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La position des centres de pression et des masses d'air (à 850 hPa)

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Période Type de masse d'air Cause
du 1 au 3 Maritime polaire Dépression Manche -> Europe Est
du 4 au 6 Maritime Dépression Ecosse -> Baltique
du 7 au 11 Maritime Complexe de basses pressions sud Islande -> Scandinavie
du 12 au 18 Continental (parfois tropical) Anticyclone France -> Suisse
du 19 au 21 Maritime Anticyclone Suisse 
du 22 au 28 Continental (parfois tropical) Anticyclone Suisse -> Europe Est -> Alpes

Bilan chiffré du mois



Quelques valeurs pour la station d'Uccle :

 

Température
en °C

Précipitations en litres / m² (jours)

Insolation
en heures

Valeurs

7.0

73.4 (10)

137.8

Normales 1981-2010*

3.7

63.1 (16.3)

76.6

Ecart

3.3

10.3 (-6.3)

61.2

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* Note importante concernant les moyennes : à partir de janvier 2010, nous utliserons les moyennes de la période 1981-2010 qui feront office de normales, afin de mieux coller à la réalité récente du réchauffement climatique global.

Le bilan complet se trouve ici : Relevés pour février 2019.
Retrouvez aussi nos graphes mensuels de nos stations du réseau MeteoBelgique sur le lien ici.

Commentaire

Ce mois de février 2019 a été caractérisé par des températures et une insolation très anormalement excédentaires et des précipitations proches des normales en quantité mais anormalement déficitaires en fréquence. (Station de référence : Uccle).

On retiendra de ce mois de février, après un tout début pourtant encore hivernal, la seconde moitié du mois particulièrement douce et sèche, avec des températures maximales record pour un mois de février dans bon nombre de stations. Ainsi, les 20,2°C enregistrés à Uccle le 26 février sont non seulement le record pour février en cette station, mais aussi la seule fois où la température a dépassé 20°C en février. Par corollaire, il s'agit du jour de printemps (température maximale > 20°C) le plus précoce en cette station. On retiendra encore que la quasi-totalité des précipitations de février est tombée durant la première décade ; les deux autres décades ne donneront plus qu’un seul jour de pluie à Uccle : le 28.

Neder-Over-Heembeek (Bruxelles) sous la neige au matin du 1er février 2019.
Photo : André Vancosem.
 

Le 1er février 2019, une occlusion liée à de basses pressions sur le Golfe de Gascogne traverse le pays du sud au nord en deuxième moitié de nuit en donnant de la neige. Elle est suivie par de l’air maritime plus doux, ce qui fait qu’en journée, la neige fond en Basse et Moyenne Belgique.
Le temps est nuageux à beau avec altocumulus et stratocumulus, mais parfois aussi des stratus et du temps brumeux (voire du brouillard). Ces stratus sont plus ou moins coriaces selon les endroits, et parfois même totalement absents.
Les températures maximales, très variables, atteignent 3 à 8°C en plaine (3,0°C à Coxyde ; 3,2°C à Middelkerke ; 3,4°C à Passendaele ; 7,6°C à Gorsem) et de 1 à 3°C sur les hauteurs. Localement, il fait plus froid comme à Gouvy où le maximum ne dépasse pas 0,1°C.
Le matin, la couverture neigeuse atteint généralement 1 à 4 cm en plaine (mais localement plus, comme à Passendaele avec 9 cm). En Haute-Belgiqe, on note 25 cm à Mont-Rigi et 19 cm à Bièvre. En Gaume, on mesure 9 cm à Aubange. En Haute Belgique, le couche de neige diminue certes aussi en journée, mais reste intacte à partir de 400 mètres d’altitude environ.

Le 2 février 2019, un air maritime – à nuance polaire (vent de nord) sur l’ouest du pays et à nuance continentale (vent variable) sur l’est – nous vaut un régime de faible dégel qui se fait sentir même en Haute Belgique. Cependant, une branche de l’occlusion qui avait traversé nos régions la veille nous revient, s’oriente selon un axe nord-sud et finit par rester stationnaire sur l’ouest du pays. Une autre occlusion vient se placer en parallèle sur le centre du pays en donnant de fortes précipitations.
Ces fortes précipitations, par conduction thermique et par évaporation partielle, font baisser la températures de quelques degrés. C’est ainsi que dans la zone concernée, les températures qui se situaient autour de 2 à 3°C en fin de nuit retombe à 0°C et la pluie… se transforme en neige !
Nous avons ainsi une zone très délimitée où il neige, une sorte de « langue de neige » alors qu’ailleurs, il pleut et le dégel se poursuit. 
Cette neige a un caractère inattendu et était difficilement cernée par les modèles de prévisions. La neige est même assez épaisse en Brabant Wallon (Braine-l’Alleud, Nivelles, Genappe) et dans le nord du Hainaut (Gosselies, La Louvière). À Gosselies, la température tombe à 0°C vers 6 heures du matin. À 7 heures, on y mesure 2 cm de neige, puis 5 cm à 10 heures et 8 cm à 13 heures.
À Bruxelles, la température tombe à 0°C un peu plus tard, vers 7 heures, et la couche neigeuse est plus modeste (quelques 2 cm de 10 à 11 heures à Uccle), mais il y fait bien blanc aussi, notamment dans la banlieue sud.
En dehors de la zone en question, plus rien ! Dourbes, qui se trouve tout juste à la limite, ne connaît qu’un très bref enneigement en début d’après-midi. Cerfontaine, par contre, est blanc une bonne partie de la journée. La même remarque vaut pour la région de Bruxelles : Grimbergen, tout juste au nord de la capitale, ne connaît pas la moindre neige.
En Gaume, bien loin de la zone décrite, c’est tout l’inverse qui se passe : la neige, bien présente le matin, fond en journée sous un brouillard de dégel.
Les températures maximales, en fin de compte, redeviennent partout positives, avec 2 à 3°C dans la région concernée par la neige, et parfois jusqu’à 5°C ailleurs en plaine. Sur les Hauts-Plateaux, la température devient tout juste positive à Mont-Rigi avec 0,2°C et à Saint-Hubert avec 0,5°C.
Le temps : gris et pluvieux avec nimbostratus, parfois avec altostratus et stratocumulus en l’absence de précipitations, blanchâtre sous les précipitations neigeuses. Au sud du pays, par moment aussi brouillard de dégel.

