout prit une autre direction et, après un mois de juillet extrêmement chaud, le mois d’août fut extrêmement pluvieux et peu ensoleillé. Par la suite, septembre redevint très chaud et très sec, mais en raison de ce mois d’août complètement pourri, la belle saison de 2006 perdit le prédicat de grand été.

Les débuts de l’été, en l’occurrence les premiers jours de juin, se sont également révélés peu prometteurs. Le 1er juin a été une journée particulièrement froide, avec des maxima compris entre 11 et 12°C dans la plupart des régions de la Basse et Moyenne Belgique, et même seulement 10,0°C comme maximum à Grammont. En Ardenne, il a fait beaucoup plus froid encore, avec 6,2°C à Saint-Hubert et à Hockay, et 6,5°C à Mont-Rigi. Certaines de ces valeurs peuvent être qualifiées d’exceptionnelles.

La nuit d’après, la température a frôlé le 0°C dans les zones d’éclaircies, mais une semaine plus tard, il a commencé a faire chaud, sec et ensoleillé avec déjà une véritable vague de chaleur (5 jours 25°C dont 3 jours 30°C) entre le 9 et 13 juin. Ce dernier jour, l’ouest du pays a été affecté par des températures particulièrement élevées, avec 32,1°C à Beitem et 32,6°C à Kruishoutem. L’apothéose, cependant, est réservée pour le mois de juillet, qui est l’un des mois les plus ensoleillés, et le mois le plus chaud de tous les temps en Belgique. À Uccle, la moyenne du mois s’est élevée à 23,0°C, ce qui est plus d’un degré au-dessus du précédent record de 21,8°C, datant de 1994. Par ailleurs, la moyenne des maxima s’est élevée à 28,6°C et la moyenne des minima, à 17,3°C. Les 36,2°C du 19 ont été la plus haute température jamais relevée à Uccle en juillet, et la deuxième plus haute température dans l’absolu, après les 37,4°C du 27 juin 1947. En outre, on a relevé une très longue vague de chaleur, d’une durée de 16 jours, s’étendant du 15 au 30 juillet. Une telle durée n’a été dépassée qu’en de rares occasions, comme en 1947 (19 jours), ainsi qu'en 1976 et 1997 (17 jours).

Ailleurs dans le pays, la moyenne des maxima s’est située le plus souvent entre 28 et 29°C en Basse et Moyenne Belgique. En Campine, il a fait plus chaud encore, avec une moyenne des maxima de 29,9°C à Lanaken et de 30,7°C à Kleine Brogel. Dans cette dernière station, la vague de chaleur a duré tout le mois, soit 33 jours si l’on comptabilise également les 29 et 30 juin, appartenant déjà à cette vague de chaleur.

Pendant cette période, le thermomètre a en outre dépassé les 30°C à 19 reprises, avec un maximum de 37,8°C observé le 19. Au niveau du pays cependant, des températures encore plus élevées ont été localement observées durant la grande canicule de 2003, avec 38,6°C à Aubange. De même, la série des 16 jours de chaleur consécutifs de 1976 n’a pas été battue, puisque les 19 jours en question n’appartiennent pas à une série continue.

Et c’est ici qu’il convient de relativiser le record de 2006, car si les précédents records ont été battus à plate couture, c’est principalement dû au fait que la chaleur tombait pile poil sur un mois calendrier. Si l’on considère des périodes très chaudes de 31 jours qui, le plus souvent, tombent à cheval sur deux mois, l’on trouve à Uccle au moins deux périodes de canicule équivalentes à celle de 2006, l’une en 1976 et l’autre… en 1911. Sur les 31 jours situés entre le 20 juin et le 20 juillet 1976, la moyenne de température s’élève à 22,9°C, soit seulement 0,1°C de moins qu’en juillet 2006. La moyenne des maxima, sur cette période de 1976, est même plus élevée avec 28,9°C. La période du 20 juillet au 19 août 1911 présente aussi, avec 28,7°C, une moyenne de maxima un rien supérieure à celle de juillet 2006 (toutes les données anciennes ont été homogénéisées selon les méthodes de l'IRM). Les minima, par contre, sont un peu plus bas, ce qui fait que la moyenne est un fifrelin plus basse aussi. Cela signifie que le caractère exceptionnel de la période du 1 au 31 juillet 2006 reste conservé, mais sort bien moins du lot que les moyennes calculées par mois calendrier.

Dans le sud du pays, la période du 14 juillet au 13 août 2003 peut aussi être considérée comme équivalente à la canicule de 2006. Voir ci-dessous les données d’Arlon (moyenne des minima et des maxima), respectivement en 1976, 2003 et 2006 :

20/06 – 20/07/1976 : 16,7°C/29,5°C
14/07 – 13/08/2003 : 16,1°C/28,8°C
01/07 – 31/07/2006 : 16,7°C/28,5°C

Comme on peut le constater, c’est l’été légendaire de 1976 qui remporte nettement la palme de la période de 31 jours la plus chaude jamais observée. Malheureusement, nous ne disposons pas des données de 1911 pour cette station.

En tout cas pour 2006, même si une très importante période caniculaire a manifestement eu lieu, elle n’en a pourtant pas fait un véritable grand été, comme en 1911, 1947, 1976 et 2003, où la chaleur revenait et revenait encore après de brèves interruptions plus fraîches.

En 2006, c’est tout le mois d’août qui a été frais et, surtout, extrêmement pluvieux et peu ensoleillé. En d’autres termes, les records sont à nouveau là, mais absolument pas pour les mêmes paramètres. Avec seulement 94 h 30 de soleil à Uccle, il s’agit du mois d’août le plus sombre depuis le début des observations héliographiques en 1887. Ailleurs dans le pays, c’était souvent pire encore, avec 92 h 00 à Bierset, 81 h 57 à Dourbes et seulement 77 h 30 à Saint-Hubert. Pour toutes ces stations, c’est moins que l’insolation normale d’un mois d’octobre. Seul le littoral a bénéficié d’une insolation (un peu) plus raisonnable avec 137 h 40.

Au niveau de la pluviosité, Uccle a noté la deuxième valeur la plus élevée pour un mois d’août, avec 202,3 mm (231,2 mm en 1996). Non loin de Bruxelles, à Brussegem, on a même recueilli 258,4 mm d’eau au cours du mois d’août 2006. En de très nombreux endroits, les cotes mensuelles tournaient autour des 200 mm, tandis que les 300 mm ont été dépassés dans les Hautes Fagnes, avec 320,2 mm. Seul l’ouest du pays a été un peu épargné, avec des cotes entre 100 et 150 mm, en raison du célèbre effet d’écran formé par les Îles Britanniques par courants de nord-ouest.

Il convient aussi de noter la répétition de phénomènes météorologiques violents au cours de ce mois d’août. Des orages ont été observés dans le pays 25 jours sur les 31. Et sur ces 25 jours, 21 ont mené à des dégâts plus ou moins importants quelque part dans le pays. Le 17 août, la plage de Zeebruges est blanche comme en hiver à la suite d’une averse de grêle. Le 21 août, on observe une tornade entre Marchin et Tinlot en province de Liège. Le 24 août, on note de très fortes averses en de nombreux endroits du pays. Le 25 août, une trombe marine est signalée à Blankenberge à 4 heures du matin. Le 28 août, une nouvelle trombe marine est observée, cette fois-ci, à Knokke-Heist vers 18 heures. Enfin le 29 août, une tornade sévit vers 13 heures dans la région de Tubize.