Le 3 février 2019, nous nous retrouvons à l’arrière des systèmes perturbés, dans de l’air polaire maritime frais mais pas froid.
Le temps est d’abord très beau, puis des cumulus se forment dès midi et finissent par s’étaler en partie, donnant un temps plus gris l’après-midi. Les zones (un peu) plus instables conservent un beau ciel bleu avec des cumulus éclatants. C’est notamment le cas sur l’est du pays. Le sud, par contre, connaît d’abord des stratocumulus matinaux, voire des stratus et une tendance au brouillard.
Le littoral et l’ouest du pays observent en première moitié de journée quelques cumulonimbus liés à une petite ligne d’averses. La cellule la plus méridionale de cette ligne a même eu un peu d’activité orageuse tôt le matin, un peu au nord de Gand. Les températures maximales jusqu'à 6 à 7°C en plaine, mais autour de 0°C sur les hauteurs.
La neige tombée la veille n’a pas entièrement fondu partout. Le matin, on mesure encore 4 cm à la Hestre (La Louvière) et 2 cm à Gosselies. Du côté de Genappe – Villers-la-Ville, le paysage reste même encore hivernal toute la journée. À Uccle par contre, il ne subsiste que des traces de neige le matin.
Dans les Hautes-Fagnes, on mesure 16 cm le matin à Mont-Rigi.

Xhoffraix sous une belle couche de neige, le 1er février 2019.
Photo : Alexis Papapanayotou.

Le 4 février 2019, un anticyclone, qui se trouvait la veille encore au sud-ouest de nos régions, se situe à présent à l’est de celles-ci et continue à s’éloigner, ouvrant ainsi la porte à de nouvelles perturbations.
Après quelques éclaircies matinales, avec un ciel parfois flamboyant grâce aux altocumulus / altostratus au soleil levant, le ciel se couvre rapidement d’altostratus (par moment encore translucidus), suivi d’un peu de pluie l’après-midi (avec quelques fractus et quelques stratocumulus). Au sud du pays, on note d’abord du cirrostratus.
Le vent de sud à sud-ouest transite par des terres assez froides, ce qui fait que les températures maximales, après une nuit de faibles gelées, restent assez basses, le plus souvent de l’ordre de 3 à 4°C en plaine et –1 à 0°C sur les hauteurs. Là, les précipitations arrivent plus tard et génèrent du verglas.
De la neige est toujours présente au sol par endroit là où il avait neigé l’avant-veille. L’aérodrome (ulmodrome) de Baisy-Thy (Genappe) connaît pour le 3e jour consécutif une couverture neigeuse complète. À Braine-l’Alleud, il reste encore des traces. À La Hestre et à Gosselies, on mesure encore 2 cm le matin. Dans les Hautes-Fagnes, on enregistre 17 cm le matin.

Le 5 février 2019, c'est une vraie circulation zonale qui s’établit peu à peu sur nos régions. Eh oui ! Ça faisait bien longtemps !
Le temps est généralement gris avec stratus / stratocumulus et de très rares éclaircies. L’extrême sud du pays connaît du beau temps, dont profite partiellement aussi l’Entre-Sambre-et-Meuse, avec là des éclaircies l’après-midi accompagnées de cirrus.
Les températures maximales amorcent déjà une petite hausse, avec 6 à 7°C en plaine et 1 à 3°C sur les hauteurs. En Gaume, en raison du beau temps, il a fait froid le matin (–3,0°C à 8h à Aubange) mais assez doux le jour, avec un maximum de 7,2°C (toujours à Aubange).
La dernière neige fond à l’aérodrome de Baisy-Thy. À La Hestre, on signale encore 1 cm le matin. En Haute Belgique, on mesure toujours 17 cm à Mont-Rigi. Sinon, on relève aussi 6 cm à Bièvre et à Gouvy.

Le 6 février 2019, un système frontal traverse le pays, avec un front froid ralenti par une nouvelle ondulation. Nous restons donc un certain temps du côté chaud.
Les températures remontent donc encore un peu, avec des maxima de 7 à 8°C en plaine et de 2 à 4°C sur les hauteurs. Principalement sur l’ouest et le centre, les températures montent encore durant la nuit du 6 au 7, avec des valeurs frisant les 10°C par endroit (Passendaele et Sint-Katelijne-Waver : 9,8°C, Stabroek : 9,7°C) ou les atteignant même (Angleur : 10,1°C).
Le temps est couvert de stratocumulus / stratus fractus avec des bruines et pluies dès le matin au littoral, à partir de l’après-midi au centre du pays et à partir du soir ou de la nuit à l’est. Le vent souffle de sud, avec une petite tendance sud-ouest.

Le 7 février 2019, le front froid passe le matin, aussitôt rattrapé par un second front froid, issu d’une autre perturbation. Une circulation d’ouest-sud-ouest s’établit sur notre pays, avec en surface des vents de sud-ouest qui se renforcent. Les rafales atteignent parfois 70, voire 80 km/h au littoral.
L’air à l’arrière des fronts est plus maritime encore que celui à l’avant (donc au sein du secteur chaud) et, malgré une origine plus froide, cet air est tellement réchauffé par l’eau que les températures augmentent encore un peu, pour atteindre 10°C à peu près partout en plaine. Sur les hauteurs, les maxima atteignent encore 4 à 6°C.
Après les pluies de la nuit, le temps en journée n’est pas encore trop mauvais. On observe des cirrus et des altocumulus le matin, puis des cumulus se détachant dans un ciel bleu, dont quelques-uns seulement se développent jusqu’au cumulonimbus avec averse. Une ligne d’averses plus organisée se forme cependant l’après-midi dans la région de la Sambre et de la Meuse, avec là même un coup de tonnerre isolé.
Au littoral, on peut parler de beau temps, avec des cirrus et des cumulus très modestes. De l’autre côté du pays, en Gaume, les nuages frontaux occupent encore le ciel en matinée, avec de « vraies » éclaircies seulement en après-midi.
La neige, à présent, disparaît même des hauteurs. À Beausaint, il n’en reste que des traces en matinée. À Wideûmont, la couche encore complète le matin fond rapidement l’après-midi. Il n’y a plus que sur le Plateau des Hautes-Fagnes et le Plateau des Tailles où la couche est encore intacte (mais ayant fort diminué en épaisseur).

Le 8 février 2019, la circulation zonale est toujours bien installée sur nos régions, avec une nouvelle perturbation frontale, à secteur chaud bien ouvert, qui aborde dès le matin notre pays. Cette perturbation est associée à une très profonde dépression au nord-ouest de l’Irlande, qui ne se déplace que lentement vers l’Écosse.
Le vent est à nouveau fort, avec des rafales jusqu’à 80 km/h au littoral.
Le temps reste doux, avec à nouveau 9 à 10°C en plaine et dans les vallées. Localement, ces valeurs sont dépassées, avec par exemple 11,8°C à Kruishoutem et 11,0°C à Angleur. Sur les hauteurs, on observe 4 à 5°C.
Le ciel est couvert de stratocumulus, aux formes souvent bien dessinés grâce à une bonne visibilité. Au littoral (et parfois aussi ailleurs), les stratocumulus se déchirent parfois, laissant voir l’altostratus qui est au-dessus.
Au niveau des précipitations, on observe un peu de pluie au littoral le matin et en début de matinée, puis à nouveau en fin d’après-midi et soirée, avec des pluies et bruines qui s’intensifient quelque peu. Au centre du pays, ces pluies et bruines tombent d’abord en matinée, puis à nouveau en soirée. Sur l’est du pays, la première zone de précipitations s’affaiblit davantage tandis que la seconde arrive plus tard encore.
À Mont-Rigi, la couche neigeuse se détériore de plus en plus.

Le 9 février 2019, le front froid traverse le pays durant la nuit du 8 au 9, avec ici et là un peu d’activité orageuse, et est suivie par une traîne relativement active, qui se caractérise surtout par du vent. Celui-ci produit des rafales de 75-80 km/h, voire 85 km/h à la côte. À l’intérieur des terres, les rafales sont souvent à peine moins fortes.
Au littoral, le temps est même beau, avec des stratocumulus se dispersant rapidement, puis un ciel temporairement serein, puis en après-midi les cirrus et cirrostratus de la perturbation suivante. À l’intérieur des terres, on observe des nuages convectifs, cumulus et cumulonimbus avec averses, mais aussi de nombreux stratocumulus d’étalement, ce qui réduit les éclaircies. Quand il y en a, on voit également les cirrus / cirrostratus précurseurs de la perturbation suivante, plus vite présents sur le sud.
Les températures, toujours assez élevées, atteignent 10-11°C en plaine (parfois 12°C comme à Kruishoutem) et 5-6°C sur les hauteurs.
La couche de neige, entre-temps, est devenue incomplète à Mont-Rigi et diminue presque à vue d’œil. 

Bredene, à la Côte, sous la grisaille et le vent, le 8 février 2019.
Photo : Alexis Papapanayotou.

Le 10 février 2019, la dépression, qui se trouvait la veille sur le nord de l’Écosse, s’est lentement déplacée sur la Mer du Nord pour se retrouver le matin sur le sud-ouest de la Norvège et le soir, sur la frontière entre la Norvège et la Suède. Pendant ce temps, un noyau secondaire s’est creusé à l’entrée de la Manche pour ensuite parcourir tout le Canal de la Manche et se retrouver sur le sud de la Mer du Nord, puis les Pays-Bas et enfin le Danemark.
Le parcours typique d’un « rat de la Manche », c’est-à-dire une noyau capable de générer des tempêtes certes petites, mais extrêmement puissantes. Le « rat de la Manche » le plus célèbre reste celui du 11 août 1979 (au cœur d’un été parfaitement pourri), qui avait provoqué le désastre de la course de voile du Fastnet, avec 18 morts, 5 bateaux coulés et 75 bateaux chavirés.
L’exemplaire du 10 février 2019, heureusement, est moins virulent, avec des rafales maximales de 79 km/h à Middelkerke, et 76 km/h à Zeebruges et à Dunkerque. Mais ces « bêtes-là » sont imprévisibles. Le champ de vent maximum est passé cette fois-ci plus au sud, avec un très surprenant 94 km/h à Humain et 86 km/h à Saint-Hubert. Buzenol a encore enregistré 83 km/h, ce qui est très inhabituel pour cette station. Plus au sud encore, à Nancy (FR), le vent monte jusqu’à 97 km/h !
Au niveau du temps, nous avons d’abord une situation de secteur chaud, avec un vent fort de sud-sud-ouest et des températures douces le matin (à Uccle à 7 heures : 72 km/h de vent et 9,2°C sous la pluie). Ensuite, avec le passage du front froid et de diverses perturbations post-frontales, le vent bascule à l’ouest-sud-ouest en restant fort, la température baisse de plusieurs degrés et les pluies prennent de plus en plus des caractéristiques d’averses.
Mais le ciel reste très nuageux à couvert toute la journée, avec d’abord un altostratus épais en dessous duquel courent des cumulus (fractus) et des stratocumulus, puis des stratocumulus avec fractus et cumulonimbus enclavés. Les éclaircies, quand il y en a, sont anecdotiques.
En fin d’après-midi, le vent tourne à l’ouest-nord-ouest (et au nord-ouest au littoral) avec une nouvelle baisse des températures, qui n’atteignent plus que 4 à 5°C en Basse et Moyenne Belgique (6 à 7°C au littoral) et 1 à 2°C sur les hauteurs. Du coup, les précipitations retombent sous forme de neige sur le Plateau des Hautes-Fagnes, et temporairement aussi sur le Plateau ardennais.
On notera aussi une petite activité orageuse près de Charleroi entre 21h30 et 22h00, un seul impact au sol à Jumet mais qui fait grand bruit et qui est décrit comme une « énorme déflagration » par un témoin.
Les maxima, atteints en début de journée, atteignent 8 à 10°C en plaine et 5 à 6°C sur les hauteurs. De fortes cotes pluviométriques sont enregistrées, avec 32,5 mm à Mont-Rigi, 29,5 mm à Bièvre, 23,6 mm à Hastière et 23,0 mm à Aubange. Sur 48 heures, les cotes se situent entre 40 et 50 mm à Mont-Rigi (48,7 mm), à Bièvre (48,3 mm) et à Aubange (43,8 mm).
À Mont-Rigi, la neige dont il ne restait que des traces se renouvelle en fin de soirée.