La tornade de Tubize
Photo : anonyme

Au niveau des températures, le mois est partout trop frais, à l’exception du littoral où, par des effets de retour des eaux côtières trop chaudes, les moyennes restent légèrement supérieures aux normes. Le déficit est le plus marqué sur les hauteurs ardennaises en raison de l’air qui est souvent froid surtout en altitude.
 
Tentons à présent d’expliquer le pourquoi d’un été aussi contrasté. Dans une première approche, on peut dire qu’en juillet, un anticyclone sur le continent était sans cesse renouvelé par des cellules anticycloniques qui se détachaient de l’anticyclone des Açores et qui passaient soit sur nos régions, soit au nord de celles-ci.

 

Situations atmosphériques du 13 au 18 juillet 2006
Source KNMI

Entre ces cellules, on notait de petites perturbations, souvent à caractère orageux, qui ne détérioraient que très temporairement le temps sur nos régions. On peut dire que l’afflux d’air général était du sud-ouest, avec un apport massif d’air chaud d’origine tropicale. Dans les basses couches, le courant se continentalisait en outre, avec des vents soufflant souvent d’est, ce qui renforçait encore la chaleur. Ce n’est qu’au moment du remplacement des cellules que le vent, dans les basses couches, soufflait parfois du nord ou du nord-est, avec un rafraîchissement très provisoire du temps.

En août par contre, l’anticyclone restait calé sur l’océan et ne nous envoyait plus de crêtes dignes de ce nom.

Situations atmosphériques du 3 au 8 août 2006
Source : KNMI

D’où une circulation presque constante de nord-ouest vu la position de l’anticyclone, avec son lot de perturbations et de zones d’instabilité. Dans un deuxième temps, les perturbations avaient même tendance à rester coincées au-dessus de notre pays, avec de l’air fort frais stagnant plus ou moins sur nos régions.

En altitude, cette évolution a été liée par des situations souvent fort bloquées avec, en juillet, une crête se situant généralement à l’est de nos régions, nous plaçant du côté chaud, alors qu’en août, après quelques jours de circulation zonale (du 30 juillet au 2 août), la crête se situait généralement à l’ouest de nos régions, nous plaçant du côté froid. En outre le creux, rempli d’air froid en altitude, se situait dans un premier temps à l’est de nos régions, puis juste au-dessus de nos régions, avec des circulations se fermant progressivement pour former de véritables gouttes froides. La fin du mois a été caractérisée par une circulation plus zonale, avec toutefois le flux principal passant au sud de nos régions, ce qui nous plaçait à nouveau d’un fort mauvais côté. D’où la quasi-constance du mauvais temps tout au long de ce mois d’août. La combinaison du ciel très nuageux et de l’origine froide des masses d’air aurait dû donner une température moyenne exceptionnellement basse. Mais, en raison des effets de retour du mois de juillet torride, le froid n’a été que modéré. En contrepartie, l’extrême pluviosité et la violence des phénomènes orageux est à attribuer, entre autres, aux températures trop élevées dans les basses couches par rapport à la nature des masses d’air, d’où une instabilité accrue.

Voyons à présent, au jour le jour, les périodes les plus intéressantes de cet été 2006.

 

 

Analyse de la situation au jour le jour

12 juillet 2006

Même si le début du mois a déjà été bien ensoleillé, le 12 juillet marque, dans quasiment toutes les régions, le début d’une période de grand beau temps, avec des insolations presque maximales pendant 10 jours consécutifs. En effet, après le passage d’un faible front froid la veille (11 juillet), l’anticyclone des Açores pousse rapidement une crête vers nos régions, qui formera ensuite un petit noyau sur le Danemark. Nous sommes dès lors sous l’influence de courants continentaux au départ frais, mais qui sont fortement réchauffés par le bas sur un sol exposé à un soleil généreux.

Le temps est donc très agréable, avec un petit vent d’est à  nord-est et des températures de 26 à 27°C en Basse et Moyenne Belgique, de 24°C dans les Hautes Fagnes et jusqu’à 29°C en Gaume. L’instabilité des basses couches, associée à une humidité résiduelle, permet la formation de quelques cumulus humilis, qui butent contre l’inversion de subsidence. Au-dessus, on note des cirrus qui, temporairement, donnent un ciel un peu voilé. Au littoral, le vent souffle d’est-sud-est le matin sous l’effet de la brise de terre, puis tourne à l’est-nord-est, puis au nord en fin de matinée sous l’effet de la brise de mer. La température, qui atteignait 22°C à ce moment-là, ne montera guère plus, et le vent de mer, qui soufflera à quelques 20 km/h l’après-midi, donnera même une certaine impression de fraîcheur. Le maximum, en fin de compte, atteindra 23°C à Middelkerke et un petit 25°C à Knokke, qui est un peu plus protégée grâce aux presqu’îles de Zélande.


13 juillet 2006

Un nouveau petit front froid, lié au développement d’une nouvelle cellule anticyclonique, cette fois-ci sur les Îles Britannique, reste temporairement au nord de nos régions et ne nous affecte pas encore.

Nous restons donc sous l’influence de courants modérément chaud, où l’air continental se mélange un peu à l’air maritime. Ça n’empêche pas le temps d’être très beau, avec des températures similaires à celles de la veille. On note encore quelques cirrus, accompagnés de rares altocumulus et stratocumulus, avant que le ciel ne se dégage complètement en soirée. Les cumulus ne se forment plus que sur les reliefs ardennais. Ailleurs, l’instabilité n’est plus suffisante pour former des nuages convectifs.

Le vent, qui souffle de nord-est à nord le matin, tourne graduellement au nord-nord-ouest l’après-midi. Au littoral, le vent vient de l’ouest le matin, et tourne graduellement au nord en se renforçant. L’après-midi, la brise de mer souffle à 30 km/h avec des rafales jusqu’à 40 km/h. La température, qui atteignait encore 21 à 22°C en début d’après-midi, descend par la suite à des valeurs proches de 20°C. Cette fraîcheur est compensée par du très beau temps, avec de rares cirrus. En soirée, on observe quelques stratus fractus liés à la turbulence de l’air au-dessus de la mer. Le vent, alors, se renforce encore un peu.


14 juillet 2006

Le front froid passe en fin de nuit sans donner de précipitations, tandis que le nouvel anticyclone gonfle très fort sur les Îles Britanniques et la Mer du Nord. Le matin, on observe encore d’importante nappes de stratocumulus vers 500 mètres d’altitude. Mais ceux-ci se déchirent rapidement, se transformant en cumulus humilis qui se résorbent à leur tour. L’après-midi, le ciel est quasi serein partout, avec quelques cirrus isolés. Le vent de nord-est souffle par rafales, avec des pointes jusqu’à 50 km/h l’après-midi. Il fait donc moins chaud, toutefois grâce au soleil, on observe encore 23-24°C à l’intérieur des terres. À la côte, les stratocumulus matinaux se sont dispersés encore plus vite qu’ailleurs, faisant place à un temps très ensoleillé mais froid, avec un vent de nord-est tournant au nord-nord-est l’après-midi, avec des vitesses moyennes de 30 à 40 km/h et des rafales frisant les 60 km/h. Il n’est donc pas étonnant que la température ne dépasse guère les 20°C, à l’exception de la zone de Knokke qui, grâce à l’excroissance territoriale de la Zélande, bénéficie à nouveau d’une protection et de températures atteignant 24°C.