En ce 11 février, le noyau de l’anticyclone se trouve encore sur le nord de l’Espagne et le Golfe de Gascogne, mais les hausses de pressions sont déjà importantes chez nous, avec à Zaventem par exemple une valeur qui passe de 1008,9 hPa à 1 heure du matin à 1033,4 hPa à 1 heure du matin le jour suivant (1022,5 hPa à 13 heures).
Au temps agité de la veille succède donc un temps beaucoup plus calme, mais pas encore tout à fait beau en raison d’un vent d’ouest à nord-ouest.
Après des éclaircies matinales, la convection s’enclenche dans une instabilité résiduelle de basses couches. Mais les cumulus buttent contre une inversion de subsidence qui se renforce de plus en plus et qui finit par s’abaisser en dessous de 1500 mètres. Il s’ensuit des étalements qui confèrent un caractère assez gris à la journée. Il faudra attendre le soir pour revoir des éclaircies plus larges. Par endroit, l’étalement est tel que les stratocumulus dominent nettement sur les cumulus.
Ici et là, ce mix de cumulus et de stratocumulus génère encore de petites averses, principalement sur l’est. Sur les hauteurs, ces quelques averses sont de neige.
Les températures minimales, assez homogènes, se situent autour de 0°C sur les hauteurs et autour de 2°C en plaine (sauf au littoral où les minima sont de 5 à 6°C). Les températures maximales atteignent le plus souvent 8°C en plaine et varient entre 1 et 3°C sur les hauteurs.
On observe à nouveau environ 3 cm de neige au sol à Mont-Rigi. Un peu de neige est présente aussi à Wirtzfeld et à Wideûmont. 

Soleil versus nuages aux Lacs de l'Eau d'Heure, le 11 février 2019.
Photo : Roger David.

Le 12 février 2019, l’influence anticyclonique se confirme sur nos régions, avec un noyau de hautes pressions sur la France.
Après la dissipation du brouillard matinal, le temps devient assez beau, avec des bancs d’altocumulus / stratocumulus, puis des cirrus et formation de quelques cumulus (avec parfois à nouveau étalement en stratocumulus) avant un ciel plus voilé (cirrus à tendance cirrostratus). Dans le sud du pays, brouillard assez coriace. Au littoral au contraire, pas de brouillard, et pas de cumulus non plus. Le temps est beau avec juste des cirrus et quelques bancs d’altocumulus.
Les températures minimales sont assez froides, avec des valeurs de 0 à –3°C en plaine (mais 3°C à Zeebruges) et jusqu’à –4°C en Gaume (mais « seulement » –1 à –2°C sur les hauteurs). En journée, les maxima se situent entre 8 et 10°C en plaine et entre 2 et 4°C sur les hauteurs. La Gaume, sous le brouillard, reste froide aussi avec des maxima de 2 à 3°C.

Le 13 février 2019, l’anticyclone gonfle encore et son noyau vient se positionner sur la Suisse.
Le vent souffle désormais de sud à sud-ouest et le temps est beau à légèrement voilé avec des cirrus et cirrostratus, après dispersion de quelques stratocumulus matinaux par endroit. La Gaume et une partie de l’Ardenne connaissent des brouillards matinaux qui, en Gaume, sont particulièrement coriaces et ne se dissipent, en partie, que l’après-midi.
Les minima se situent entre 4 et 5°C au littoral, entre 3 et –1°C en Basse et Moyenne Belgique et entre –3 et –4°C sur les hauteurs. Les maxima ne sont encore que légèrement au-dessus des normes saisonnières avec 7 à 9°C en plaine et autour de 6°C sur les hauteurs. La Gaume, en raison du brouillard, n’enregistre que 5°C.

Le 14 février 2019, le noyau de l’anticyclone se trouve à présent sur le sud de l’Allemagne et les vents prennent une orientation sud à sud-est, plus tard sud-est à est. C’est maintenant de l’air très doux pour la saison qui est acheminé vers nos régions. Le temps est très beau avec quelques cirrus.
Le matin est d’abord froid, notamment aux endroits exposés. En plaine, on enregistre –3,5°C à Koersel et –3,4°C à Genk. Les stations de plateau par contre n’observent pas de gel avec 2,1°C à Bierset ; 2,0°C à Beauvechain ; 1,2°C à Gosselies et 0,5°C à Uccle. En Haute Belgique, on note –5,0°C à Elsenborn ; –4,3°C à Mont-Rigi et –4,0°C à Gouvy. Saint-Hubert, sur son plateau, ne descend pas en dessous de 1,3°C.
En journée, le temps est très doux pour la saison presque partout, avec des valeurs souvent comprises entre 13 et 16°C en plaine et dans les vallées, et entre 11 et 14°C sur les hauteurs. Les valeurs les plus chaudes sont observées à Hastière (16,4°C), à Genk (16,2°C) et Koersel (15,7°C). Il y a cependant des îlots de fraîcheur qui subsistent, en raison d’une mauvaise résorption de l’inversion. C’est le cas de Beitem (11,9°C) et de Passendaele (12,3°C), ainsi que des stations côtières comme Zeebruges (11,4°C), Middelkerke (11,7°C) et Coxyde (12,2°C).

Le 15 février 2019, avec un gros anticyclone bien installé sur le continent, à l’est de nos régions, l’apport d’air doux du sud s’affirme un peu plus encore. Les vents soufflent de sud à sud-est, le ciel est serein partout et les températures montent encore un peu plus haut que la veille, après une nuit cependant froide en de nombreux endroits.
En moyenne, les minima sont d’ailleurs plus bas en plaine que sur les hauteurs. À Diepenbeek, on observe –2,7°C et Kleine Brogel, –2,0°C (et même –2,2°C à 8 h). En bien des endroits, il gèle, même à l’ouest avec –1,9°C à Melle et –0,2°C à Beitem. En Haute Belgique en revanche, le minimum ne descend pas en dessous de 6,3°C à Spa ; 5,8°C à Saint-Hubert et 4,2°C à Mont-Rigi. Un contraste saisissant avec la cuvette d’Elsenborn où le thermomètre affiche –3,5°C en fin de nuit, et descend encore un peu à 8 h avec –3,8°C.
En journée, les températures sont très élevées partout, avec valeurs de 16 à 18°C en plaine et 14 à 17°C sur les hauteurs. Bien des valeurs se rapprochent des records et, localement, les battent même. Seul l’ouest du pays est moins privilégié, avec 13°C au littoral et un petit 15°C à l’extrême ouest des plaines.
On notera aussi quelques très gros écarts entre le minimum et le maximum, parfois supérieurs à 20°C : Diepenbeek : –2,7°C / 18,4°C, Hastière : –2,6°C / 18,0°C, Elsenborn : –3,8°C / 16,6°C, Sint-Katelijne-Waver : –1,9°C / 17,0°C, Kleine Brogel : –2,2°C / 16,4°C, Melle: –1,9°C / 16,6°C...
Des records décadaires de température maximale (2e décade de février) sont ainsi battus à Angleur, Elsenborn et Chièvres.
Notons enfin qu’à altitude aussi, les températures sont extrêmement élevées, avec 11°C au niveau 850 hPa (1584 m) au-dessus de Beauvechain. En 1960, la température était même montée à 14°C à ce niveau en février, mais c’était à la fin du mois, le 29 en l’occurrence.


Avec un air très sec et un soleil particulièrement généreux, la température est montée
jusqu'à 14,2°C à Mont-Rigi ce 15 février 2019. Pourtant, et grâce aussi à l'air très sec,
de la neige persiste 
encore dans nos Hautes Fagnes, comme ici à Botrange. 
Foto: Alexis Papapanayotou 

Le 16 février 2019, l’anticyclone change un peu de forme et le vent bascule au sud-ouest, ce qui nous amène de l’air un brin moins doux. Le temps reste beau cependant, avec juste l’apparition de quelques cirrus à nouveau.
C’est surtout la Basse et Moyenne Belgique qui perd quelques degrés, avec des maxima qui s’échelonnent entre 13°C à l’ouest et 15°C à l’est. En Haute Belgique, dans la vallée de la Meuse et dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, les températures restent élevées, avec 17,4°C à Hastière ; 16,8°C à Dourbes ; 16,2°C à Humain et encore 15,7°C à Spa. Sur les Hautes-Fagnes, on observe 14,3°C à Mont-Rigi. Ici et là, on note à nouveau de gros écarts entre le minimum et le maximum, comme par exemple à Aubange (–5,0°C / 15,2°C) et à Hastière (–2,4°C / 17,4°C).

Le 17 février 2019, une perturbation se rapproche lentement de notre pays, mais l’influence anticyclonique reste encore nettement prédominante.
Le temps est beau avec un léger voile de cirrus (mais parfois aussi un ciel quasi serein).
Les températures minimales, en plaine, se situent le plus souvent entre –2 et 2°C, mais ne descendent localement pas en dessous de 4°C. Les stations de plateau enregistrent une nuit plutôt douce à Bierset (6,4°C) et à Beauvechain (6,2°C), mais aussi à Spa (4,8°C) et à Saint-Hubert (4,6°C). Mont-Rigi mesure 3,7°C pendant qu’Elsenborn mesure –2,4°C.
En journée, les températures atteignent 16 à 17°C en plaine et 13 à 14°C sur les hauteurs, ce qui reste très élevé pour la saison. La zone côtière et l’ouest du pays sont moins privilégié et connaissent des températures proches de 14°C.

Le 18 février 2019, un front ondule à l’ouest de nos régions et est donc ralenti dans sa progression. De ce fait, nous profitons d’une nouvelle journée anticyclonique avec des températures restant très douces pour la saison.
Le temps est très beau avec parfois un ciel serein en matinée, sinon des cirrus, devenant un peu plus denses le soir. Au littoral, temporairement des stratocumulus l’après-midi. Il est intéressant de noter que la côte connaît déjà pendant quelques heures une petite brise de mer (vent d’ouest à nord-ouest), ce qui est très tôt pour la saison.
Sur l’ensemble du pays, les vents soufflent de sud à sud-ouest et les températures remontent fort haut, avec des valeurs le plus souvent comprises entre 14 et 16°C en plaine et entre 10 et 12°C sur les hauteurs. Les températures maximales les plus élevées sont les suivantes : Angleur : 18,1°C, Koersel : 17,0°C, Gorsem : 16,4°C. 
Au littoral, les températures maximales atteignent 13°C, puis perdent quelques degrés en milieu d’après-midi avec la brise de mer.
En soirée, le vent revient à l’ouest au littoral, mais cette fois-ci il s’agit du vent général, avec le passage du front qui donne un peu de pluie.
Il est à noter qu’à Uccle, la température atteint ou dépasse les 15°C pour la cinquième fois consécutive, ce qui est unique en février.

Le 19 février 2019, la perturbation frontale finit par traverser le pays durant la nuit en donnant par endroit quelques faibles précipitations en Basse et Moyenne Belgique, et des précipitations un brin plus marquées sur la région ardennaise. Mais un nouvel anticyclone se développe déjà sur nos régions.
Au littoral, le temps est déjà très beau avec un ciel parfaitement serein toute la matinée. L’après-midi, le ciel se voile progressivement de cirrus, puis de cirrostratus.
Au centre et à l’est du pays, on note encore des stratocumulus / cumulus fractus le matin, qui s’évacuent rapidement en laissant place à de larges éclaircies où se forment des cumulus. En fin de journée, un voile de cirrostratus y apparaît aussi. 
Au sud du pays, le ciel reste couvert une partie de la matinée avant que n’arrivent, là aussi, les éclaircies et les cumulus. En contre-partie, le voile d’altitude n’y apparaît pas en fin de journée.
Les vents soufflent d’ouest à sud-ouest et les maxima, en baisse mais encore doux pour la saison, se situent entre 10 et 12°C en plaine et autour de 8°C sur les hauteurs.