La Gaume, quant à elle, est protégée derrière les massifs de l’Ardenne et de l’Eiffel et connaît localement des températures de 27°C. Dans cette région, la vague de chaleur officielle est déjà en cours depuis le 9 juillet (et depuis le 29 juin en Campine).

Les sondages montrent d’ailleurs bien combien cet air maritime frais concerne une mince couche de l’atmosphère. À 14 heures à De Bilt (Pays-Bas), l’inversion se situe vers 1200 mètres tandis que près de Paris, elle se situe à seulement 800 mètres. Chez nous donc, cette inversion est à 1000 mètres environ.


15 juillet 2006

L’anticyclone, centré le matin sur la Mer du Nord, se retrouve sur la Scandinavie le soir et nous envoie des courants de plus en plus continentaux. L’air redevient plus chaud (26-27°C au centre du pays) et surtout plus sec. À Spa, en début de soirée, l’humidité chute déjà à 26%. Il n’est donc pas étonnant que les cumulus ne se forment nulle part, d’autant plus qu’on observe une inversion de subsidence vers 1300-1400 mètres. Seuls quelques cirrus garnissent le ciel et la visibilité est extraordinaire, surtout en Ardenne. Le vent est un peu irrégulier, avec des rafales, et souffle de nord-est à est. Au littoral, la résultante du vent général et de la brise de mer donne l’après-midi un vent de nord-nord-est assez soutenu, de 30 km/h, avec des rafales jusqu’à 45 km/h. Ceci limite les températures maximales à 21°C à Middelkerke et 24°C à Knokke.

En altitude, l’air est chaud et n’a jamais cessé de l’être, depuis le 12 juillet. En fait, des crêtes anticycloniques chaudes déterminent notre temps en constance dans les hautes couches, et les rafraîchissements, comme celui du 14, ne concernent vraiment que les basses couches.


16 juillet 2006

Le noyau anticyclonique est actuellement sur le Danemark, tandis que cette cellule est bientôt rejointe par un nouveau noyau (chaud cette fois-ci) en provenance de l’anticyclone des Açores. Le vent souffle d’est avec une petite tendance nord-est et diminue légèrement par rapport à la veille, bien que les rafales demeurent présentes. Il faut chaud désormais, et les 30°C sont atteints en de nombreux endroits en Basse et Moyenne Belgique. Par contre, Beauvechain, Deurne et Zaventem n’y arrivent tout juste pas, avec respectivement 29,1°C, 29,6°C et 29,7°C. Dans les Hautes Fagnes, il fait 25°C.

Les taux d’humidité descendent fort bas, avec 25% à Uccle en fin d’après-midi. Le ciel est presque serein partout, avec de rares cirrus. Seul le littoral connaît momentanément un ciel un peu plus voilé avec des cirrus spissatus l’après-midi. Là, le régime de brise de mer est classique par rapport aux circulations d’est : jusqu’à qu’à midi, le vent souffle d’est aussi dans les basses couches, puis le vent s’oriente au nord en se renforçant, avec des vitesses moyennes de 30 km/h et des rafales de 45 km/h.

Le maximum de Middelkerke, de 27°C, est donc atteint vers midi, avant que la température ne redescende vers 23-24°C en après-midi. Sur tout le pays, la visibilité est très bonne, voire extraordinaire.


17 juillet 2006

Un anticyclone à deux noyaux (l’un sur l’Irlande, l’autre sur le nord de l’Allemagne) recouvre une zone juste au nord de nos régions. Ces noyaux faiblissent par la suite et se fondent dans une vaste zone de (relatives) hautes pressions. Cette évolution a pour conséquence le maintien du vent dans le secteur est à nord-est, mais avec une vitesse diminuant sensiblement. Nous restons donc dans l’air continental très sec et on peut parler d’une première journée torride. Voyez les températures : Zaventem, 31,0°C, Deurne, 31,3°C, Uccle, 31,9°C, Chièvres, 32,2°C et Wasmuel (Mons), 34,2°C. À Saint-Hubert, il fait encore 28,6°C. Le tout sous un ciel à nouveau presque serein, avec quelque cirrus. La visibilité diminue un tout petit peu, en raison de la brume sèche. Malgré cette chaleur, une faible inversion de subsidence persiste, et elle ne parvient pas encore à être entièrement résorbée en après-midi.

Au littoral, le faiblissement du vent d’est a pour conséquence que la brise de mer entre en scène plus tôt, en contrepartie elle souffle moins fort. L’après-midi, on observe un vent de nord-nord-est de 20 à 25 km/h, avec des températures qui, dès 11 heures, oscillent entre 24 et 25°C à Middelkerke, sans monter davantage (maximum = 25,0°C).


18 juillet 2006

Avec l’arrivée d’une dépression sur le Golfe de Gascogne, l’anticyclone bascule un peu, avec un faible noyau sur la Mer du Nord et un autre noyau sur la Tchéquie. Ceci fait tourner le vent au sud-est surtout en Haute Belgique, mais même ailleurs, le vent d’est à nord-est prend temporairement une direction sud-est. Ceci nous amène de l’air continental encore plus chaud, avec des températures qui grimpent jusqu’à 33,2°C à Zaventem, 33,5°C à Uccle, 34,0°C à Bierset et 35,2°C à Wasmuel et à Kleine Brogel. Ce qui est plus surprenant, ce sont les hautes températures que l’on note aussi sur l’ouest du pays, avec 33,5°C à Eeklo et 34,8°C à Moerbeke. L’endroit le plus chaud du pays se trouve au nord d’Anvers, à Stabroek, avec 35,7°C. Dans les Hautes Fagnes, à Mont-Rigi, la température atteint encore 29,3°C. À Middelkerke, en raison d’une brise de mer de nord-nord-est qui se lève midi, le maximum ne dépasse pas 27,2°C.

Le ciel demeure pratiquement serein, avec quelques cirrus, et l’humidité de l’air tombe particulièrement bas, avec moins de 18% à Uccle à 20 heures. À 18 heures, on note 17% d’humidité à Spa et 18% à Zaventem. À Florennes, à la même heure, on observe même 16% d’humidité. Ce sont des valeurs extrêmement basses pour la Belgique, parmi les plus basses jamais mesurées. Ce temps de plus en plus chaud et de plus en plus sec n’est pas sans rappeler l’été 1976. Pourtant, petit à petit, la situation évoluera dans un tout autre sens durant cet été 2006. En effet, la crête en altitude qui déterminait le temps stable sur nos régions se décale lentement vers l’est tandis qu’un creux situé sur l’Océan atlantique et qui descend jusqu’au large du Portugal commence à prendre de l’importance pour nous.


19 juillet 2006

C’est la journée de tous les superlatifs. Le creux en altitude au-dessus de l’océan, combiné à la crête recouvrant désormais l’Europe centrale, place notre pays sous l’influence de courants tropicaux directs extrêmement chauds. Au sol, cela se traduit par des hautes pressions peu puissantes s’étendant de l’Algérie jusqu’à l’océan polaire au large de la Norvège (où se trouve un noyau d’origine thermique), tandis qu’une zone de convergence, associée à un creux d’abord sur l’ouest, puis sur le nord de la France, s’approche de nos régions. À l’avant du système se développe un vent de sud-est à sud généralement faible mais irrégulier, avec de petites rafales jusqu’à 30 km/h.