Le 20 février 2019, l’influence anticyclonique reprend le dessus, avec un noyau situé sur la Suisse.
Le temps est beau, avec des cirrus et des bancs d’altocumulus en matinée, et de belles éclaircies l’après-midi. Quelques cumulus pour compléter le tableau. Ici et là, on note aussi quelques stratocumulus. Au sud du pays, on observe aussi du brouillard matinée. Au littoral, le ciel a une petite tendance à être voilé en matinée, puis le ciel devient serein.
Les vents de sud à sud-ouest confèrent encore une touche maritime au temps sur nos régions, avec des minima le plus souvent positifs et des maxima de 11 à 12°C en plaine et de 8 à 9°C sur les hauteurs. Le sud du pays est déjà plus continental, avec des gelées de –2 à –3°C en Gaume et dans les vallées et des maxima, dans ces mêmes régions, de 11 à 13°C.

Le 21 février 2019, nous restons sur le flanc nord de l’anticyclone dont le noyau se trouve toujours sur la Suisse.
L’air garde donc un petit caractère maritime, mais devient de plus en plus doux.
Le temps est plutôt beau, avec des bancs d’altocumulus et, parfois, aussi de stratocumulus en alternance avec de belles éclaircies. Principalement dans le sud du pays, on observe aussi des cumulus. Au littoral, de la brume et des stratus maritimes apparaissent en fin d’après-midi.
Au nord-est du pays, les couches moyennes sont quelque peu instables (castellanus) avec là, aussi quelques faibles précipitations.
Les températures minimales, dans la plupart des régions, sont assez douces avec des valeurs souvent comprises entre 4 et 6°C en plaine. Les maxima sont le plus souvent proches de 14°C en plaine et de 10 à 11°C sur les hauteurs.
Le sud du pays reste plus continental avec persistance des gelées nocturnes, mais températures assez élevées en journée (localement jusqu’à 15°C). La plus haute valeur revient à Hastière avec 15,4°C.

Le 22 février 2019, le noyau suisse de l’anticyclone se retire vers le sud de la France avant de se résorber tandis qu’une autre cellule anticyclonique, sur la Scandinavie, cherche à influencer le temps sur nos régions.
Une situation qui pourrait donner l’eau à la bouche de tous les hivernophiles : un temps printanier qui vire brusquement à l’hiver avec un bon vent de nord-est de plus en plus froid et de plus en plus turbulent.
Et il fait bien froid, en effet, sur la Finlande avec des températures jusqu’à –34°C. Et cet air progresse jusqu’au sud-est de la Suède, où le thermomètre plonge en dessous de –10°C dans la région de Stockholm. Mais c’est très temporaire. La forme de l’anticyclone fait en sorte que l’air froid n’ira pas plus loin, et se retirera même à nouveau de cette partie de la Suède.
Chez nous, le passage du premier anticyclone au second se remarquera surtout au changement de direction du vent, qui en fin de journée se mettra à souffler d’est à nord-est. Mais d’abord, nous retrouvons dans une sorte de no man’s land avec des vents variables et des infiltrations humides qui nous valent du brouillard.
Le brouillard / stratus est en effet présent sur une grande partie du pays, à l’exception du sud du pays. Après sa dissipation, on observe d’importants bancs de stratocumulus et de rares éclaircies. Au littoral, le brouillard est plus coriace et ne se dissipe que très partiellement.
En Gaume, il fait certes brumeux le matin, mais il n’y a pas de brouillard étendu, le ciel est d’abord très nuageux avec des stratocumulus dont la base s’élève avant la transformation temporaire en cumulus précédant la dispersion. L’après-midi, le ciel est temporairement bleu, puis faiblement voilé.
Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, le brouillard est moins présent aussi, mais là, le ciel reste très nuageux et il faut attendre le soir pour des éclaircies.
Nous restons cependant clairement du côté doux, avec des maxima de 11 à 13°C en plaine et 9 à 11°C sur les hauteurs. En Gaume et dans la partie sud de l’Ardenne, on monte localement jusqu’à 15°C.

A la Côte belge, il régnait un air de printemps ce 23 février 2019, comme ici à Bredene.
Photo : Alexis Papapanayotou.

Le 23 février 2019, le nouvel anticyclone a pris ses quartiers sur la Pologne et le vent souffle à présent d’est à sud-est.
Si ce nouvel anticyclone ne nous apporte pas le froid, il nous apporte un air beaucoup plus sec et un ciel à nouveau bien bleu, avec juste quelques cirrus. Seul le massif ardennais connaît encore la présence très temporaire de stratocumulus.
Les maxima sont même en hausse par rapport à la veille, avec des valeurs de 13 à 15°C en plaine et de 11 à 12°C sur les hauteurs. Localement, il fait plus chaud encore, comme à Dourbes avec 16,3°C et Hastière avec 16,2°C.

Le 24 février 2019, le noyau de l’anticyclone descend un peu au sud et vient s’établir sur la Tchéquie et l’Autriche.
Les vents, un peu plus variables, soufflent de nord-est à sud-est. Le ciel est serein au sud du pays, et serein puis peu nuageux avec des cirrus dans les autres régions.
Le beau temps sec marque le retour des gelées nocturnes en de nombreux endroits. En plaine, on observe au Limbourg –2,9°C à Genk et –2,3°C à Koersel. Mais l’ouest des plaines est également touché par le gel avec par exemple –0,8°C à Beitem et –0,9°C à Middelkerke. En Haute Belgique, Elsenborn descend jusqu’à –3,2°C.
Les plateaux, par contre, sont généralement épargnés par le gel.
En journée, les températures sont à nouveau fort élevées pour la saison, avec des valeurs le plus souvent comprises entre 15 et 17°C en plaine et à peu près autant sur les hauteurs.

Le 25 février 2019, notre temps est toujours fortement influencé par des hautes pressions, avec un noyau anticyclonique qui se forme juste au nord de nos régions.
Les vents tendent donc à s’orienter à l’est, tout en étant quelque peu variables.
À l’exception de quelques rares cirrus ici et là, le ciel est serein et nous restons dans l’air chaud, avec des températures particulièrement élevées pour la saison, de l’ordre de 18-19°C en plaine et 15-17°C sur les hauteurs. La palme revient à Kruishoutem avec 19,6°C, suivi de Hastière (19,4°C), Angleur (19,2°C) et Stabroek et Koersel (19,1°C). À noter aussi les très remarquables 18,8°C de Bièvre. Quant à la Gaume, on y note 18,2°C à Aubange.
Seule la côte, en raison de la survenue d’une brise de mer, connaît des maxima un peu plus frais.
À Middelkerke, la température atteint monte d’abord jusqu’à 17,3°C en début d’après-midi, puis le vent tourne au nord et la température perd quelques 4 degrés. À Zeebruges, dont la station est en bordure immédiate de la mer, le maximum monte certes jusqu’à 15,6°C aussi, toujours en début d’après-midi, mais descend ensuite en dessous de 10°C sous l’influence du vent de mer.
Des records de températures sont à nouveau battus, voire pulvérisés. À Kruishoutem, les 19,6°C ont littéralement pulvérisé le précédent record, qui était de 17,0°C ! Mais il est vrai que la série n’est pas assez longue pour y inclure les maxima de février 1960. Parmi les longues séries, il n’y a que les Hautes-Fagnes qui battent des records.
En plus, la chaleur est fort inégalement répartie sur le pays. Il n’y en a pas (vraiment) pour tout le monde. Notamment le centre-sud et le centre-est restent un peu à la traîne, avec 16,7°C à Gosselies ; 16,1°C à Beauvechain et à Gembloux et 16,5°C à Bierset. La forte inversion nocturne ne parvient en effet pas à se résorber complètement partout en journée. Il n’en est pas moins que la journée, dans l’ensemble, peut être qualifiée de particulièrement belle et douce pour un mois de février.

Le 26 février 2019, un vaste anticyclone continue à nous envelopper dans un air particulièrement chaud pour la saison. Le noyau de ces hautes pressions se retrouve légèrement au nord-est par rapport à nos régions.
Le temps continue à être particulièrement ensoleillé, avec par moment quelques cirrus, principalement en première moitié de journée. Les températures, en bien des endroits, sont extrêmes. 
Pour certaines stations, il s’agit de valeurs historiques. Uccle, avec ses 20,2°C, bat non seulement le record de février qui date de 1960, mais produit aussi son jour de printemps (T° ≥ 20°C) le plus précoce de son histoire. Les 20,2°C de Koersel et de d’Hastière sont tout aussi remarquables.
En Haute Belgique, les records de Mont-Rigi et d’Elsenborn sont littéralement pulvérisés. En Ardenne, on notera aussi en passant les très remarquables 19,4°C de Bièvre.
Mais en plaine et dans les vallées aussi, l’inversion parvient parfois à bien se résorber, comme à Uccle, Koersel et Hastière où les 20°C sont atteints, mais aussi Stabroek, Genk et Kruishoutem où les 20°C sont frôlés. Au-dessus du centre du pays, d’ailleurs, les températures en altitude sont encore un peu plus élevées, de l’ordre de 12°C à 1500 mètres (d’après le sondage de Beauvechain).
À Ernage, Beauvechain même et Gosselies par contre, tout comme la veille, cela réussit moins bien avec des maxima qui restent coincés à 17,2°C pour les deux premières stations, et à 17,8°C pour la troisième. Pas de record donc, mais cela reste remarquable malgré tout.
Et pour être vraiment complets, il nous reste un mot à dire sur la sécheresse de l’air, qui est remarquable pour la saison : À Uccle à 16 h, l’humidité relative descend à 30%, soit une Td de 1,1°C pour une T de 18,9°C. À Saint-Hubert à 16 h, l’humidité relative descend à 27%, soit une Td de –2,7°C pour une T de 16,2°C. À Mont-Rigi à 15 h, l’humidité relative descend à 26%, soit une Td de –1,7°C pour une T de 18,3°C.

(Voir aussi notre newsflash sur les deux journées exceptionnelles des 26 et 27 février ici)

Le 27 février 2019, l’anticyclone commence à faiblir, mais influence encore très favorablement le temps sur nos régions. Le ciel est tout à fait serein sur tout le pays et les températures sont souvent plus extrêmes encore que celles de la veille. Nous pouvons donc véritablement parler d’un événement climatologique majeur, qui a plus particulièrement touché le sud et l’est du pays. L’ouest et le centre du pays ont été un peu moins extrêmes. 
On battera le record de température de février en Belgique ce 27 février : avec 22,4°C à Angleur, il s'agit de la température la plus chaude enregistrée sur notre territoire en février; le record du 24 février 1990, avec 21,1°C, toujours à Angleur, a été battu.
Sur la carte des vents, nous pouvons voir une arrivée massive d’air chaud sur la France, poussée par des vents de sud-est à sud. En arrivant sur notre pays, en raison de la position et de la forme du noyau anticyclonique, les vents basculent vers le sud-ouest et propagent cet air chaud sur toute la partie orientale du pays. Les parties centrale et surtout occidentale du pays, par contre, se trouvent dans la prolongation de vents qui soufflent déjà du sud-ouest sur la France aussi, ce qui fait que là, de petites infiltrations maritimes empêchent la température de monter trop haut. Notamment Uccle, Chièvres et Roulers connaissent des températures (un peu) plus basses que la veille.
Il n’en est pas moins qu’on se retrouve, comme déjà dit plus haut, face à un événement climatologique majeur. En cherchant bien, il y a toujours moyen de tomber sur des phénomènes chauds d’amplitude similaire (tant en intensité qu’en longueur) même dans un passé lointain, comme par exemple en fin septembre 1895 et au début octobre 1921, mais ce qui est surtout très interpellant, c’est l’accumulation des phénomènes chauds au cours de ces dernières années.
La sécheresse de l’air est encore plus remarquable que la veille : À Dourbes à 15 h, l’humidité relative descend à 24%, soit une Td de 0,2°C pour une T de 21,6°C. À Elsenborn à 16 h, l’humidité relative descend à 24%, soit une Td de –2,6°C pour une T de 18,1°C. À Mont-Rigi à 16 h, l’humidité relative descend à 23%, soit une Td de –3,2°C pour une T de 18,0°C.