Ce vent nous ramène une bouffée d’air particulièrement chaud. Regardez les maxima : Zaventem, 35,8°C, Uccle, 36,2°C, Eeklo et Beitem, 36,3°C, Bierset, 36,7°C, Wasmuel, 37,2°C, Lanaken, 37,6°C et Kleine Brogel, 37,8°C. Pour de nombreuses stations, il s’agit de la température la plus élevée jamais observée en juillet. C’est le cas d’Uccle notamment, qui dispose d’une série remontant jusqu’en 1886 ! Dans l'ancienne station bruxelloise, à Saint-Josse (1833-1890 – mesures parallèles entre 1886 et 1890), pareille température n'a pas été observée non plus.

Même les Hautes Fagnes connaissent des températures élévées, avec 30,8°C, mais là ce n’est pas un record (celui-ci sera égalé dans quelques jours). Au littoral par contre, il s’agit d’une journée véritablement historique, avec 36,0°C à Coxyde et Middelkerke, 35,7°C à Zeebrugge et 35,6°C à Knokke. Là, le vent de sud-est s’est certes quelque peu infléchi vers l’est des suites de la brise de mer, mais celle-ci n’a pas réussi à s’imposer avant le soir, où elle a soufflé très faiblement de nord-nord-est. À ce moment, ma température atteignait encore 31°C à Middelkerke.

À noter que cet air torride en journée, après avoir affecté notre littoral, s’est retrouvé sur une Mer du Nord dont la température de l’eau est de 18°C seulement. À quelques kilomètres au large, une fine pellicule d’air frais s’est formée au contact de l’eau, formant une mince mais puissante inversion, dont le sommet a généré un dioptre. On a donc pu observer des mirages de bateaux lointains, ce qui est un phénomène exceptionnel à nos latitudes.

L’air a aussi été à nouveau très sec, avec des valeurs extrêmes par endroit. À Florennes, Elsenborn, Kleine Brogel, Uccle et Beauvechain, l’humidité est redescendue en-dessous de 20%, avec seulement 16% à Kleine Brogel à 17 heures.  Il n’est donc pas étonnant que le ciel soit resté longtemps serein en toutes régions. Dans le courant de l’après-midi, l’arrivée d’un air un fifrelin plus humide a permis le développement de cumulus humilis, puis mediocris.

Cumulus humilis au-dessus d'Uccle
Photo : Robert Vilmos

En soirée, le temps devient lourd, avec des températures de 34°C encore à 20 heures au centre du pays. Le ciel est alors très nuageux avec des cirrus denses qui prennent les couleurs douces du soir. En-dessous, quelques altocumulus floccus nettement plus sombres.

Altocumulus floccus sous un voile de cirrus
Photo : Robert Vilmos

Quelques cumulonimbus réussissent à se former, avec une petite activité orageuse donnant peu ou pas de précipitations. Mais des rafales de 40 à 60 km/h sont observées en de nombreux endroits. Au littoral, les orages ont été plus significatifs, avec 9,7 mm d’eau à Coxyde. Là, l’ambiance pré-orageuse a été marquée, avec un ciel s’obscurcissant à l’ouest et un vent devenant très inconstant, avec des rafales (60 km/h) soulevant des nuées de sable. Ceci s’accompagne également d’une chute locale mais importante de la température.

 

20 juillet 2006

Le beau temps revient très vite après ce mini-épisode orageux. Mais l’on se retrouve à l’arrière de la ligne de convergence, et à l’avant d’un front froid qui se désagrège. L’air est donc un peu moins chaud, et surtout nettement plus humide, avec un vent qui souffle à présent d’ouest à sud-ouest. Les températures maximales se situent le plus souvent entre 29 et 32°C en Basse et Moyenne Belgique. À Saint-Hubert, on note encore 28,6°C, mais plus que 26,2°C à Middelkerke.

Outre des altocumulus parfois castellanus, et quelques cirrus, on observe toute la journée 1 à 2 octas de cumulus, le plus souvent mediocris. L’un ou l’autre de ces cumulus parvient à se développer pour former une petite averse en journée. Le soir, alors que les cumulus se résorbent, l’on voit parfois de loin des cumulonimbus en désagrégation. Les précipitations, cependant, dépassent rarement quelques dixièmes de millimètre.

Le littoral connaît encore un peu d’activité orageuse le matin, puis le ciel s’éclaircit avec, là aussi, des cumulus, des altocumulus et des cirrus. La brise de mer se manifeste l’après-midi avec un vent soufflant d’ouest et se renforçant avec des rafales de près de 35 km/h.


21 juillet 2006

Le beau temps persiste grâce à de rapides développements anticycloniques sur l’Europe Occidentale et Centrale. L’air est certes d’origine maritime, mais se réchauffe très fort en se mettant à stagner sur le continent encore surchauffé. Presque partout en Basse et Moyenne Belgique, les maxima remontent jusqu’à 32°C. Localement, les valeurs atteignent même 33-34°C, et presque 35°C en Campine. Dans les Hautes Fagnes, il fait encore 29°C. Le vent est calme ou faible et variable et le ciel, peu nuageux avec des cumulus discrets. Au-dessus : des cirrus uncinus et spissatus.
 
Au littoral, ces conditions sont favorables à un régime de brise de mer. Le vent, variable le matin, s’oriente à l’ouest-nord-ouest, puis tourne graduellement au nord-nord-ouest, nord-nord-est et nord-est à est en soirée. En raison des conditions anticycloniques, cette brise reste relativement faible et la température, l’après-midi, monte à 25°C. Le soir, en raison du basculement du vent vers l’est, de l’air chaud, en provenance de l’intérieur des terres, se mélange à l’air maritime plus frais et le maximum finit par monter jusqu’à 27°C vers 20 heures.


22 juillet 2006

Une première journée orageuse, qui ne marque pas encore la fin du beau temps, mais les valeurs d’insolation, dans les jours à venir, seront souvent déjà un peu moindres.

L’anticyclone continental faiblit rapidement, ce qui permet à une dépression centrée à l’ouest de l’Irlande de prendre le dessus. La perturbation frontale qui lui est associée reste loin à l’ouest, mais deux zones de convergence qui la précèdent affectent successivement notre temps, l’une passant en matinée en donnant déjà des orages significatifs, la seconde passant le soir en donnant des orages particulièrement violents.

Mais d’abord, le matin est particulièrement chaud et lourd, avec des valeurs rarement atteintes à 8 heures du matin. À Uccle et à Kleine Brogel, il fait déjà 22,5°C, tandis sue Spa affiche 23,7°C et Bierset, 23,9°C. Cette température, malgré le ciel très nuageux, va encore grimper jusqu’à des valeurs de 24-25°C, voire même 27-28°C par endroits. On observe en fait des altocumulus épais, surmontés d’une importante nappe de cirrus spissatus. En-dessous, les cumulus se développent rapidement, et s’accompagnent parfois de stratocumulus. Les orages éclatent par la suite, vers 9 heures au littoral, vers 10-11 heures au centre du pays et en début d’après-midi en Ardenne. Le tonnerre est certes modeste mais les pluies ne sont pas négligeables, avec par exemple 9 mm d’eau à Uccle. Quelques petites rafales sont également observées, et la température descend temporairement jusqu’à 19°C.