Le 28 février 2019, on assiste à un retour rapide vers la normale.
L’effondrement de l’anticyclone a ouvert la porte aux courants atlantiques, avec une première faible perturbation frontale qui traverse le pays en matinée, puis un front plus actif qui le traverse en fin d’après-midi.
Le matin, on observe encore des éclaircies avec des altocumulus et des cirrus, puis le ciel se couvre de stratocumulus qui se doublent de cumulus (et parfois temporairement précédés de stratus). Quelques rares éclaircies se redessinent entre les stratocumulus. En fin d’après-midi, on observe des cumulonimbus avec averses. Au sud du pays, les éclaircies matinales persistent un peu plus longtemps et les averses arrivent plus tard en soirée.
Les vents sont orientés au sud-ouest et les températures maximales le plus souvent se situent entre 12 et 13°C en plaine et entre 10 et 12°C sur les hauteurs. Cela donne sûrement une impression de fraîcheur à bon nombre d’entre nous, mais on est toujours bien au-dessus des normes saisonnières. Mais le côté « anormal » a disparu, sauf dans quelques localités du sud et de l’est qui ont encore connu des valeurs proches de 15°C, encore fort élevées pour un mois de février (Angleur : 15,1°C ; Aubange : 14,6°C ; Gouvy : 14,2°C).

 Ceci termine un mois de février particulièrement doux, dont la moyenne des maxima, surtout, est fort élevée et atteint avec 11,5°C la deuxième valeur à plus élevée à Uccle depuis le début des observations (1990 a conservé son record avec 11,6°C). Mais c’est surtout la période du 15 au 27 février qui a été extraordinaire avec une moyenne des maxima de 15,5°C ! 

Au niveau de la neige, nous l’avons peut-être un peu oublié, le début du mois a été neigeux avec encore 30 cm à Mont-Rigi et 5 cm à Uccle. Et un dernier mot sur la neige de février pour clôturer cet hiver 2018-2019 : 
Malgré la grande douceur de ce mois de février, les dernières traces de neige à Mont-Rigi ne disparaîtront que le 22 du mois (30 cm au tout début du mois).
À Passendaele, on mesurait 9 cm de neige le 1er février, tout comme à Aubange. Uccle atteignait 5 cm. À Bièvre, la couche était encore de 19 cm.
Le 2 février, la couche atteignait 8 cm à Gosselies à 13 heures. Du côté de La Louvière et de Baisy-Thy, cette neige tombée le 2 persistera au sol jusqu’au 5.
Le 7 février, le neige disparaît généralement de la Haute-Belgique aussi, à l’exception du Plateau des Hautes-Fagnes où elle reste intacte jusqu’au 8 et persistera sous formes de traces jusqu’au 22.

Sous influence anticyclonique il fait beau ce 15 février 2019, certes, mais la pollution
a tendance à stagner au dessus des villes, inversion oblige, comme ici Bruxelles
vue de Schaerbeek et sa couche de pollution atmosphérique, bien visible.
Photo : Webcam MeteoBelgique de Schaerbeek.

 Écart aux normales des températures et précipitations pour l'Europe occidentale (Bientôt disponible).

 temperature février 2019 
Écart des températures moyennes mensuelles par rapport aux normales (en °C)

 precipitations février 2019 
Pourcentages des précipitations mensuelles par rapport à la normale (100)

Source : NOAA

Comparaison avec nos tendances saisonnières.

Reconnaissons-le tout de go : rien, ou presque, ne s'est déroulé comme prévu pour ce mois de février 2019, si l'on excepte le début hivernal et le radoucissement en seconde partie de première décade. Ensuite, la chaleur s'est imposée et le soleil et le temps sec, jusqu'à la fin du mois, alors que nous voyions plutôt un temps à dominance cyclonique. Les dépressions étaient pourtant bien là sur l'Atlantique, parfois bien creuses, mais c'est bel et bien un anticyclone puissant, avec blocage oméga qui nous a bel et bien influencé. Structure plus conforme à ce qu'on peut voir en fin de printemps ou en été, qu'en fin d'hiver. Bref, le résultat de nos tendances saisonnières fut médiocre ce mois-ci. Cela faisait longtemps. Reste à essayer de comprendre a posteriori pourquoi cela ne s'est pas passé comme prévu...

Les Tendances saisonnières pour février 2019
(publiées le 31 janvier pour nos abonnés Premium)



février 2019

Indice confiance : 70%
Encore assez froid en première partie, plus doux et perturbé ensuite.
Température
(écart à la normale)
Conforme à la normale
Chart will load here
Précipitations
(% de la normale)
Légèrement supérieures à la normale
Chart will load here
Insolation
(% de la normale)
Légèrement inférieure à la normale
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Résumé 1ère décade 2ème décade 3ème décade
Type de temps
Température

Proche de la  normale Le début du mois de février devrait encore continuer sur le mode "modérément hivernal" qui nous influence depuis le 17 janvier dernier. De la neige, parfois jusqu'en plaine sera encore au rendez-vous, mais elle ne perdurera jamais longtemps en Basse et Moyenne Belgique : il faudra aller dans nos Hautes Fagnes pour en profiter : la couche de neige est importante, pour le plus grand bonheur des amateurs de glisse. 
On devrait quand même assister à un redoux temporaire en seconde partie de cette première décade de février, avec des températures proches ou légèrement supérieures aux normales, avant de connaître un nouveau refroidissement, refroidissement qui se prolongera en début de seconde décade, avec encore quelques chutes de neige. Pour la seconde partie du mois, un redoux progressif et plus pérenne cette fois devrait se mettre en place, couplé à une augmentation des précipitations dues aux perturbations atlantiques qui nous concerneront, nettement plus directement cette fois, donnant un mois de février excédentaire au final en terme de précipitations.. 

Newsflash

Prochains jours

Mardi 11°
Mercredi 14°
Jeudi 16°
Vendredi 17°
Samedi 15°

Relevé à 02:30

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  • Anvers : -0°
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  • Namur : 0°
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