L’après-midi, les nuages convectifs et les castellanus se résorbent à nouveau et nous avons droit à de très belles éclaircies, avec des cirrus fibratus et spissatus, et de très rares cumulus humilis, presque fractus, dont le développement est arrêté net par une inversion. La température, dans un premier temps, a un peu de mal à remonter, puis remonte quand même en après-midi, jusqu’à 29-30°C. Avec l’humidité résiduelle des orages de la matinée, il fait fort lourd.

Le soir, des cirrostratus envahissent le ciel tandis qu’on voit de très loin, grâce à une visibilité qui est soudain devenue très bonne, le développement de cumulonimbus.

 Photo : Robert Vilmos

Puis, en milieu de soirée, tout se déchaîne, avec un arcus (shelf cloud) impressionnant, suivi de mammatus et d’un ciel d’un noir d’encre à l’heure du coucher du soleil.

La shelf cloud est bien visible ici
Photo : galerie MétéoBelgique (Zum)

Il s’ensuit un orage particulièrement violent, avec une activité électrique imposante, suivi de pluies parfois diluviennes. À Uccle, on relève 18 mm au pluviomètre (rien que pour cet orage-là), qui tombent en très peu de temps. En raison de certaines inondations, on pense qu’il est tombé localement 60 mm d’eau. Officiellement cependant, la plus haute cote est de 34 mm à Dohan, en Gaume.

Enfin un mot sur le climat côtier, où l’instabilité de l’air a été responsable d’une brise de mer de nord-nord-est soutenue et irrégulière, avec des rafales montant jusqu’à 40 km/h. Ceci a fortement inhibé la seconde vague orageuse, qui a certes donné du tonnerre, des éclairs et des rafales de vent, mais pratiquement pas de précipitations. La température maximale de Middelkerke a été de 25°C.


23 juillet 2006

Grâce à une crête anticyclonique à l’arrière de la deuxième ligne de convergence, le beau temps nous revient, même si l’air demeure fort humide. Ceci a pour effet qu’on note des brumes le matin, avec des stratus fractus, puis la formation rapide de cumulus en fin de matinée. Ceux-ci deviennent congestus l’après-midi, avec parfois de très belles « tours » montant haut. Mais peu d’entre elles finissent en orage (en début de nuit). Les précipitations, par ailleurs, se limitent à quelques dixièmes de millimètres là où il s’en produit.

Cumulus congestus
Photo : Robert Vilmos

L’air est maritime et les maxima se situent le plus souvent autour des 27°C. À cause de l’humidité cependant, il continue à faire assez lourd. Le vent est faible, quoiqu’un peu irrégulier, et souffle d’ouest à sud-ouest. Au littoral, la brise de terre souffle d’abord de sud, puis la brise de mer, à partir de la fin de la matinée, fait venir le vent d’ouest, avec des vitesses moyennes de 20-25 km/h et des rafales de 35 km/h. La température maximale ne dépassera pas 24°C à Middelkerke.


24 juillet 2006

La situation atmosphérique se bloque à nouveau en altitude, avec l’esquisse d’un oméga qui, peu à peu, se met en place, avec un flux de plus en plus méridional sur nos régions. Il s’ensuit que le front froid, à l’arrière des zones de convergence, est d’abord arrêté net, puis rejeté au nord où il s’affaiblit et reste traîner sur la Mer du Nord. En d’autres termes, ce système ne nous atteint jamais.

Nous restons donc du côté chaud, avec un air maritime qui stagne, se dessèche et s’échauffe sur le continent. Le temps est beau, avec des cumulus s’étalant quelque peu en stratocumulus, ainsi que des cirrus et quelques altocumulus. Les températures remontent avec des valeurs souvent comprises entre 28 et 30°C en Basse et Moyenne Belgique, et de 25°C dans les Hautes Fagnes. Le vent est calme ou variable, avec une petite composante orientale qui se dessine déjà, grâce à la formation d’un noyau anticyclonique sur la Mer du Nord et qui frontolyse justement le front froid.

Au littoral, le vent souffle de sud-sud-ouest le matin, puis s’oriente à l’ouest, puis au nord-ouest avant de souffler de nord l’après-midi. Cette brise n’est pas très forte, mais empêche la température de dépasser 22°C à Middelkerke, avec un taux d’humidité supérieur à 80%.


25 juillet 2006

L’anticyclone sur la Mer du Nord se développe bien, poussant une crête jusqu’en Norvège, tandis que le vent  vient du secteur est à nord-est dans nos régions. À présent, l’on peut reparler de courants franchement continentaux, et le temps redevient caniculaire dans nos régions. En Basse et Moyenne Belgique, les températures se situent autour des 32°C à peu près partout. En Gaume, on observe 33°C et en Campine, localement jusqu’à 34°C. Le temps est à nouveau beau, avec des cirrus et quelques altocumulus ou stratocumulus élevés. À noter que les altocumulus sont parfois du type floccus en journée, et castellanus en soirée. Les cirrus sont temporairement très nombreux en début d’après-midi. À côté de cela, on note aussi quelques développements cumuliformes, cependant limités par une faible inversion entre 2000 et 2500 mètres. Le vent au sol, comme déjà mentionné ci-dessus, souffle d’est à nord est, avec de petites rafales montant jusqu’à 35 km/h, ce qui rend la chaleur un peu plus supportable. Au littoral, le vent souffle d’abord d’est à nord-est aussi, puis tourne au secteur nord à nord-est en se renforçant quelque peu. La température, en matinée, monte rapidement à 25°C, puis reste coincée à ce niveau, avec un maximum de 25,8°C.
 

26 juillet 2006

La canicule nous revient en force, sous l’influence d’air continental très chaud stagnant sur nos régions. Les températures dépassent les 30°C partout, à l’exception de la bande côtière. À Beauvechain, on observe 33,1°C, à Uccle, 33,5°C, à Bierset, 33,8°C, à Deurne, 34,3°C et à Kleine Brogel, 36,3°C ! À Lanaken (également au Limbourg) le thermomètre monte même jusqu’à 36,6°C ! Les températures sont aussi étonnamment élevées à Mont-Rigi, avec 32,0°C. Il s’agit là de la température la plus élevée mesurée dans les Hautes Fagnes en juillet, ex-aequo avec le 9 juillet 1959. En été, le record est de 33,0°C pour juin (27/06/1947) et de 33,6°C en août (08/08/2003). D'autres températures, très remarquables en ce 26 juillet 2006, sont les 33,5°C à Elsenborn et les 35,0°C à Stavelot.

Le ciel est à nouveau peu nuageux, avec de très beaux altocumulus castellanus au lever du jour.

Altocumulus castellanus
Photo : Robert Vilmos

Ces altocumulus se résorbent vers 10 heures, tandis que demeurent quelques cirrus. Les cumulus commencent à se développer vers 15 heures et atteignent le stade de congestus durant l’après-midi. Ceux-ci se résorbent à leur tour en soirée, avec encore quelques stratocumulus et altocumulus. À l’est du pays, les cumulus atteignent le stade de cumulonimbus en fin d’après-midi, et un violent orage éclate près de la frontière allemande. Dans la nuit, c’est à l’ouest du pays qu’on note de l’activité orageuse, avec même 17 mm dans le pluviomètre de Vlamertinge.

Le vent souffle faiblement de nord à nord-est en raison de la position des basses pressions thermiques. Il n’y a cependant pas d’infiltrations maritimes à l’intérieur des terres. On observe même des humidités parfois très basses, comme les 26% à Spa. Au littoral par contre, cette configuration est favorable à la brise de mer et là, l’air est très humide. Le vent souffle de la mer dès le matin et la température à 8 heures est remarquablement élevée avec 23,2°C à Middelkerke. Ensuite en matinée, le vent deviendra temporairement variable avant de s’orienter au nord, et la température ne montera plus tellement (maximum = 26,4°C). Ceci a pour effet la résorption totale des quelques cumulus formés le matin, avec en après-midi juste quelques cirrus. La nuit cependant, l’activité orageuse présente en Flandre Occidentale (près de la frontière française) affecte quelque peu le littoral aussi, où des éclairs, du tonnerre et quelques rafales de vent sont observés.


27 juillet 2006

L’oméga grossier qui s’était dessiné, sur les cartes d’altitude, au cours des jours précédents se décale à présent vers l’est, tandis qu’un important creux (l’ouest de l’oméga) détermine de plus en plus notre temps. La position de ce creux, encore à l’ouest de nos régions, permet cependant à la chaleur de persister encore quelques jours malgré différentes dégradations du temps. Au niveau du sol, on note une dépression thermique un peu à l’est de notre pays, tandis qu’une faible perturbation s’est développée au sein de l’air tropical.

Il s’ensuit une journée étrange, avec un ciel très nuageux à faiblement couvert toute la journée, alors que les températures, proches de 30°C, semblent particulièrement étouffantes avec un vent quasi absent.

Le matin, on observe quelques cumulonimbus résiduels liés à l’activité orageuse de la nuit, avec des éclairs visibles jusqu’au centre du pays vers 2 heures. Puis on observe des bancs d’altocumulus en-dessous d’un important voile de cirrus spissatus. Ceux-ci se transforment ensuite en cirrostratus, puis en altostratus tandis que persistent des bancs d’altocumulus.

Altocumulus en dessous d'un altostratus translucidus
Photo : Robert Vilmos

Quelques cumulus parviennent à se former en-dessous, sans vraiment réussir à se développer. Le soir, on note un peu de pluie, avec quelques stratocumulus et cumulus fractus, ensuite le ciel reste couvert avec des altocumulus mammatus donnant une ambiance pré-orageuse sans qu’il n’y ait d’orage. Seules les provinces de Liège et de Flandre occidentales connaissent un peu d’activité orageuse en après-midi.

Au littoral, le ciel couvert n’est pas propice à la brise de mer, et la chaleur moite se propage jusqu’à la côte, avec un maximum de 28,9°C à Middelkerke.


28 juillet 2006

Un front froid aborde notre pays, puis se met à onduler au-dessus du centre-ouest de la Belgique, ce qui provoque une très importante activité orageuse.

Le ciel est nuageux à très nuageux dès le matin, avec des altocumulus et des cirrus spissatus, et des nappes de stratocumulus se résorbant avant l’apparition de cumulus se développant très vite. L’après-midi, il fait presque constamment orageux avec une succession de cumulonimbus. À Zaventem, on observe une violente averse vers 18 heures, puis le même orage semble revenir avec à nouveau des pluies diluviennes. Cette cellule donne un bel arcus, suivi de mammatus menaçants (whale’s mouth). À Woluwe, commune située à peu de kilomètres de là, les rues sont complètement sous eau.

Les différences pluviométriques, ce jour-là, sont extrêmes. Alors que 12 mm d’eau sont recueillis à l’aéroport de Zaventem, Zaventem-village reçoit 71 mm !!! L’ouest de Bruxelles, pendant ce temps, ne reçoit presque rien. Ces disparités se retrouvent aussi à l’échelle du pays, avec 0 mm dans bien des lieux de l’ouest de la Belgique, et jusqu’à 66 mm à Libramont, en Province du Luxembourg. Au Hainaut, La Hestre reçoit 56 mm d’eau. Des orages parfois fort violents sont observés sur une bonne moitié est du pays. De la grêle est signalée près de Zaventem.

Les rafales sont plutôt modestes et les températures, avant les orages, sont élevées, avec souvent 28 à 29°C en Basse et Moyenne Belgique, sous une atmosphère humide.

Au littoral, au même moment, le temps reste très beau, avec des cirrus et, le matin, des cirrocumulus, temporairement suivi d’altocumulus castellanus. L’après-midi, on note quelques cumulus humilis et, vers le soir, quelques stratocumulus et stratus fractus venus du large. L’instabilité est propice au régime de brise de mer, avec un vent de sud-ouest tournant à l’ouest-nord-ouest l’après-midi. La température maximale ne dépasse pas 23°C par près de 80% d’humidité.


29 juillet 2006

Le front froid se désagrège complètement sous la poussée d’un anticyclone sur la France. Nous restons donc encore dans l’air chaud. En altitude cependant, une circulation progressivement plus zonale marque la fin prochaine du temps chaud et beau (en dehors des orages).

En ce jour, le soleil est à nouveau assez généreux presque partout, avec des brumes et brouillards le matin en raison de l’humidité post-orageuse, puis le ciel devient peu nuageux, et temporairement nuageux, avec des cirrus. Des cumulus se forment, et leur développement est limité par des couches de stabilité, essentiellement vers 3000 mètres. L’après-midi, l’air redevient sec et la base des cumulus passe de 700-900 mètres à 1800 mètres. Avec un petit vent d’ouest à sud-ouest et des températures autour de 28°C en Basse et Moyenne Belgique, il fait déjà plus respirable.

Au littoral, le vent souffle de sud à sud-ouest en matinée, et d’ouest l’après-midi, avec des vitesses moyennes jusqu’à 30 km/h et des rafales jusqu’à 35 km/h. Le maximum de la température est de 24°C. Il est à noter que la température de l’eau de la Mer du Nord, au large, est passée de 15°C au début du mois à 19°C en cette fin de mois, sous l’influence du temps constamment trop chaud. Ceci aura toute son importance dans quelques jours, quand le temps changera du tout au tout.


30 juillet 2006

Le passage d’une perturbation frontale organisée, avec front chaud et front froid, le tout associé à une dépression centrée bien au large de l’Irlande, met fin au beau temps, mais pas encore tout à fait à la chaleur. Dès le matin, le temps est très nuageux, avec des cirrus spissatus et, en-dessous, des altocumulus et des stratocumulus, bientôt doublés de cumulus. L’après-midi, les stratocumulus deviennent denses, toujours doublés de cumulus devenant de véritables cumulus fractus de mauvais temps.

Avec des températures de 25-26°C et un temps aussi maussade, l’ambiance est surréaliste. À partir de 16 heures, on note de la pluie et des averses, avec parfois un coup de tonnerre, et la température baisse rapidement jusqu’à 20°C environ. Le front froid est passé maintenant et le ciel s’éclaircit en soirée, avec encore des cumulus fractus et des altocumulus lenticularis, puis des bancs de stratocumulus assortis d’une très bonne visibilité horizontale, ce qui donne un beau coucher de soleil dans un air redevenu parfaitement belge.

Photo : Robert Vilmos


Pour la plupart des régions, ce jour est le dernier d’une très longue vague de chaleur officielle (minimum 5 jours 25°C dont 3 30°C). Cette vague de chaleur a commencé le 15 juillet et a donc duré 16 jours à Bruxelles, Liège et Florennes. En Gaume, ainsi que dans certaines vallées de la Province de Namur, et très localement dans la Province du Hainaut, la vague de chaleur n’a pas été interrompue le 14 juillet par l’irruption d’air (un peu) plus frais. Là, la vague de chaleur a commencé le 8 ou le 9 juillet et aura duré 22 ou 23 jours. En Campine, à Lanaken et à Kleine Brogel, la vague de chaleur n’a même pas été interrompue par les coups de fraîcheur plus importants du début du mois, qui ont pourtant concerné la quasi-totalité du pays. Dans ces deux stations, la vague de chaleur a débuté le 29 juin et aura donc duré 32 jours en tout. À Kleine Brogel, les 25°C seront même encore atteint le lendemain, 31 juillet, ce qui fera un total de 33 jours. Inutile de dire que c’est de loin la plus longue vague de chaleur jamais observée dans notre pays. Le précédent record, pour la Campine, remonte à … 1911, avec 27 jours (à Maaseik).

 

31 juillet 2006

Le 31 juillet est une journée de transition. Le front froid est bien passé, mais l’air n’est pas encore vraiment froid en altitude, avec une circulation d’ouest qui tend un peu vers le sud-ouest. Les cumulus mediocris n’arrivent tout juste pas à atteindre le stade congestus. Au-dessus, l’on note des cirrus et des altocumulus en bancs, avec parfois de très beaux lenticularis.


Photo : Robert Vilmos

Grâce aux éclaircies, les températures parviennent à atteindre 24 à 25°C partout en Basse et Moyenne Belgique, y compris au littoral, ce qui fait que dans certaines régions, ce jour s’ajoute encore à la très longue vague de chaleur.

Le vent, au niveau du sol, souffle de sud-ouest avec quelques petites rafales.  Au littoral, le vent est plus fort et la brise de mer ne parvient que très temporairement à s’imposer. À Middelkerke, à 16 heures, la température redescend à 21°C avec un vent d’ouest, avant de remonter vers 22-23°C en soirée, avec un vent qui souffle à nouveau de sud-ouest.


1er août 2006

Le changement de temps est radical en toutes régions. Une dépression se déplaçant de l’Écosse vers le Danemark envoie soudain des courants très perturbés. Le vent se met à souffler fort d’ouest à sud-ouest, et d’abord de sud à sud-ouest à l’intérieur des terres. Les rafales atteignent 65 à 75 km/h au littoral, et jusqu’à 50 km/h à l’intérieur. Le temps est d’abord couvert et faiblement pluvieux, avec pluies et bruines distillées par un nimbostratus, doublé de stratocumulus et de cumulus fractus. Après cela, on observe quelques éclaircies à midi et en après-midi, mais aussi quelques averses, avec des cumulus et cumulonimbus, mais aussi des étalements en stratocumulus. Dans les éclaircies, on voit des altocumulus, des cirrus et quelques beaux exemplaires de cirrocumulus.

Dans le nord du pays, on observe quelques orages l’après-midi, puis à nouveau des éclairs en fin de soirée.

Les températures ne dépassent plus 21-22°C en Basse et Moyenne Belgique, et 17-18°C sur les hauts plateaux.


2 août 2006

La circulation (quasi-)zonale qui détermine notre temps depuis deux jours est progressivement poussée vers le sud par une goutte froide qui se dirige droit sur notre pays. Au niveau du sol, la situation barique est légèrement différente, avec une dépression sur le Danemark qui ne bouge plus et un nouveau noyau qui se forme sur la Mer du Nord. Une back-bent occlusion stabilisera très temporairement notre temps avec une inversion de type « frontale ».

Ceci est particulièrement visible dans le ciel ce jour-là, avec une nappe presque horizontale de stratocumulus, et des cumulus qui lors de leur développement viennent butter contre la nappe en question. Certains de ces cumulus sont cependant juste assez développés pour encore donner quelques petites averses.

 

Stratocumulus doublés de cumulus
Photo : Robert Vilmos


En soirée, des zones de stabilité entre 2000 et 3000 mètres demeurent visibles sur les sondages, mais l’air très froid plus haut en altitude, avec des températures descendant jusqu’à –19°C à 5600 mètres (niveau 850 hPa), vont complètement déstabiliser l’occlusion avec des orages locaux et des averses parfois très intenses. À Brussegem (non loin de Bruxelles), on relève 68 mm d’eau dans le pluviomètre, tandis que Knokke reçoit 36 mm. Eeklo et Stabroek ont des cotes comparables. Comme on voit, les chiffres remarquables ne sont plus du tout liés à la chaleur, mais à la pluie. Cette tendance se confirmera tout au long du mois. Il est à noter, cependant, que les températures très élevées de l’eau de la Mer du Nord (autour de 19°C, au large, tout au long du mois) ne sont pas étrangères, dans ce contexte perturbé, à l’abondance des précipitations.

En ce 2 août, cela se remarque déjà aux températures en journée, qui sont aussi hautes au littoral qu’à l’intérieur des terres, et aux nuits particulièrement douces du côté de la mer. Les minima sont 16-17°C à la côte, de 14-15°C presque partout à l’intérieur des terres, et de 11°C dans les Hautes Fagnes. Les maxima se situent généralement de 19 à 21°C, et de 15°C dans les Hautes Fagnes.

Le vent, quant à lui, souffle de sud-ouest à l’ouest avec des rafales de 50 km/h ou plus tout au long de la journée, tant au littoral qu’à l’intérieur. En début de soirée, le vent monte jusqu’à 70 km/h dans la région de Knokke.


3 août 2006

L’occlusion reste traîner sur notre pays avec du temps particulièrement mauvais en toutes régions. En altitude, pendant ce temps, la goutte froide se décale lentement vers l’est et place notre pays sous des
courants de nord-nord-ouest.

En matinée, on retrouve comme la veille des stratocumulus doublés de cumulus, mais la nappe de stratocumulus a un aspect bien plus chaotique. On est loin des nappes horizontales observées un jour plus tôt. Dans les interstices, on voit un voile de cirrus spissatus, bientôt remplacé par des altostratus, le tout accompagné de quelques altocumulus. Les quelques averses formées par les cumulus sont vite remplacées par une pluie continue et drue, tandis que des cumulonimbus enclavés renforcent encore cette pluie. À nouveau, les cotes sont parfois élevées, avec 41,5 mm à Brussegem (plus de 100 mm en 48 heures), 46,8 mm à La Hestre et 48,1 mm à Thirimont.

Le littoral, cette fois-ci, reste quelque peu épargné de la pluie, mais pas du vent, avec des rafales de 70 à 75 km/h en début de soirée. En contrepartie à l’est du pays, le vent reste fort calme.

Les températures, avant les pluies, atteignent une vingtaine de degrés en bien des endroits. En après-midi, il ne fait souvent plus que 16°C.


Les jours suivants

Le temps se stabilise un peu dans un premier temps avec, les 5 et 6 août, avec des températures étonnamment hautes pour une circulation de nord à nord-ouest, d’autant plus qu’à côté des cumulus, les stratocumulus restent assez nombreux. À peu près partout, il fait autour de 24°C, avec ici et là de véritables jours d’été (≥25°C). Même au littoral, il fait 20-22°C avec, là, des minima ne descendant pas en-dessous des 17-18°C. Ceci est dû, une fois encore, à l’eau anormalement chaude de la Mer du Nord.

Dans un second temps, le caractère polaire des masses d’air va s’accentuer et, avec le mauvais temps persistant, les températures vont fort baisser. En altitude surtout, il fait très froid du 11 au 14 août, avec des valeurs proches de 5°C vers 1400 mètres (niveau 850 hPa), –5°C vers 3000 mètres (niveau 700 hPa) et –21°C vers 5500 mètres (niveau 500 hPa). Ce dernier chiffre, surtout, est très bas pour un mois d’août. Avec une Mer du Nord qui reste chaude, il n’est pas étonnant que les précipitations redeviennent très abondantes, avec trois jours orageux consécutifs dans presque tout le pays. Le 11 août à l’intérieur des terres, sous une pluie battante, le thermomètre descend temporairement jusqu’à 12°C durant l’après-midi.

Le 15, bien que l’atmosphère se soit quelque peu stabilisée, on découvre d’incroyables mammatus le soir, qui donnent un étrange coucher de soleil.

Mammatus en provenance d'un ancien cumulonimbus
Photo : Robert Vilmos

Les jours suivants, les températures remontent temporairement un peu, mais on continue d’observer des phénomènes violents. Le 17, la plage de Zeebruges se retrouve blanche comme en plein hiver, des suite d’une impressionnante averse de grêle.

Importantes chutes de grêle à Zeebruges en soirée le 17 août
On voit très bien, au-dessus de la mer, l'averse de grêle qui s'éloigne
Photo : Jeroen de Jong - site : Webspyders

Le 21, alors que le temps est parfaitement pourri sur tout le pays, avec des orages, d’intenses précipitations et des cumulonimbus séparés par de maigres éclaircies (présence de nombreux stratocumulus), une tornade parvient à se former en province de Liège, au sud-est de Huy. Ailleurs, la violence des averses se remarque aussi par l’aspect très menaçant des cumulonimbus, avec des mammatus fort développés (whale’s mouth).

Le 24, on observe à nouveau d’énormes précipitations, avec 70,1 mm à Eeklo (Flandre Orientale) et 67,3 mm à Nadrin (province du Luxembourg). Le 25, aux petites heures, on observe localement plus de 100 mm d’eau en 6 heures en Flandre Orientale, tandis qu’une trombe marine se forme au large de Blankenberge à 4 heures du matin. Le 28 à 18 heures, une autre trombe marine se forme à Knokke, dans le cadre d’un ciel d’alternance, avec éclaircies et averses orageuses, et temps très frais pour la saison.
Cumulonimbus dans un ciel d'alternance
Photo : Robert Vilmos

En altitude, les températures chutent temporairement jusqu’à 8-9°C à 1000 mètres d’altitude, ce qui provoque une grande instabilité des basses couches en dépit de la fraîcheur du temps. Au littoral, où a eu lieu la trombe, l’instabilité est plus marquée encore au-dessus d’une eau toujours à 19°C (au large).

Le 29, c’est à nouveau une véritable tornade qui s’abat sur le pays, à Tubize cette fois-ci, et toujours sous les mêmes conditions de temps frais et très instable. De nombreux orages se produisent tout au long de l’après-midi et du soir, avec une nouvelle fois d’impressionnants mammatus. Avec 6°C à 1000 mètres d’altitude et 3°C à 1450 mètres d’altitude (niveau 850 hPa), cette instabilité extrême n’a rien d’étonnant, même si les maxima ne dépassent pas 17°C.

Les deux derniers jours du mois sont plus calmes, mais ça n’enlève plus rien au fait que le mois d’août 2006 restera dans les mémoires comme l’un des plus mauvais, si pas le plus mauvais de l’histoire.


 

Épilogue

Comme vous le voyez, il s'agit véritablement d'un été coupé en deux, c'est-à-dire en deux extrêmes pratiquement opposés. Ceci est une première. Tous les mois de juillet (très) chauds, jusqu'ici, ont été suivis d'un mois d'août au moins assez beau. Durant le grand été de 1976, le mois de juillet a été suivi par un mois d'août très beau, même s'il a été un peu moins chaud. Les mois de juillet 1921, 1959, 1983 et 1994 ont été suivis par un mois d'août assez beau et assez chaud. En 1999, le mois d'août a été certes un peu maussade, mais fort doux (ce juillet-là occupe le 5e place des mois les plus chauds du 20e siècle). En 1911 et en 2003, où le mois de juillet était déjà fort chaud, le mois d'août a été plus chaud encore, tandis qu'en 1995, les deux mois de grandes vacances se ressemblaient très fort et formaient le couple de mois d'été le plus chaud de l'histoire climatologique de la Belgique.

Quatre ans après 2006, en 2010 en l'occurrence, il y a eu par contre une réédition de l'été 2006, sous une forme plus atténuée. Juillet a été en fait fort chaud et ensoleillé, quoique très orageux, alors qu'août a été peu ensoleillé et particulièrement pluvieux, avec des températures un peu faibles, bien qu'encore proches des normales.

En 2011 aussi, l'été est très constrasté, mais cette fois-ci, ce ne sont pas des mois entiers qui sont à l'opposé, mais juste de petites périodes, de quelques jours seulement. Les 27 et 28 juin ont été particulièrement chauds, avec des maximas supérieurs à 32°C sur une grande partie du pays. Le 28, surtout, a été chaud. À 8 heures du matin, on enregistrait déjà 25,3°C à Uccle,  24,9°C à Beauvechain, 24,2°C à Bierset et même encore 21,5°C à Mont-Rigi. Les maxima ,l'après-midi, atteignent 34,2°C à Uccle, 34,9°C à Bierset, 36,1°C à Kleine Brogel et encore 30,4°C à Mont-Rigi. Cet épisode très chaud se termine par des orages, parfois d'une rare violence, qui donnent 84,7 mm d'eau à Thisne-Hannut et 64 mm à Haacht. Localement, on observe de fortes chutes de grêle. En outre, les rafales atteignent 119 km/h à Beauvechain, et 101 km/h à Zaventem et à Gosselies.

Deux bonnes semaines plus tard, les 13 et 14 juillet, les maxima, sous la pluie, ne dépassent plus les 15°C en de nombreux endroits, même en Basse et Moyenne Belgique. À Uccle, ces maxima sont respectivement de 14,9°C et de 14,3°C. À Beauvechain, ces chiffres sont de 14,1°C et 14,6°C et à Anvers, 15,4°C et 14,1°C. C'est près de 20°C en moins !

Les 2 et 3 juillet, ce sont les nuits qui ont été très fraîches, avec 8,3°C et 7,4°C à Uccle.À Chièvres, ces chiffres ont été, respectivement, de 6,1°C et de 5,0°C

Notons enfin, pour clore ce chapitre essentiellement consacré à l'été 2006, que ce dernier est arrivé malgré tout à se hisser en 4e position parmi les été plus chauds, pratiquement rien que grâce à la grande canicule de juillet.     

Sources

IRM
- Observations synoptiques (via Ogimet)
- Les événements météorologiques marquants depuis le début du 20e siècle
- Bilans climatologiques mensuels
KNMI
- Weerkaarten met symbolen
Wetterzentrale
- NCEP Reanalysis
University of Wyoming
- Atmospheric soundings
Skystef's weather page
- Belgian weather blog
Meteociel
- Climatologie, données mensuelles

 

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